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la Corporation des Relieurs. Cet Arrêt porte: <t Savignan P igoreau, soydisant Marchand « Libraire, Relieur de laditte ville (Paris), et Michel Balagny, soydisant Marchand Libraire,
<( Doreur de livres, La Cour, par son jugement et arrest, faisant droit sur l’appel des Syndics,
« Gardes et Adjoints des Libraires etc., ordonne que lesdits P igoreau et Balagny démen-
ti reront Maistres Libraires Doreurs de cette ville et jouiront des privilèges accordés aux Libraires » (I).
BASANE DORÉE. — J’emprunte à M. E. de la Quérière (2 3) la courte dissertation suivante: « Le cuir ou basane dorée remplissait au xvie et au commencement du xvne siècle, un rôle impor- « tant dans l’ornementation intérieure des maisons.
« Ces cuirs étaient imprimés avec des estampilles ou poinçons à chaud, tels à-peu-près que « ceux dont se servent les Relieurs.
« Les couleurs, et l’or surtout, n’étaient pas épargnés dans la composition des dessins qui, à « la naissance de ce cuir, représentaient des héros de l’ancienne Rome, figures mythologiques, etc. « Ce cuir doré s’est perpétué jusques sous Louis XIV, à l’usage des tentures, avec cette petite « différence dans la composition des dessins, que la décoration était le plus souvent formée par « des animaux, des fleurs à grands ramages et des arabesques.
« Les Jésuites de Bruxelles montraient, parmi les curiosités de leur bibliothèque, le fauteuil « d’or basané dans lequel Charles-Quint reposait ses membres goutteux, pendant la cérémonie de « son abdication.
« Henri IV établit des manufactures de cuirs dorés, dans les faubourgs Saint-Honoré et Saint- « Jacques. A cette même époque, il venait des cuirs dorés de Bruxelles, Anvers et Malines; ceux « qui sortaient de cette dernière ville étaient les plus estimés.
« Lorsque sous le règne de François Ier on démolit l’ancienne église de Saint-Méry à Paris, « construite en 884 aux frais d’un nommé Eudes Fauconnier, on découvrit le tombeau et le « corps de ce fondateur dont les jambes étaient revêtues de bottines de cuir doré. Les Vénitiens, « au xviie siècle, fabriquaient avec avantage le cuir doré en assez grande quantité. »
BATAILLE (Joseph). — Les Statuts et Réglements de 1750 nous indiquent ce Maître, comme ayant été élu Garde de la Communauté en 1757, en compagnie de Jean-Baptiste-Joseph Derome(3).
BATAILLE (Jean-Baptiste-Antoine). — La Liste des Maîtres Relieurs et Doreurs de livres en l’Université de Paris, années 1770 et suivantes, mentionne que Jean-Baptiste-Antoine Bataille