Voir ce nom
THOU (Jacques-Auguste de). — Je ne dirai que quelques mots de Jacques-Aug. de Thou, Conseiller d’Etat et Président au Parlement de Paris, car le nom de ce personnage ne se rattache qu’indirectement au plan de mon travail. Il naquit le 9 Octobre 1553 et mourut en 1617.
L’importance qu’il eut comme bibliophile est considérable; et après Grolier J1), ce fut un des personnages de son temps qui s’occupèrent le plus des lettres et des arts. Il fut créé Maître de la Librairie par Henri III qui mit sous sa garde la remarquable bibliothèque de Catherine de Médicis (2 3). Les livres qui lui appartenaient sont généralement très bien reliés en maroquin, avec ses armes et son chiffre. Ses armes varient selon qu’elles sont employées avant ou pendant ses mariages (il fut marié deux fois). Dans ce dernier cas, elles sont accollées avec celles de sa femme.
TIGER. — H y a eu, au xvnie siècle, plusieurs Maîtres Relieurs du nom de Tiger.
Le premier, Pierre Tiger, fut, d’après les Statuts de 1750, élu Garde de la Communauté le 24 Décembre 1722, avec Pierre-Guillaume Sauvage.
Un autre, Jean Tiger, reçu Maître le 12 Août 1726, demeurait place Cambrai ainsi que nous l’indiquent encore les Listes de 1770-75-76.
Son fils, Gabriel-Jean Tiger, mentionné sur les mêmes Listes, fut reçu Maître le 18 Novembre 1748. Il succéda à son père dans le même établissement de la place Cambrai. Le premier
Tableau de Y Annuaire Valade (3) l’indique TIGER . ■Relieur, au Pilièr Littéraire -, Place Cambrai. . . .
comme ancien Député. G est lui qui employait l’étiquette ci-dessus pour signer ses reliures; il la collait à l’intérieur du premier carton et quelquefois sur le titre même de l’ouvrage.
Le fils de celui-ci, Christophe-Jean-Baptiste Tiger, mentionné également au premier Tableau de Y Annuaire Valade , demeurait avec lui et fut reçu Maître le 29 Mai 1786.
Aucun de ces Maîtres n’a laissé de souvenir, et les reliures sortant de leurs mains étaient lourdes et peu soignées.
TRANCHES Dorées et Antiquées. — Sous Louis XII, pour la première fois, on dora sur tranches les livres les plus considérables, ceux destinés au souverain. On poussait même cette recherche de luxe jusqu’à décorer ces tranches avec des ornements, des devises, ainsi qu’avec