‹ Manuel pour le jubilé accordéChapitre 2 sur 22 · MGR L'EVEQUE DE MONTREAL SUR LE JUBILÉ DE · texte numérisé non relu

MGR L'EVEQUE DE MONTREAL SUR LE JUBILÉ DE

EvouarD CHARLES FABRE, PAR LA GRACE DE Dieu ET DU SIÉGE APOSTOLIQUE, EVÈQUE DE MONTRÉAL, ETC., ETC,

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| Au Ulergé séculier el régulier, aux Communaulés religieuses el à tous les Fidèles de notre diocèse, salul el bénédiction en Notre Seigneur.

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En publiant aujourd’hui les Lettres Apostoliques de Notre Saint Père le Pape Léon XIIT accordant au monde catholique une indulgence plénière en forme de Jubilé universel, Nous accomplissons un devoir souverainement

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agréable à notre cœur et qui va être

pour vous tous l’annonce d’une grande joie.

Vous vous rappelez, Nos Très Chers

Frères avec quels transports d'amour :

‘+ de reconnaissance fut salué l’avène-

ment de Léon XII au trône pontifical,

et quel soulagement cette heureuse:

nouvelle apporta à nos âmes oppressées sous le poids de l’immense douleur causée par la mort du saint et doux pontife Pie IX.

Un peu plus d’un an s’est écoulé depuis ce jour, et déjà toutes les espérances qu'il nous avait fait concevoir ont été réalisées.

Deux fois déjà le nouveau Pape a !

fait entendre sa voix apostolique : deux !

fois Il a signalé au monde, dans des !

documents d’impérissable mémoire, les Î

dangers et les maux qui le menacent.

Il lui a indiqué les seuls remèdes qui

peuvent le guérir: la soumission aux |

enseignements de la sainte Eglise ca-

ne) —…

tholique. Il nous montre les flots de la Révolution montant, montant toujours et menaçant d’une destruction totale les sociétés humaines. Le socia- Ilisme, le communisme et le nihilisme «sont flétris par le, grand pontife avec (cette vigueur et cette énergie que son -2lorieux et illustre prédécesseur Pie IX apportait à condamner le libéralisme, qui est toujours la grande erreur moderne, la grande illusion des âmes irréfléchies.

« Ouvrant maintenant les trésors de J'Eglise, dont Il est le gardien, Léon XIII invite tous les catholiques à venir ÿ puiser la grâce du pardon et du alut.

Vous attendiez, N.'T. C. F., avec imatience et anxiété ce temps d’indulence et de miséricorde que les chefs uprémes de la religion ont coutume ‘accorder comme un don de joyeux vènement à leurs fils en Jésus-Christ el omme un gage de celle charité avec

ne

laquelle üs étendent leur sollicitude toute La famille chrétienne.

Ce temps que vous attendiez avec ui saint empressement est arrivé. Ecc nunc lempus acceplabile, ecce nunc die salutis, 2 Corinth, VI, 2. Voici mainte nant le temps favorable, voici mainte nant le jour du salut, pouvons-nou répéter avec l’apôtre Saint Paul.

Mais N.T. C. F. pour que ce temp de Jubilé soit véritablement un temp favorable, un jour de salut, il faut s bien pénétrer de l'esprit de l'Eglise qu nous dit, par la bouche de St. Pierre « Faites-donc pénitence et convertisse vous, afin que vos péchés soient eil:

cés.” Pænitemini igitur, et convertimii ut deleantur peccata vestra, Act. EE, T Car si la grâce de Dieu apparait à milieu des hommes, c’est afin, d l’apôtre des nations, que renonçant tous leurs désirs injustes et coupable ils vivent au milieu du siècle, av cette sobriété, cette justice et cette pié

en fu'exigent la sainteté et la noblesse de eur admirable vocation. ‘ Apparuil enim gratia Dei Salvatoris nostri omnibus hominibus... ut abnegantes impie- L latem et sæcularia desideria, sobrie et juste et pie vivamus in hoc sæculo.” ht. 11, 12.

{Ah!ils sont bien grands les dons Jue le Seigneur nous offre en ce saint femps !

{ À l'esclavage, il promet la liberté. A fhomme ruiné, dépouillé, la posseson de tous ses biens. Lev. XX V.

1 Combien, parmi nous, sont devenus 3sclaves, combien ont vendu pour de Misérables et honteuses jouissances, eur liberté, combien se sont placés { léitirément librement sous le joug de Satan, en s’adonnant aux désordres du péché ? Eh bien, à tous ces escla- “es, l'Eglise, dans ce temps de Jubilé, êur donne le moyen facile, prompt, hfaillible, de reconquérir leur liberté, redevenir ce qu’ils n'auraient ja-

PT: Pr

mais dû cesser d'être, les enfants d Dieu.

Combien ont perdu le trésor pr cieux des grâces que Jésus-Christ leu avait méritées par ses souffrances e par sa mort? Combien, ont dissi pé comme l'enfant prodigue, dans 1:

luxure et la débauche “/uxuriosè wi vendo,” le riche héritage que leur :

légué leur Père céleste ? Eh bien, :

eux aussi l’Eglise promet de les faire rentrer de nouveau dans la possession de leurs biens dissipés par leur propre faute ; à eux aussi l'Eglise ouvre ses trésors et leur dit venez y puiser les grâces et l'innocence, la réconciliation et le pardon.

Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la gräce, afin d'y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins.” Adeamus ergo cum fidu- Cia ad thronum gratiæ : ut misericor.

diam consequamur, et gratiam inveniamus in auxilio opportun, Heb.V,16

Mais allons-y aussi avec un cœur htrit et humilié, avec un esprit de Hitable pénitence. Vous ne devez pas aiblier, en effet ‘que les largesses de PEglise, comme l’a dit éloquemment un grand évêque, sont les secours de otre faiblesse; et non pas les secours | notre lâcheté: car le sang de

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