CHAPITRE XXIV
IPrincipaux Termes et Locutions employés en Éqiiitation.
La science équestre emploie certains termes et locutions techniques dont il est nécessaire, à tout homme qui Tétudie, de connaître le sens. Nous donnons ici par ordre alphabétique les plus usités, d après les définitions fournies par le comte d'Aure dans son Cours d'èquitation et par Gardini dans son Dictionnaire cChippiatrique et d'êquiiation»
;â.-coup. — Action brusque ou saccadée de la main ou des jambes du cavalier.
^ides. — Moyen employé par le cavalier pour faire comprendre au cheval ce qu'il exige de lui. Il y a accord des aides lorsque, dans tous les mouvements, les effets particuliers à chaque aide concourent à l'ensemble qu'on sollicite du cheval.
Airs de manège. — Sont les divers mouvements ou figures qu'on exécute dans un manège, ainsi que la
PRINCIPAUX TERxMES ET LOCUTIONS 28^
cadence qu'on imprime aux allures et aux mouvo»
ments ; de là les airs bas et les airs rélevés. Airs bas. — Sont ceux où le cheval, restant dans les
allures naturelles, manie près de terre. Airs relevés. — Sont ceux où l'on donne du ^ride et
de l'élévation aux mouvements.
Animer un cheval. — Entretenir, augmenter î'ac
tion d'un cheval par les jambes et au besoin par
l'éperon.
Appui. — Effet de la main du cavalier sur la bouche
du cheval qui établit un rapport constant entre elles. Armer (s'). — Se dit d'un cheval qui résiste aux aides
et aux châtiments.
Arrêt. — Cessation de mouvement de la part du
cheval.
Arrière-main. — Partie du cheval, formée de la
croupe, des hanches, des fesses, du grasset, de&
cuisses, des jarrets, des extrémités postérieures, de
l'anus et de la queue.
Assiette. — Manière dont le cavalier est placé sur la
selle ; avoir une bonne assiette veut dire être bien posé
sur la selle.
Avant-main. — Partie du cheval, formée à<?. la tête,
de l'encolure, du garrot, du poitrail, des épaules et
des extrémités antérieures.
Battre à la main. — Un cheval bat à la nnin, lorsqu'il donne des coups de tête, en l'élevant et en la baissant alternativement
Battue. — Bruit que produit le pied du cheval en
heurtant sur le sol dans sa marche.
Bien mis. -— Se dit d'un cheval à la fois souple et
docile aux actions de la main et des jambes. Bipède antérieiir. — Les pieds de devant. Bipède postérieur. — Les pieds de derrière. Bipède diagonal. — Un pied de devant d'un côté, un
pied de derrière de l'autre.
Bipède latéraL — Un pied de devant, un pied de derrière du même côté.
Bipède diagonal droit. — Veut dire le pied droit de
devant et le pied gauche de derrière.
Bouche. — En terme de manège, ce mot signifie la
sensibilité des barres qui supportent les mors. Bourrer. — Action brusque du cheval qui s'élance en
avant et s'appuie énergiquement sur le mors. Buter. — Action du cheval qui fait un faux pas.
Cabrer (se). — Action du cheval qui se lève droit sur ses extrémités postérieures.
Cabriole. — Saut vif par lequel le cheval lève le devant et ensuite le derrière, sans avancer, en détachant la ruade.
Cadence. — Mesure régulière que le cheval observe dans tous ses mouvements.
Changement de main. — Passer le coin et traverser le manège diagonalement, de manière à reprendre la piste opposée dans un sens différent.
Changement de pied. — Se dit de l'action du cheval
qtiî, en galopant, change les dispositions de ses extrémités.
Courbette. — Mouvement dans lequel le cheval avance sous son centre de gravité ses deux pieds de derrière, en pliant les jarrets et baissant les hanches, et lève les deux jambes de devant en pliant les genoox.
Débourrer. — Commencer à rendre les mouveinents
d'un cheval souples et liants.
Dedans.— Tout ce qui, pour le cavalier, est dans l'intérieur du manège.
Dehors. — Tout ce qui, pour le cavalier, est du côté du mur le long duquel il marche.
Démonter. — Se dit d'un cheval qui, par un mouvement brusque, jette son cavalier par terre.
Descente de main. — Action que le cavaher exécute sur un cheval bien mis, afin de montrer la justesse <e son équilibre et sa belle attitude.
Droit. — Position du cheval qui a la tète, les épaules, et les hanches sur la même ligne.
Écart. — Action d'un cheval qui, par penr, se jette
violemment de côté.
Encapuchonner. — Action du cheval qui rapproche
du poitrail la partie inférieure de la tète. Éperon. — Pincer de l'éperon, veut dire appliquer les
éperons dans le ventre du cheval pour le pousser en avant.
Foulée. — Pose du pied du cheval sur le sol après le
mouvement du lever.
Franc. — Se dit du départ régulier du cheval au
galop
Gaieté. — Se dit du cheval qui montre du feu et de la
vivacité.
Grandir. — Le cavalier se grandit en levant la tète et
en soutenant le haut du corps.
Le cheval se grandit en ramenant les hanches sous
lui et en enlevant le devant.
Ha-delà. -— Exclamation dont on sert pour faire
ranger à droite ou à gauche les sauteurs dans les
piliers.
Hanches. — Asseoir un cheval sur les hanches^ c'est
faire plier les hanches pour alléger et agrandir
l'avant-main.
Handicap. — Course pour laquelle on détermine les
différents poids que les chevaux doivent porter, afin
d'établir une parfaite égalité de force entre les coureurs.
