RELIURE EXECUTEE PAR LES FRERES ANGELIER
des années 1770-75-76 (I), ainsi que les Almanachs Dauphin de 1772 et 1777 mentionnent Pierre Anguerrand comme Relieur ordinaire du Roy ; il demeurait rue des Amandiers. Ce fut le plus important de ce nom. Ses reliures étaient généralement simples, mais d’une exécution excessivement soignée.
Voici 1 1 fac-similé d’un reçu autographe d’ANGUERRAND, pour une somme de trois cent neuf livres, qu’il avait reçue de M. le Marquis de Paulmy comme à-compte, sur ce qui lui était dû par ce bibliophile. D’après le Livre du Relieur, manuscrit autographe de cet amateur, dans lequel se trouvent tous ses comptes de reliures, je vois que Anguerrand a considérablement travaillé pour lui, depuis le commencement de 1770 jusqu’au 21 juillet 1775 (2 3 4).
ANGUERRAND (Étienne). — Étienne Anguerrand, fils du précédent, fut élu Maître le 4 décembre 1747. Il figure sur Y Annuaire Valade (année 1789) comme n’ayant pas pa)^é le droit de réunion. En 1770, il demeurait rue d’Écosse; en 1775, rue du Mont-Saint-Hilaire (3); et en 1789, rue des Amandiers (4).
APPRENTISSAGE. — Période de temps imposée par les Statuts, Réglements, Ordonnances, etc., pendant laquelle on dressait un jeune homme, on lui apprenait le métier en détail, il travaillait avec le Maître.
Les anciens Réglements, donnés aux xvie et xvne siècles, étaient très sévères à l’égard des Apprentis; il était défendu aux Maîtres « de prendre pour Apprenti aucun homme marié; ils étaient « tenus de prendre un Apprenti jeune, de bonne vie et moeurs, catholique, originaire Français, « capable de servir le public, congru en langue latine, et qu’il sache lire le grec, dont il aura cer- « tificat du Recteur de l’Université, à peine de 300 livres d’amende et de nullité de Brevet », etc.
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1. Listes des Maîtres Relieurs et Doreurs de livres en l’Université de Paris, dressées par Pierre-Alexis-Michel Bradel, clerc de la Communauté.