‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 97 sur 137 · RELIURE EXECUTEE PAR JEAN PILLEHOTTE · texte numérisé non relu

RELIURE EXECUTEE PAR JEAN PILLEHOTTE

loi

Baudrier nous apprend, dans sa Bibliographie lyonnaise, que Jean Pillehotte était l’un des consuls échevins de Lyon, à la date du 1 1 novembre 1687.

PIOT. — Dans un acte de vente (*) du 22 décembre 1 75g, je vois que le sieur Charles- Pierre Piot demeurait à Paris, rue des Sept-Voyes, paroisse Saint-Hilaire.

La vente dont il est question comprend tout ce qui était nécessaire pour son établissement, ménage, etc. ; et se monte à la somme de 336 livres.

Cet acte nous indique encore que Ch. -P. Piot avait épousé la fille de Louis-Jacques Hochereau, maître relieur à Paris, rue des Amandiers, paroisse Saint-Étienne-du-Mont. Cette dame y est citée comme répondant, sur ses biens personnels, de la somme due par son mari au tapissier Ragot.

Ch. Piot fut reçu maître en 1745. Il est mentionné sur les statuts de 1760, parmi les membres qui ont sollicité des lettres-patentes sur ces statuts.

Le nom de Piot a fourni encore à la reliure plusieurs maîtres; car nous trouvons mentionnés, dans les délibérations des statuts de 1750, les noms de B. Piot et de Charles-Henri Piot.

PLANTIN (Christophe). — Christophe Plantin naquit en 1 5 1 4 à Saint-Avertin, près de Tours.

Son premier métier fut celui de relieur qu’il apprit à Caen, dans l’atelier de Robert ou Robinet Macé, deuxième du nom.

Pour des causes restées inconnues, il quitta la France et alla s’établir à Anvers, où il fonda une des plus importantes imprimeries du xvie siècle.

Christophe Plantin fait partie de la pléiade d’imprimeurs-libraires de cette époque, qui ont exercé la reliure proprement dite, et surtout la dorure au fer. Il fit aussi de la maroquinerie.

Il n’existe, au Musée Plantin, à Anvers, qu’une seule reliure portant la signature de ce maître.

Elle recouvre un petit in- 12 : Livre de l’Institution Chrétienne ( Anvers , Christophe Plantin, en la rue de la Chambre à la Licorne d’or, IJJ7), relié en veau, décoré de filets à froid en champ, aux angles desquels se trouve un fleuron or genre Aide.

Le milieu de la reliure est occupé par un cartouche, qui renferme un compas traçant un

Ce motif était la marque de Chris tophe Plantin. Il la mettait sur toutes ses reliures, et à l’intérieur de tous les livres imprimés chez lui.

Il avait également une autre marque , d’un format petit et d’un différent , tel

plus

type

arc de cercle, accompagné de la devise : Labore et Constantia. J’en donne ici la reproduction.

ab aldo manutio pauli f. Collecta. Antverpiœ . Ex officina Christophori Planlini.

MDLXIII1 (').

Il mourut à Anvers en i5qo.

PLAUY (Jean).

— J’emprunte aux Mémoires historiques et authentiques sur la Bastille (1 2), le renseignement suivant :

il montrera combien était dure , dans la seconde moitié du xvne siècle, la répression vis-à-vis de ceux qui faisaient le commerce des livres défendus, alors même qu’ils avaient pour excuse la misère :

Jean Plauy était un

qu’on le voit ci-dessus. Elle orne le centre d’un petit in- 12 en maroquin rouge :

Orthographia ratio

maître relieur qui se disait libraire, et qui faisait commerce de livres; il fut arrêté à Versailles, porteur de plusieurs libelles, qu’il débitait à la cour tous les samedis.

La pauvreté, disait-il, l’avait forcé à agir ainsi. Il fut arrêté et mis à la Bastille le 8 septembre 1692; et de là transféré au château de Caen, pour y passer le reste de ses jours.

Page 1