RELIURE EXÉCUTÉE PAR CLOYIS EVE POUR LE ROI LOUIS XIII
de la Passion. Cette reliure, de maroquin vert olive, est semée partout de chiffres L couronnés et de fleurs de lys alternées. Comme remarque spéciale de métier, j’attirerai l’attention du lecteur sur une particularité qui caractérise cette époque, et qui consiste pour l’une et l’autre reliure dans l’absence complète de décoration intérieure du bord des cartons, autrement dit, de bordure. Les bords seuls sont ornés d’une petite perle courante. La dorure du semé de chiffres, dans le second type, est correctement traitée; les fers sont bien venus et poussés avec une grande régularité. Je suis heureux de pouvoir présenter aux amateurs ces deux reproductions de reliures exécutées par Clovis Ève à des époques différentes; elles sont absolument authentiques et peu communes à rencontrer. On dit que cet artiste reliait aussi pour de Thou (I). Son successeur en qualité de Relieur ordinaire du Roy fut Macè Ruette (2 3 4).
ÉTIL (René-François). — René-François Fètil était relieur sous le règne de Louis XV. Son travail comme couvrure et dorure porte la marque de l’époque et ressemble assez à ce que produisait Padeloup (3). Mais je le classerai parmi
g* FETIL, Maître^ g?Relieur , rue des CoH§
gdeliers ? près celle de§
g*la Comédie 9 â Paris.^
deliers > près celle de la Comedie. REN£ DESLOUVIERS. — FÈTIL, à B^y*; QC* cTt) rT
cette époque, demeurait rue des Cordeliers, ainsi qu’on le voit par les étiquettes ci-jointes, dont l’une se trouve collée contre le premier carton intérieur d’une reliure en maroquin rouge recouvrant un volume in-octavo : Lettre de Barnevelt. — Paris, 1763 (4). Je le retrouve habitant
les artistes de second ordre, car ses reliures laissent beaucoup à désirer. L’ouvrage intérieur, peu soigné, est très lourd et la dorure ordinaire ne se distingue en rien de celles que. l’on fabriquait couramment. Reçu Maître le Ier Août 1748, il fut élu Garde de la Com-
FETIL » M. Relieur , ruedes Cor- naunaute en 1 762 a\ ec Nicolas-
René Deslouviers. — Fètil, à