‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliuresChapitre 93 sur 173 · Vie du Comie d’Hoym , tome I, page · texte numérisé non relu

Vie du Comie d’Hoym , tome I, page

2. Ces deux notes sont extraites des Archives du Garde-Meuble.

lmp . Arents

GOSSELIN. — Ce relieur était contemporain de Padeloup (j). J’ai vu dans la première vente Béhague, faite en mars 1880, sous le n° 885, une reliure bien faite portant sa signature. Ce volume est un in-40 : Le Régent aux Enfers, manuscrit sur papier avec gouaches, exécuté en 1723. La reliure est en maroquin rouge, l’ornementation du dos, des filets de plat et de la bordure intérieure se rapproche beaucoup des fers employés par Padeloup; mais le corps de la reliure, j’entends par-là les coiffes et surtout l’épaisseur des cartons, ainsi que la décoration des bords, composée de petites raies en diagonale, sont traités dans le genre de ce que nous a laissé Derome le jeune (1 2 3), et avec le même soin. En somme ses reliures, quoique un peu lourdes, dénotent un ouvrier capable. — Elles portent, à l’angle du carton intérieur du premier plat, une petite étiquette, sur papier blanc, ainsi conçue :

« Relié par Gosselin , rue Saint-Jacques 4i, à Paris. »

GROLIER (Jean). — S’il est un nom célèbre dans les annales de la Reliure, c’est bien celui de Jean Grolier, Trésorier de France sous François Ier, Henri II, François II et Charles IX, qui naquit à Lyon en 1479 et mourut à Paris en 1565. Grolier s’adonna d’une manière scientifique et très suivie à la Reliure des livres, à laquelle il fit faire de grands progrès. C’est lui qui, le premier, fit décorer ses reliures de ces magnifiques compositions multicolores qui se distinguent par des compartiments formés de larges filets de mosaïque, jouant les uns avec les autres et formant un ensemble tout à la fois savant et gracieux.

Ainsi que je l’ai dit dans la première partie de cet ouvrage, Grolier avait fait venir d’Italie des ouvriers habiles qui exécutaient sous sa direction, ces splendides reliures que l’on recherche tant aujourd’hui. Toutes cependant n’étaient pas en mosaïque, car un grand nombre empruntèrent leur richesse à ces jolis motifs aldins qui, entremêlés de filets et de courbes élégantes, arrivaient à constituer des surfaces tout-à-fait remarquables.

Cet amateur avait coutume de faire mettre, tantôt dans un milieu, tantôt en bas de la décoration, cette espèce de signature : 10. grolierii et amicorvm, accompagnée de sa devise : portio

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