‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliuresChapitre 119 sur 173 · INIMICI MEI MEA MICHI NON ME MICHI · texte numérisé non relu

INIMICI MEI MEA MICHI NON ME MICHI

Le spécimen que je donne ici, est la reproduction d’une des plus belles reliures qui aient été faites pour la bibliothèque de Th. Maïoli. Elle renferme un volume in-folio: Hortus sanitatis, Strasbourg , ijj6 (1 2 3 4), couvert en maroquin vert olive orné d’une composition de doubles filets formant compartiments avec petits fers; le milieu, les bords et les coins sont enrichis d’un fonds pointillé or. Au centre, un cartouche formé par les entrelacs de cette décoration reçoit au premier plat le titre de l’ouvrage, et au second, la marque de cet amateur: tho. maïoli et amicorum.

MAITRISE. — On appelait Maîtrise le droit d’exercer la profession de Relieur, après avoir toutefois passé par les différentes phases du métier, telles que : Y Apprentissage et le Compagnonnage (3). Il fallait avoir entièrement satisfait aux Statuts et Réglements comme temps, capacités, etc. On était alors reconnu Maître par l’Université dont on dépendait; et plus tard, cette admission fut faite par le corps de la Communauté (4).

Il y avait deux sortes de Maîtrise : la Maîtrise par Apprentissage, et la Maîtrise de Fils ou Gendre de Maître :

1. Manuel du Libraire. Nouvelle édition, tome III, page 1323.

2. Bibliothèque Nationale. — Exposition de la salle Mazarine, n° 345.

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