Collection particulière
3. Tableau de la Communauté des Maîtres et Marchands Papetiers-Colleurs et en Meubles, Cartiers, Relieurs- Doreurs de livres. — Paris, 1789.
Enfin, je trouve un Thomas Le Monnier, reçu Maître le 20 Août 1765, et demeurant place Cambrai (mort en 1775).
Je crois qu’on ne doit pas s’arrêter aux différentes manières dont se trouve écrit le nom de cette famille Le Monnier, qui se rencontre tantôt en deux mots et tantôt en un seul; puisque le Maître le plus important signait en dorure Monnier, en mettant à l’intérieur de ces mêmes reliures son étiquette avec Le Monnier.
LE NOIR (Philippe). — Philippe Le Noir qui fut un des plus célèbres imprimeurs du xvie siècle, était également un des Relieur s-jurés de l’université de Paris. Il était fils de Michel Le Noir et conserva pour ses impressions la même marque que son père.
J’ai rencontré plusieurs fois, à la suite d’ouvrages imprimés par lui, le libellé par lequel il signait à titre de relieur, et comme c’est à ce titre seul qu’il nous intéresse, je mentionnerai ici quelques unes de ces souscriptions :
« C’est l’histoire du sainct Graal qui est premier Hure de la table ronde » ; à la fin du dernier feuillet au recto on lit : « Cy fine le derrenier volume de la queste du sainct Grèaal, faisant mention
« de plusieurs merveilleuses aduêtures faictes et mises à fin par les compagnons de la table ronde
« Nouvellement imprimé à Paris par Phelippe (sic) le Noir, libraire et relieur juré en l’univer- « sité de Paris, demourat en la grande rue de Sainct-Jacques à l’enseigne de la rose blanche couronnée, (( et fut achevé le XXIIIe jour doctobre, mil cinq cens vingt et troys (r). »
Puis dans un volume in-40 : Lancelot du Lac :
« Le premier (le second et le tiers) volume de Lancelot du Lac, nouvellement imprimé à Paris. —
« On le vend à Paris en la rue Sainct-Jacques pour Jehan Petit ijjj » J et à la fin : « Imprimé h
« Paris par Philippe le Noir, libraire ■ et I’ung des deux relieurs de livres, jurés de l’uni- « versité de Paris, etc., etc. (1 2 3). »
La reliure de ce volume est à ais de bois très épais, recouverts de veau brun estampé de fers à froid; les coiffes n’existent pas et sont remplacées par de grosses tranchefiles qui se perdent sur chaque plat du volume, en dépassant, à l’endroit du dos, d’un centimètre environ la hauteur des ais. C’est ainsi qu’à cette époque, on fabriquait beaucoup de reliures de commerce.
Nous trouvons aussi la même qualification de Relieur dans l’ouvrage suivant : « Platine en « français tresutile et necessayre pour le corps humain, etc. », un volume in-quarto (gothique) (3).