‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 33 sur 113 · DU PAS ALLONGÉ ET DU PAS RALENTI · texte numérisé non relu

DU PAS ALLONGÉ ET DU PAS RALENTI

Le pas peut être réglé par le cavalier au degré qu'il juge convenable. Il passe du pas ordinaire au pas allongé, dont le mécanisme lui est révélé parle balancement de l'encolure de sa monture et inversement il ralentit cette allure et oblige le cheval à marcher à pas comptés, droit, en sentant pour ainsi dire le lever et le poser de chaque membre antérieur.

De cette façon, il soumet sa monture aux différentes vitesses de pas allongé et de pas raccourci qui sont les corollaires indispensablas du pas ordinaire.

Le pas allongé donne aux mouvements de l'épaule plus d'extension et oblige l'encolure à se détendre et à s'allonger afin d'entraîner en avant le poids de l'arrière-main et de décharger cette j,<drne.

Il confirme le cheval dans la franchise de la marche en avant et lui fait parcourir dans un temps égal une plus grande distance qu'au pas ordinaire.

Le cavalier rend la main sans pourtant abandonner le cheval et augmente la pression des jambes, qu'il ne cesse que lorsqu'il sent le cheval près de s'échapper au trot.

Le pas ralenti a pour but d'alléger l'avant-main du cheval.

Le cavalier élève la main de manière à faire refluer le poids de l'avant-main sur l'arrière-main et à donner de la cadence aux membres antérieurs et tient les jambes près pour empêcher le cheval de s'arrêter et soutenir l'allure.

Il profite de ce travail pour faire de fréquentes descentes de mains et rendre la bouche de son cheval de plus en plus légère et de plus en plus sensible aux actions du mors.

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