‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 81 sur 137 · Dijon, 1841, 1 vol. in · texte numérisé non relu

Dijon, 1841, 1 vol. in

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roman des Marques du Duc, relié, netoyé et doré, et couvert en empreinte son Roman nommé Sinodich, et relié d’une peau velue le Roman de Merlin.

Ces deux extraits ne doivent nous laisser aucun doute sur le compte de ce Martin Lhuillier, libraire à Paris qui, incontestablement, était aussi relieur.

LISTES DE MAITRES RELIEURS. — Il serait intéressant de pouvoir parler de tous les Maîtres Relieurs dont nous avons pu découvrir les noms, sans nous préoccuper de leur notoriété plus ou moins grande. Mais, comme au xvme siècle surtout, il se trouve un certain nombre d’artisans dont je n’aurais à citer que le nom et l’adresse, ce qui donnerait à ce travail un peu trop l’aspect d’une simple nomenclature, j’ai eu l’idée de publier ici les fac-similé de trois documents. i° La Liste officielle des Maîtres Relieurs et Doreurs de Livres en l’Université de Paris pour l’année 1772. Parmi ces listes que la Corporation faisait paraître chaque année, celle que je reproduis est une des plus complètes. 2° Le Tableau de Messieurs les Administrateurs de la Confrérie royale du Saint-Sacrement et de Notre-Dame de Grâce, érigée en l’Église paroissiale de Saint-Hilaire-du-Mont, suivant l’ordre de leur élection, pour l’année 1772. 3° Liste de Messieurs les Curés et Marguilliers de la paroisse de Saint-Hilaire-du-Mont, suivant l’ordre de leur élection pour l’année 1 75o.

La majeure partie des noms qui sont portés sur ces deux dernières listes comprend ceux de maîtres relieurs; car à cette époque, les relieurs étaient d’esprit assez religieux et il était bien rare qu’ils ne fissent pas partie d’une confrérie.

Dans la première partie de mon travail, j’ai eu occasion de parler de ces confréries; j’y renvoyé le lecteur (*). Les relieurs étaient spécialement affectés soit à la Confrérie de Saint-Jean l’Évangéliste, érigée en l’église des Révérends Pères Mathurins, soit à celle du Saint-Sacrement et de Notre-Dame de Grâce dont j’ai parlé plus haut.

Je retrouve également assez souvent des noms de relieurs parmi les marguilliers des paroisses de Saint-Étienne, de Saint-Benoit et de Saint-Hilaire.

J’ai rencontré ce nom sur une reliure en veau très ordinaire et très peu décorée. Elle recouvre un petit in-8° Isidori hyspalensis episc. tractatus Phil. Pigouchet 1491 (')•

Cette reliure est cousue à trois gros nerfs et ornée de filets à froid, recevant en haut et en bas le nom de S. I. Louvrier.

1 . Manuel hist. et bibliog. de l'Amateur de reliures. Paris, 1887, p. 71.

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