Voir ce nom
accomplis et désirant le plus tôt possible faire de la reliure, aurait exercé quelque temps avant la mort de son père qui eut lieu le 22 Novembre 1761, et aussi avant sa réception effective datant du 31 Mars de cette même année. Il n’y aurait donc rien d’étonnant que, dans cette intention, il eut fait imprimer, avec la date de 1760, des étiquettes qu’il ait encore employées plus tard. Celle dont je donne 1 t fac-similé, se trouve à l’intérieur d’un volume in-12: Essais moraux et politiques, traduits de l’anglais de Hume, imprimé à Amsterdam en 1764 (T).
Maintenant, quel est le Derome qui continua le genre de reliure et de décoration inauguré par Padeloup? Je crois que jusqu’ici personne n’est encore bien fixé à ce sujet, mais, sans rien affirmer, il ne me paraît pas invraisemblable que ce fut Nicolas-Denis Derome. Quoiqu’il en soit, l’artiste qui suivit si heureusement dans ses productions les traces du grand Maître du xvme siècle, avait, dit- on, après le décès de celui-ci, racheté à sa vente une partie de son matériel et presque tous ses fers à dorer; c’est ce qui explique la ressemblance qu’on remarque entre les productions O de ces deux artistes. C’est lui qui créa cette particularité que l’on retrouve dans la composition des reliures riches qu’il a exécutées: le fer dit à l’oiseau. Chez lui, la reliure proprement dite était lourde, mais les compositions de ses dentelles étaient gracieuses et élégantes, et pouvaient rivaliser avec celles de Padeloup.
A l’exemple de ce dernier, il entreprit de faire de la mosaïque dorée au filet. Ce travail laissait souvent à désirer au point de 4 ^ C Ms/ vue du dessin ; et comme il se manifestait par des fleurs, des
NiryyfÿV mm v wrvvvï plantes, des oiseaux, etc., la difficulté d’exécution devenait con-
sidérable, le résultat n’étant pas toujours en rapport avec la peine qu’il s’était donnée.
Voici maintenant la reproduction d’un compte de Reliures exécutées en 1787-88, par Derome le jeune, pour un sieur Boutin (voyez ci-contre, page 79). Cette quittance donne un aperçu des prix de ce relieur; ils étaient relativement élevés, et non sans rapport avec ceux qui, par la suite, ont été comptés le plus cher par les Maîtres en renom. La facture a été faite, acquittée et touchée le 10 mars 1791, par La Veuve Derome la (sic) jeune, qui continua à tenir pendant quelque temps le fonds de son mari, repris ensuite par son neveu Alexis-Pierre Bradel l’ainé (1 2).
Je trouve ensuite : comme ayant payé le droit de réunion :
Louis-Joseph Derome, reçu Maître le 30 Mai 1770, rue des Amandiers.
André Derome, reçu Maître le 13 Décembre 177 6, rue des Carmes.