‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 47 sur 113 · RALENTIR LE TROT · texte numérisé non relu

RALENTIR LE TROT

Le cavalier ralentit le trot en diminuant graduellement l'action des jambes et en rapprochant les poignets du corps.

Pour empêcher le cheval de passer au pas et de trotter sur place, il baisse les poignets et augmente la pression des jambes qui soutiennent l'allure.

On peut partir au trot, étant de pied ferme, en rassemblant son cheval et en le poussant ensuite dans les jambes, après avoir rendu la main, et on peut l'arrêter, marchant à cette allure, en se servant des moyens prescrits pour ralentir le trot et passer du pas à l'arrêt.

Le cavalier évite de mettre le cheval sur les iarrets en lui faisant sentir progressivement l'effet

des rênes et des jambes qui font refluer le poids de Tavant-main sur rarrière-main.

Souvent le cheval, en s*arrêtant, se traverse et jette les épaules ou les hanches en dedans du manège.

Dans le premier cas, s'il marche à main droite, le cavalier redresse sa monture en sentant la rêne gauche, en appuyant la rêne droite sur l'encolure et en fermant la jambe droite.

Dans le second cas, il remet les hanches sur la piste par une pression de la jambe droite, aidée d'une traction de la rêne gauche.

Le cheval trotte aux deux mains et exécute à cette allure, le doubler, le changement de main, la volte et la demi-volte, qui lui sont familiers au pas.

C'est surtout la volte au trot qui achèvera d'assouplir toutes les parties du corps du cheval; on diminuera graduellement le diamètr-e du cercle, en ayant soin de faire passer les épnules et les hanches par les mêmes points, en attirant légèrement la tête du côté vers lequel le cheval tourne afin d'obtenir un bon placer et en le soutenant sévèi-ement dans les jambes.

C'est dans l'exécution régulière du trot que les progrès accomplis dans les autres allures se résument.

Il doit toujours être franc et carré, qu'elle qu'en soit la vitesse. Le cheval doit trotter sans se retenir et embrasser franchement le terrain qui s'offre sous ses pas.

Ses membres doivent se déployer sans contraction ni raideur et également, et sa mise en main communique de la grâce et de la cadence à ses mouvements.

Le cavalier veillera à ce que les réactions dures de sa monture ne dérangent pas sa position et ne produisent pas de secousses qui se transmettraient de ses mains à la bouche du cheval. Il rendra son action sur les rênes crmplètement indépendante des mouvements de son corps.

Ce résultat ne s'obtient qu'en montant longtemps sans étriers et les rênes jetées sur l'encolure du cheval. Par ce moyen, le cavalier s'habitue promptement à ne pas compter sur ses rênes pour assurer son assiette et ne prend pas de point d'appui sur la bouche du cheval.

Page 1