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, sacliécs. Dans celui-ci, on va. la chercher avec des voitures. Le temps alors- est trop court; les brâs manquent. Aussi, ajoute-t-il, les moyens employés par les économistes agricoles pour ménager les mûriers., ne peuvent être suivis. Les ouvriers que i'ûn emploie pour fournir des fouillés à nue quantité' donnée de vers ne parviendraient jamais à satisfaire la faim dévorante qui se manifeste dans la grande frèze, s'ils détachaient la feuille une par une, ou s'ils la coupaient avec des ciseaux. 11 faut qu'ils coulent la main-sur les rameaux. , qu'ils ramassent à poignées, afin de hâter la provision.
Rosier est d'une opinion contraire : il veut avant tout que l'on ménage l'arbre, et conseille de mèttre un plus grand nombre d'ouvriers au travail. Quelque belle, quelque juste que soit une théorie , elle ne doit point être approuvée lorsqu'elle est opposée à l'objet pour lequel on l'établit :or, le but principal et unique que Ton se propose en élevant des vers à soie, c'est d'en retirer un profit. Si ce but n'est point rempli, cette branche d'industrie n'a rien <]ui doive la faire rechercher; et elle doit être abandonnée. J'admets que les ouvriers soient* nombreux dans un pays rrcduQation 4 ce qui est très - rare, que s'ensuivra-t-il? On en mettra douze au lieu
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de trois, c'est - à'- .dire , qu'au lieu de trois • francs , votre cueillette vous en coûtera quinze, et que vos récoltes , quelque abonr dantes qu'elles puissent être, vous produiront peu ou point de profit. ?
Jesuis de l'avis de Sauvages , par la raison que lorsque l'on vise à un but, il faut y atteindre avec le plus d'avantagé possible.
11 faut donc accélérer la cueillette, sans multiplier les ouvriers. Il vaut mieux que les mûriers souffrent unpeu, et.qùe la récolte soit bénéficieuse.
En sortant de leur' quatrième mue, les vers n'ont point une faim extraordinaire :
mais elle se développe rapidement, à tel point que les cinquième et sixième jours, elle est insatiable. Les auteurs ne sont pas d'accord sur le nombre de repâs et la quantité de feuilles que l'on doit leur donner. Le$ uns soutiennent qu'il n'y a 1 ni fègle ni économie à observer, et qu'il faut leur donner au fur et à mesure qu'ils dévorent. Les autres règlent leurs repas à quatre par yotor, de six en six lieures , ou à six par jour, de quatre en quatre heurçs, en les faisant copieux. Il en ■ est quelques-uns qui veulent que chaque repas représente sur toute la surface de la claie une épaisseur de cinq pouces de feuilles. Voici comment Bonnafous distribue les repas]etles
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feuilles aux vers du cinquième à&é'U premier jour quarante-deux à quaran e- rob vres en quatre repas r le second so Lan
a nsi cinq repas jusqu'au septième jour- l e
troisième jour quatre-vingt- t eize livres r
quatrième, cent trente le d^ J '
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quatre- vingt-cnq; le sixième les vers son dans car plus grand appétit : c'est c «S
> fflPS ' a W ft ^.u brifle ; et i e 0 uî faut deux cent v.ngt-trois livres de feuil s fe septième jour deux cent quatorze à ïS -t qu,nze; le huitième nus a eur plus grand développeme.ft ïl s ml fe etlcil ;,P-»u'est P pïu S su cep- II ,• j enSl0lJ ' 1,5 0111 acquis, depuis la «orne de leur quatrième mue" de dïx^ U U
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nousciZ fCrde i Ce i0Ur ' re ' cri ™ q»e ivres de icuilles à ses vers, en quatre ïepas
1,5 SOnt ras s^ lC s, et cinquante-sept livres
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de feuilles leur suffisent. Bans le cours de cet âge, Bonnafous recommande de les changer trois fois au moins de litière : la première fois, au commencement du quatrième, jour; la seconde, au huitième, et la troisième , au dixième, lorsqu'ils sont arrives à terme.
Voici les soins qu'il faut porter aux vçrs de cet âge, et sur lesquels tous les auteurs s'accordent : balayer l'atelier deux fois par jour, arroser souvent, surtout si la chaleur est forte; placer quelques baquets d'eau fraîche dans l'atelier, afin d'adoucir la sécheresse de l'air: ouvrir toutes les fenêtres, et faire en sorte que le ver soit comme en plein air, à moins que le temps soit contraire; changer de litière au moins toutes les quarante-huit heures, les espacer, retourner quelquefois les feuilles, afin que le ver profite de celles qu'il n'a point attaquées; ne point précipiter le temps de la monte'e, et pour cela, tenir la température intérieure à dix-sept degrés, combattre les chaleurs étouffantes par des courans d'air , par des ventilateurs , par tous les moyens qui peuvent occasionner un déplacement atmosphérique; neutraliser les effets du froid, de la pluie et des brouillards, par des feux clairs et flamboyans. En suivant attentivement la progression de leur appétit , on se trompe rarement sur leurs
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besoins journaliers; plus ils Rangent, plus les sécrétions animales sont nombreuses , et la propreté, et Pair pur et léger, deviennent de plys en plus nécessaires; alors, c'est le magnanicr le plus habile et le plus diligent qui réussit le mieux, car les plus petites précautions, étant exactement observées, donnent souvent un résultat immense. Ordinairement, les gens de la campagne, par l'habitude qu'ils ont d'étudier les variations atmosphériques , jugent sainement de l'avenir par le présent , et cette prévision de routine les trompe rarement, lorsqu'il s'agit de savoir le temps qu'il fera le lendemain.
