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LES DIVISIONS DU PALAIS

Les fissures congénitales de la voûte du palais, dont l’étiologieg d’après M. Coste, tient à un arrêt de développement, « peuvent revêtir des aspects extrèmement variés relativement à leur forme età leur étendue ; ‘elles peuvent en outre se combiner de diverses manières avec la division congénitale du voile du palais, de la lèvre et d’autres parties de la face ». (Langenbeck.)

La technique opératoire variant quelque peu selon ces différentes données, il ne nous a pas paru hors de propos de jeter un coup d'œil sur la classification suivante de ces malformations, empruntée à Langenbeck et fondée sur des exemples'tliniquement

vbservés.

Division complète du palais. — Cette forme ne paraît pas exister indépendamment de la division médiane du voïle du‘palais'; en outre, elle est ordinairement compliquée de bec-de-lièvre,

Division médiane du palais. — C'est la forme la plus rare. La lèvre supérieure présente une fente médiane. Les ôs intermaxillaires, le vomer et la cloison des fosses nasales, font entièrement défaut. Les apopkyses palatines sont tout à fait rudimentaires, et

le voile du palais est le siége d’une division médiane.

‘ Division bilatérale du palais. — Cette forme, à laquelle on donne généralement le nom de « gueule-de-loup », est presque toujours .compliquée.d’une division médiane du voile du paluis.et

’un-bec-de-lièvre double.

” Division unilatérale du palais. — Cette espèce, qui n’est pas rare, s'accompagne presque toujours d'une division médiane du voile du palais et de bec-de-lièvre simple ou double. La division du palais existe habituellement sur le côté gauche du vomer, et la lèvre supérieure est le plus souvent fendue du même côté dans

tôute sa hauteur.

Division partielle du palais. — La division complète du palais s'accompagne presque toujours d’une division du voile du palais. lieu est encore de même pour les divisions qui n'occupent pas toute l'étendue du palais.

Division de tout le palais, àl’exception du rebord alvéolaire. — Elle existe tantôt des deux côtés à la fois, tantôt d’un côté seulement, et peut être compliquée ou non de bec-de-lièvre et de division du voile du palais.

Division du voile du palais s'étendant jusqu'au milieu des

apophyses palatines. — Cette forme est assez rare.

Division de la lame horizontale des os palatins. — Cette variété, qui est le plus souvent unilatérale, est aussi fréquente que la division du voile du palais qui l’accompagne probablement toujours.

Absence des apophyses palatines des mazxillaires supérieurs. — Forme extrêmement rare. On l'a observée avec intégrité parfaite des rebords alvéolaires, des lames horizontales des os palatins, et du voile.

Absence des os intermaxillaires. — Ce vice de conformation

peut exister indépendamment du bec-de-lièvre et de la division

dr.

du voile du palais ; tantôt les deux os intermaxillaires sont absents, tantôt l’un d'eux seulement fait défaut.

Largeur excessive du canal incisif. — Le canal incisif existe sous la forme d’un orifice ou plutôt d’une fente assez large dans le point où la suture qui réunit les deux os intermaxillaires ren-

contre la suture palatine, [1 fait communiquer la cavité buccale avec les fosses nasales.

A cette classification des vices de conformation nous devons ajouter des observations établissant la possibilité de divisions osseuses sans que les parties molles soient atteintes. À la séance de chirurgie du 6 octobre 1869, M. Trélat a présenté un malade dont la prononciation rappelait celle des gens portant une lésion de la voûte palatine et cependant l’examen, à la vue, ne révélait rien, mais avec le doigt porté en arrière, il était facile de constater que le bord postérieur de la voûte était échancré, et le palais ne mesurait plus que 4 centimètres de long. M. Trélat a eu aussi l’occasion de voir l'enfant du précédent sujet qui présentait également une fissure congénitale des parties osseuses, avec intégrité des parties molles, mais peu de temps après la naissance, le voile se divisa peu à peu. C’est donc un cas de division du voile survenue spontanément après la naissance. Roux, dans ses quarante années de pratique chirurgicale, parle d’un cas à peu près semblable.

Notta (de Lisieux) en a produit un dans lequel les parties molles étant intactes « le squelette du palais manquait complètement dans un espare triangulaire dont le sommet répondait, sur la ligne médiane, à la moitié de la distance qui sépare l’orifice du canal palatin antérieur, du point où devrait se trouver l’épine nasale postérieure, et la base à l’intervalle qui sépare les deux

dernière grosses molaires. » (Rouge.) Ward. 2

En, | LS

M. Trélat a encore cité un sujet qui ne portait que les traces de division de la voûte palatine et chez lequel la guérison avait dû se produire pendant 1: vie intra-utérine. Dans nos observations, nous avons noté en passant un où deux malades chez lesquels le même phénomène s'était produit.

Nous rappellerons, en dernier lieu, le sujet présenté par M. Trélat à la Société de chirurgie en 1867 et qui portait une division du voile et de la voûte guérie spontanément plusieurs

années après la naissance.

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