Holà. — Mot pour faire arrêter le cheval au manège.
Immobilité. -- Position du cheval qui reste en place et se refuse à marcher sous l'action des aides.
Jambes. — Aides du cavalier. ^Jambes près, signifie l'action par laquelle le cavalier ferme ses jambes pour mettre le cheval en mouvement ou pour l'empêcher de reculer.
Juste. — Un cheval est dit juste, lorsqu'il marche avec régularité et mesure. Il part juste au galop, lorsqu'il l'entame sur le pied du dedans.
Lever. -- Temps de la marche, pendant lequel un ou plusieurs membres du cheval se trouvent en l'air.
Main. — Aide du cavaher qui agit sur la bouche du cheval — Appui de la main, sensation que fait
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éprouver à la main du cavalier l'action du mors sur les barres du cheval. — Battre à la main, action du cheval qui hausse et baisse la tête avec des mouvements brusques. — Bien dans la main y se dit d'un cheval bien dressé, obéissant avec grâce à la main du cavalier. — Léger à la main, se dit d'un cheval qui a la bouche bonne et qui appuie légèrement sur le mors. — Gagner la main, c'est lorsque le cheval échappe peu à peu de la main du cavaher. — Main bonne, celle qui rend ou retient à temps et à propos avec douceur et fermeté. — Main dure, celle dont l'action est trop puissante sur la bouche du cheval. — Peser à la main, se dit d'un cheval qui, par lassitude ou faiblesse des reins et des jambes manque de sensibihté dans la bouche, s'appuie et s'abandonne sur le mors, de manière à fatiguer le bras du cavalier.
Manège. — Terrain plus ou moins étendu, entouré de murs, destiné à exercer aux pratiques de l'équitation les hommes et les chevaux.
Manier. — Exprime l'action des extrémités du cheval aux différentes allures : il manie bien, mal et près de terre.
Mezair. — (moitié air). Air relevé de manège qui consiste dans une suite de sauts en avant, où les extrémités antérieures s'élèvent plus haut que dans le terre à terre, mais plus bas et plus en avant que dans la courbette.
Monter à cheval. — Action de se placer sur le dos d'un cheval.
Montoir. -- désigne le côté gauche d*un cheval par ou l'on monte.
Mors. — Mâcher le mors^ se dit du cheval qui joue avec le mors en le balançant dans la bouche. — Prendre le mors aux dents^ désigne un cheval qui s'emporte, en saisissant une des deux branches avec les incisives.
Mou. — Cheval sans énergie.
Obéir. — Un cheval obéit à la main et aux jambes
lorsqu'il les connaît et répond à leur action et il
obéit aux éperon lorsqu'il les craint. Ombrageux. — Se dit d'un cheval qui à peur de tous
les objets qu'il rencontre et même de son ombre. Opposer les épaules aux hanches. — C'est porter
les épaules du côté où le cheval jette les hanches.
Passage. — Pas écouté et relevé qui a l'action du trot, mais plus racourci et plus mesuré que celui-ci et plus cadencé que le pas.
Piste. — Ligne droite ou circulaire que le cheval trace en marchant. Suivre la piste, c'est marcher le long des murs du manège. Le cheval est dit d'une piste lorsque les pieds de derrière suivent la môme ligne que ceux de devant et de deux pistes lorsqu'il marche pas à pas de côté.
Placer un cheval. — C'est le mettre en équilibre en coordonnant ses forces dans tous les mouvements qu'il doit exécuter.
Plier un cheval à droite ou à gauche. — C'est l'habituer à tourner sans efforts à ces deux mains.
Pointe. — Action du cheval qui s'élève et se piqut sur ses deux pieds de derrière.
Porter au vent. — Désigne un cheval qui porte la tête dans une position plus ou moins horizontale.
Porter haut. — Marcher la tête élevée.
Quadrille. — Groupe de cavaliers exécutant des
exercices équestres.
Quinteux. — Se dit d'un cheval irritable.
Ramener. — Faire baisser la tète et le nez à un cheval
qui les tient trop en avant.
Rechercher un cheval. — C'est redoubler d'action
sur lui.
Rendre. — Baisser la main pour diminuer ou faire
cesser l'action des rênes.
Reprise. — Durée du travail qu'on fait exécuter sans
interruption à l'homme ou au cheval.
Résistance. — Opposition du cheval à la volonté du
cavalier, manifestée par les aides.
Ruade. — Mouvement violent du cheval qui élève son
arrière-main et lance avec force ses pieds postérieurs en arrière.
Scier du brldon. — Faire sentir successivement i'eflfiit
de chaque rêne.
Serrer. — C'est exiger du cheval qu'il rétrécisse la
largeur du mouvement.
Surprendre. — Se servir des aides trop brusquement
et par à coups et impressionner désagréablement le
cheval.
Train. — Être dans le train veut dire avoir l'allure allongée qui convient à la course que le cheval fait .
Traverser. — C'est l'action d'un cheval qui jette ses hanches à droite ou à gauche en dehors de la ligne des épaules.
Tride. — Action vive, cadencée et unie d'un mouvement.
Unir. — C'est faire galoper un cheval si juste que son arrière-main n'opère qu'une même action avec son avant-main.
m MANUEL PRATIQUE D'ÉQUITATION
Vitesse. — Célérité dans l'allure.
Voltige. — Exercice pratique sur un cheval, avec ou
sans étriers, afin d'acquérir de la légèreté et de
l'adresse.