‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 9 sur 137 · MANUEL ALPHABÉTIQUE · texte numérisé non relu

MANUEL ALPHABÉTIQUE

CCARD (Simon) de Chauny. — Le Catalogue des Archives du baron de Joursanvault, sous le n° 852, mentionne le nom de Simon Accard, relieur à Chauny : Le signe de l’homme ou le signe du quidam , relié pour la duchesse d’Orléans, par Simon Accard de Chauny, en 1475.

ADAM (Jehan) ('). — Ce relieur du xv° siècle était établi dans la ville de Troyes, où il exécuta, en 1416, divers ouvrages pour l’église Saint-Étienne de cette ville.

ADAM (Gabriel). — Gabriel Adam en compagnie de Hugues le Bœuf, Guillaume Barbier et Pierre Turpin, tous relieurs et habitant rue des Amandiers, sont taxés chacun à 40 sols, au don gratuit de 3ooooo livres imposé à la Ville de Paris, à l’occasion des entrées solennelles du Roi Charles IX et d’Élisabeth d’Autriche, sa femme, 1 5y 1 (1 2).

AIS ou Plats de Reliure. — On appelle aïs les deux plateaux qui se trouvent au commencement et à la fin d’une reliure, et qui y ont été placés pour la préserver des injures du temps.

1 . A. Bérard. — Dictionnaire biographique des Artistes français du xu* au xvir siècle , un vol. in-8*.

2. Ph. Renouard. — Documents sur les Imprimeurs, Libraires, Relieurs, Doreurs de livres, etc., ayant exercé a Paris, de i-j5o à 1600, un vol. in-8*. Paris, 1901. (Bibl. Nat., ms. fr. 11692, f. 758.)

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J’ai déjà parlé dans mon premier travail (’) des livres pliants adoptés par les anciens, et qui, pour toute reliure, n’avaient que deux plateaux de chaque côté.

Ces plateaux n’assurant pas une solidité suffisante au livre qu’ils recouvraient, parce qu’ils y

étaient à peine fixés, firent par la suite corps avec le travail, lorsqu’on reconnut l’avantage et la nécessité de coudre les cahiers des livres.

Ils furent alors attachés aux nerfs dissimulés dans l’épaisseur du bois, ainsi qu’on le verra par la figure ci-contre. (Figure A.

On s’aperçut à la longue que ces aïs ou plateaux de bois qui étaient destinés à préserver de toute détérioration le livre qu’ils contenaient, amenaient parfois une destruction plus rapide; car les insectes ou les vers s’y installaient, comme le rat dans un fromage, et finissaient par traverser en plusieurs endroits le texte d’ouvrages, souvent précieux et tort rares.

C’est alors qu’on remplaça les aïs de bois par des feuilles de papier, collées les unes sur les autres, unies et amincies par une forte pression.

J’ai vu de ces plateaux qui se composaient de quinze à dix-huit feuilles de papier superposées. Il est fort difficile de préciser l’époque où le carton prit la place des aïs de bois, mais on peut, sans trop s’avancer, soutenir que, avant l’invention de l’imprimerie, tous les manuscrits étaient reliés à aïs de bois; et nos recherches personnelles nous prouvent que, longtemps encore après la découverte de Gutenberg, la plupart des reliures étaient à aïs de bois.

Ce n’est qu’aux environs de l’an i5oo, qu’on peut taire remonter l’usage du carton dans la fabrication des reliures.

Mentionnons une particularité très rare, que je n’ai rencontrée qu’une fois. (Figure B .)

C’est une reliure de 149g (1 2), estampée de petits fers à froid. Les cartons en sont formés d’une infinité de lamelles de papier imbriquées les unes sur les autres dans le sens de la largeur

Fig. A.

1. Manuel hist.'et bibliog. de VAm.it. de reliures. Paris, 1887.

2. Un petit in-8" : Epistohe illuslrium virorum , 1499. Collection Léon Cruel.

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