Un magnanier instruit dans cette astronomie champêtre, prévoit les orages, les vents froids, les nuages qui portent'Pélectricité et la chaleur, et il sait les prévenir à temps, ce qui souvent lui assure sa récolte, tandis que; les autres la perdent.
Indépendamment des règles prescrites pour l'éducation des vers à soie, il y a. une certaine scraice de tact , ou, si je puis m'expriraer flinsi , d'à propos , qui sans commander, aux événemens sait les prévenir, et (neutraliser leurs funestes influences. C'est souvent d'elles que dépendent les succès des éducations, et j'ose le dire, celui encore de biçn de prospérités sociales. i
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Boiinafous , comme on Va. yn, dit que le cinquième âge dure dix jours; cependant il en est de celui-ci comme de$ autres , sa durée est plus longue; mais elle varie plus ou moins selon la température et la manière d'opérer; cependant il est bon .qu'elle ne soit pas trop courte, et qu'elle ne s'étende pas à plus de douze jours. Beaucoup d'écrivains prétendent que la grande frèze commence le deuxième jour après la mue ; il est mieux de la fixer, ainsi que le fait l'auteur que nous venons de citer, au sixième ou au septième jour; alors vraiment la faim est insatiable, et si disproportionnée à celle des autres jours, qu'elle porte le caractère qui distingue les différentes frèzes : je veux dire, un appétit éminemment plus fort.
On recommande de nourrir le ver du cinquième âge, avec* la meilleure feuille, et surtout avec la plus nourrissante ; quelques personnes emploient alors la feuille de mûrier d'Espagne : celle-ci est très-forte, trèscliargcc en principe nutritif, et dans son état parfait de développement elle n'est point, comme on l'a dit', plus aqueuse que celle des autres espèces ; je /ne crois pas qu'elle puisse nuire au ver du cinquième âge; d'ailleurs à cette époque, on donne la feuille que l'on a, et Fon ne doit pas y regarder
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de si çrès,. attendu que le ver est fort et puissamment vorace; ilmange et digère toute celle qu'on lui présente,. pourvu qu'elle soit fraîpher >
Ponnez dope la feuille de vos meilleurs mûriers, de ceux qui sqnt les plus robustes et les plus vigoureux. ]La feuille des jçunes sujets ne conviendrait pas, elle ne serait ni assez nourrissante, ni assez chargée .de matière soyeuse-j . après la grande frèze, le ver rend plus d'éxefémens qu'il ne mange de feuille; ils sont.mous, d'une couleur olivâtre; et exhalent beaucoup d'odeur, quelques soins que Ton ait pour enlever la litière, et là pousser hors de la magnanièrej l'air- ambiant se charge de particules hétérogènes fétides , qui suffoquentfusqu'aux ouvriers : joignez à cela une, atmosphère lourde, immobile, sans élasticité et sans fraîcheur , couverte par des nuages qui portent la foudre , et dans lesquels le fluide électrique surnage avec abondance, et^J vous sera facile de concevoir le ma(ai$efle défaut d^ajonie et quelquefois la mort qjîi # sui i Vipnt à la suite de cette étouffante tè^î^¥?4ure; on a donné le nom de toûflj? \ çét.éUtde l'atmosphère, ainsi qu'à la mairie qiie .ee t état engendre. Uue maladie ej#ej& tjùe la touffe , qui .se développe à la Mine époque, et qui paraît naître delà
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même cause > c'est celle qu'on appelle muscardine ; les vers qui en sont attcints,meurent dans un état de putridite complète.
J'ai dit que les vers après la grande frèze, rendent beaucoup d'excrémens, c'est alors qu'ils entrent en maturité; ils deviennent clairs et demi-transparens. Ce changement de couleur est occasionné, d'après Rosier, par l'expulsion successive des ^limens, qui à cette époque ont une teinte plus forte. Ce changement s'opère d'abord aux anneaux près de la tête" , et ainsi de suite,.
Lorsque les vers commencent à se vider ( c'est le terme que l'on emploie ) , ils approchent de leur terme, et Ton connaît qu'ils y sont arrivés, lorsque leur appétit a cessé, qu'ils errent à l'aventure sur leur claie, et qu'ils montent sur les feuilles, comme pour chercher quelque chose qui leur manque.
Si, dans cet état, on n'a pas le ,sjpin de faciliter leur montée , on les voit vifs et alertes, gagner les bords des tablettes, grimper sur les montons , et chercher partout un endroit favorable pour faire leurs cocons ; il faut alors, sans perdre de temps , leur présenter les rameaux qu'ils cherchent par pur instinct: saus cela, le ver qui déjà regorge sa soie, en perdra beaucoup, et la qualité de son cocon en souffrira, s
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