‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 65 sur 137 · In-|”, 0,293 x o,2i5. — Collection H. Walters · texte numérisé non relu

In-|”, 0,293 x o,2i5. — Collection H. Walters

4. Manuel et hist. bibliog. de l'Amateur de reliures. Paris, 1887, p. 26.

Ce squelette est placé au milieu d’un semis de larmes et accompagné aux angles d’une tête de mort, posée sur deux ossements en sautoir.

Un large champ, sur lequel se trouvent des cercueils, des croix, des larmes, des faux, des pelles, des candélabres, des sonnettes, des torches, des flèches, un encensoir, complète cette décoration.

Les deux plats de la reliure sont identiques. Le dos est orné d’un semis de larmes, d’un cercueil et de deux candélabres.

Cette reliure, très intéressante en elle-même, l’est aussi par sa rareté; car le nombre des exemplaires imprimés et reliés pour la chapelle du Ro)^ était très limité.

HENRI VIII ET CATHERINE D’ARAGON (Reliure aux armes de). — La reproduction que je donne ici est celle d’une reliure en veau estampé à froid, décorée au premier plat de grandes armes écartelées aux T1 2' et 4 de France, aux 2 et 3 d’Angleterre, lesquelles sont surmontées d’une couronne royale et accompagnées de deux supports : à gauche, un dragon, et, à droite, une licorne.

Au-dessus de ces supports, sont placés deux petits écussons dont l’un reçoit la croix de saint Georges, et l’autre les armes de Londres. Un soleil, un croissant de lune et des étoiles complètent cette décoration.

Le second plat est orné de la rose des Tudor, tenue par deux anges, et entourée de la devise : Hæc rosa virtutis de celo missa sereno Eternum florens regia sceptra feret.

Ce livre fut exécuté pour Henri VIII. Dans l’introduction qu’il a faite pour le catalogue de Y Exhibition of Book-bindings, du Burlington fine arts club(‘), en 1891, M. E. Gordon Duff ne considère l’apposition des armes du roi Henri VIII et de la rose des Tudor que comme un simple motif de décoration, d’emblème d’association ou de privilège royal. Ce n’est pas mon avis, car, à l’époque où furent exécutées ces reliures, il est reconnu que, pour nul autre que le Roi, on n’avait le droit de mettre les armes royales sur des reliures.

Cette reliure recouvre une édition des Aides : Florilegium diversomm epigrammatum in septem libros. ijop Q).

HENRICZ (Pièter). — La reliure de Pièter Henricz que je reproduis ici recouvre une édition des épigrammes de Martial, imprimée à Paris chez Simon de Colines (3). Cette

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