Annuaire Valade pour
SCRINIUM. — Le Scrinium était dans l’antiquité une sorte de boite, de forme ronde, pouvant se fermer et dans laquelle on conservait les papyrus. Il était généralement fait de métal, de manière à assurer aux manuscrits toutes les chances possibles d’une longue durée.
C’était dans ces boîtes que l’on renfermait, quand on y attachait une grande importance, les rouleaux de papyrus contenant l’œuvre d’un auteur. Ces Scrinia avaient des couvercles sur lesquels on écrivait le titre de ce qu’ils contenaient.
Les ouvrages courants étaient simplement posés dans des cases sur des tablettes en forme de rayons et restaient par cela plus exposés à l’action de l’air et aux intempéries (I).
Le mot Scrinium, qui se retrouve dans le français : « écrin », garde sous cette forme sa signification et son utilité anciennes. Il désigne toute espèce de coffret ou cassette propre à renfermer des bijoux, des objets d’art ou des livres.
SICARD. — Ce relieur exerçait à Toulouse dans la première moitié du xvme siècle. J’ai vu passer à la vente Techener en 1886 (2 3 4) un volume in- 12 : Las Obros de Pierre Goudelin, augmentados noubelomen de forço pessos ambe le Dictiounari sur la lengo moundino ount es mes per ajustie sa
bido, remarcos de l’antiquitat de la lengo de Toulouso Toulouso, i/i6, relié en maroquin rouge,
dos orné, dentelle sur les plats, et portant verticalement sur le premier côté ces deux mots : sicard relieur. - — Si j’en fais mention ici, ce n’est pas que l’échantillon du savoir-faire de cet artiste Toulousain ait quelque chose de remarquable; au contraire, le travail est lourd et la décoration disgracieuse; son nom même est mis en travers d’une façon maladroite; je ne le cite que parce que je l’ai trouvé ainsi apposé sur la couverture des Œuvres de Pierre Goudelin.
Cet exemplaire a appartenu à Monseigneur Louis de Bourbon, Comte de Clermont.
SIMONNET MILON. — D’après une Charte de Charles VI, qui faisait partie de la collection du Docteur Morelli (3), Simonnet Milon fut autorisé, avec Guillaume Deschamps (4), relieur, à fonder avec Nie. de Bosse, J. Postie, H. Marescot, écrivains, Jacques Ricuier, enlumineur, et J. Chappon, libraire, une Confrérie en l’église Saint-André-des-Arts, sous l’invocation de Saint Jean-Baptiste, le Ier Juin 1401.