‹ Manuel ou règlements de la Société de tempérance dédié à la jeunesse canadienne [microforme]Chapitre 7 sur 27 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

MOTIFS QUI DOIVENT NOUS DETERMINER TOUS A NOUS METTRE DE LA $0- 3 CIETE DE TEMPERANCE.

C’est pour l'amour de Jésus abreuvé de fiel et de vinaigre.

veut devenir

pérance a six#

116 @ Gta

emière est lef agir. La se.

aiblesse, et les! era. La troi

la nature de e. La qua-

endue et les se. Enfin lal sager est l’es-| d'exercer en-\

QUELQUE chose que vous fassiez, dit N'apôtre St. Paul, faites-le pour l'amour de Wresus-Curisr. Si l’amour que nous devons À notre divin Sauveur nous est donné comme levant être le motif de nos actions les plus brdinaires et les plus indifférentes, à plus orte raison devons-nous avoir ce sublime

otif pour nous guider lorsqu'il s’agit de faire n sacrifice quelquefois aussi pénible que

| relui demandé par la Société de Tempé-

“ance,

Au dernier des jours, lorsque nous serons Mppelés à recevoir de notre Souverain Juge Ma récompense de nos bonnes œuvres ou le œhâtiment de nos péchés, souvenons-nous Dien qu’il n’y aura de reputées bonnes que es actions qui auront été faites pour l’amour ge Jésus. Les autres, quelques bonnes, quel-

ques pures,quelques grandes .et admirablesl être e en elles-mêmes et au®

yeux des hommes, resteront au nombre desk

œuvres mortes ct seront sans récompense

qu’elle puissent

si elles n’ont pas été faites au nom et pour“

lPamour de Dieu... Il n’y aura donc per:

sonne assez insensé pour refuser de faire unel action aussi généreuse et aussi belle que cellct de s’imposer une pareille privation, pour vou

loir en perdre le mérite en oubliant de l’offrir 4

à son Dieuet de Punir aux souffrances de Jé-%e

sus-Christ. Si ce motif sublime était bien dé-4

veloppé, bieu compris par les peuples, la So-# ciété de Tempérance compterait bientôt au-# tant de membres zélés qu’il y a de chrétiens

en Canade.

Sice sublime motif de charité était bien compris, on n’entendrait plus comme par lef passé un grand nombre de personnes refu-#k ser de se mettre de la Société de l'empé-" rance sous le spécieux prétexte qu’on n’yl est pas obligé, qu’on peu se sauver sans cela! ! Si vous êtes chrétièns, si vous} avez pour votre Sauveur un véritable amour, ik dès-lors que vous savez qu’une chose lui sera agréable, qu’elle tournera à sa gloire, com-| ment pouvez-vous refuser de la faire, sur-f

tout si vous e pouvez facilement, Votre

frère, votre voisin, votre ami], qui pour l’a.

mour de Jésus-Christ aura renoncé à l’usage @ des boissons fortes, aura la douce satisfac-

et admirabledion d’avoir fait une chose agréable à Dieu, mêmes et au Une voix intérieure lui dira que ce petit u nombre deébacrifice ne restera pas sans récompence. s récompense M'ous les jours il pourra dire à Jésus abreuvé u nom et poule fiel et de vinaigre : “ Seigneur acceptez aura donc per-e sacrifice que j'ai fait pour votre amour ;” er de faire uneais vous qui avez refusez de suivre son belle que celleÆxemple vous serez privé de cette douce tion, pour vou-Monsolation, et je doute que les jouissances liant de l’offrirque vous éprouverez enbuvant même modéffrances de Jé-Æement vos boissons enivrantes, puissent vous e était bien dé-Médommager de cette privation. ... Peutpeuples, la So-Btre même entendrez-vous comme une voix ait bientôt au-Mhtérieure qui vous reprochera d’avoir mana de chrétiens "Qué de faire une bonne œuvre, d’avoir refu- #6 de participer à une nouvelle source de grâces, et d’avoir laissé perdre une belle rité était bien@ccassion de pratiquer une mortification, qui omme par leBBour n’être pas d’obligation, n’en serait pas rsonnes refu-Mnoins devenue une source de mérite pour de ‘Tempé-Mous, et d’édification pour votre prochain, kte qu’on n’yWous me dites que vous ne vous mettez pas sauver sansille la Société de Tempérance parceque n’ans, si vousMant jamais fait mauvais usage des boissons ritable amour, fBnivrantes, vous ne voyez pas de raisons de chose lui serallles abandonner. Si vous eussiez été un intemgloire, com-MBérent, dites-vous, vous en feriez volontiers la faire, sur-"le sacrifice, Et nous, nous vous dirons que ent, VotreM@’est justement pour cette raison que nous qui pour l’a- ous engagcons à vous mettre de la Société 1cé à Pusage Me Tempérance. C’est justement parce que uce satisfac- ous êtes un homme sobre, que vous n’avez

jamais fait d’excès d’intempérance, qu’il y aura un vrai mérite de faire le sacrifice def ces boissons L’homme faible qui a péché par l'excès des boissons fortes, les laissera Mi parce qu'il craint de retomber encore ; et son 8h motif, quelque bon qu’il soit, ne sera jamais aussi parfait, aussi noble que celui deñ l’homme qui aura toujours su en modérer" # l'usage : celui-ci seul pourra dire :— “ Sei-l8s gneur, ce n’est point par contrainte ni par force que je fais ce sacrifice, c’est unique-# ment par amour pour vous. ” Si quelqu'un me doit quelque chose je ne lui aurai pash d'obligation lorsqu'il m’aura donné ce qu’ils me doit. Mais si cette même personne ne} me doit rien, et que cependant elle cherchc”# tous les moyens possibles de m’obliger et de4 me plaire, alors je lui serai véritablement redevable de ce qu’elle a fait, et je cher.

cherai à lui en temoigner ma reconnais-# sance. Il en est ainsi de notre Dieu.—"®# Dans son infinie bonté, il veut bien récom-;: penser tout ce que nous faisons pour sonief amour, même les choses qui sont d’obliga# tion. Mais ce qu’ilrécompense surtout mag# nifiquement ce sont les sacrifices, qui, sans! être commandés parlé devoir sont conseill(sk par l’amour.

Vous me demanderez si vous êtes obligé de renoncer à l’usage des boissons enivran-# tes? Mais je ne vous répondrai que lors dp:

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