‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 35 sur 113 · DU TOURNER · texte numérisé non relu

DU TOURNER

Ces trois moyens produisent donc le tourner à droite. Il est utile de s'en servir pour accoutumer le cheval à Tusage de chaque aide isolé et de ne pas l'irriter et le troubler par une combinaison des aides trop compliquée pour son état de dressage peu avancé.

Lorsqu'il obéit sans contrainte et sans effort à ces trois actions séparées de la rêne droite, de la rêne gauche et de la jambe droite, le cavalier lui apprend à tourner en se servant des quatre rênes et des deux jambes à la fois.

Il met le cheval en marche et, arrivé au milieu d'un des côtés du manège ou de la piste, il le fait tourner à droite en ouvrant légèrement avec la main droite la rêne droite de filet qui attire la tête de ce côté et en appuyant sur Tencolure la rêne gauche qui accélère et régularise l'action de la rêne droite, la jambe droite en arrière des sangles, la jambe gauche arrêtant les hanches au moment voulu.

La rêne droite agit par tension sur le mors et la rêne gauche par pression sur l'encolure.

Toutefois, quand le cheval est familiarisé avec les appuis du mors, les changements de direction par la main de la bride s'obtiennent toujours par l'effet de la rêne opposée. Ce n'est que comme accessoire et exceptionnellement, que la main

restée libre, est employée pour aider le mouvement en agissant sur la rêne directe.

Lorsque le cavalier tient les quatre rênes dans une seule main, il élève un peu la main afin que la pression de la rêne gauche agisse sur l'encolure et il arrondit, le poignet par un mouvement de rotation, qui raccourcit la rêne droite, lui fait opérer une tension sur le mors pendant que l'autre agit sur Tencolure.

Les effets opposés de chacune des deux rênes concourrent à l'exécution du mouvement.

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