‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 52 sur 113 · PARTIR AU GALOP MARCHANT AU PAS · texte numérisé non relu

PARTIR AU GALOP MARCHANT AU PAS

Le cavalier marchant au pas à main droite rassemble son cheval, porte ila main un peu en arrière à gauche, de manière i .ppuyer la rèno

droite sur Veneolure et à dégager ï'épaule droite, puis ferme les jambes en augmentant la pression de la jambe gauche pour pousser légèrement Tarrière-main à droite.

« Si ranimai, écrit M. Gaussen, dans son vademecum équestre, n'oppose aucune résistance à l'effet de la main et répond par une action suffisante de la croupe à notre action inpulsive, il doit partir juste, sur le pied voulu, si cette action a été communiquée au moment opportun. Ainsi, la main en s'élevant et en se portant à gauche, fait qu'au moment ou l'arrière-main du cheval se trouve légèrement surchargée, la hanche gauche Test un peu plus que la droite; il s'ensuit que la jambe gauche de derrière est disposée à marquer la première foulée, d'autant plus que par le fait de l'inclinaison de la masse, elle se trouve plus rapprochée du centre de gravité et finalement que le départ à droite doit se produire. Il en est tout naturellement de même, quand il s'agit du départ à gauche. Il résulte de là, que si un cheval convenablement préparé, ne part pas sur le pied voulu, c'est que la main n*a pas voulu ou n'a pas su maintenir l'équilibre nécessaire à ce départ, ou que l'action impulsive a manqué de spontanéité.

« Lorsque le départ au galop s'exécute facilement, il ne s'agit plus que de régler l'allure, en suivant avec la main ce qu'on peut appeler le mouvement de bascule du galop, chose qu'il faut pratiquer au début à une allure ralentie. Ce

temps de main s'il est convenablement employé a pour effet de donner au galop de la régularité et du rythme, surtout si l'on a soin d'entretenir l'action nécessaire à l'allure par des temps de jambes alternés avec ceux de la main. Pour obtenir le résultat désiré, la main droite s'élève imperceptiblement, quand l'animal revient sur lui et doit s'abaisser de même quand la détente se produit ; c'est dans le cas où l'action de la détente devient insuffisante que l'effet des jambes en question se produit. Il ressort donc de là que, si le cheval tend à augmenter son allure, les effets de main doivent primer légèrement l'action des jambes et vice-versâ. »

Au galop, à droite, le cavalier ressent une réaction plus marquée sur la fesse gauche que sur la fesse droite et la jambe droite éprouve un balancement plus sensible que la jambe gauche, ce qui empêche l'adhérence parfaite du genou droit à la selle.

Pour faciliter le départ au galop pendant les premières leçons, le cavalier traverse légèrement son cheval à droite ; de cette façon le bipède latéral droit précède le bipède latéral gauche et il est disposé à s'échapper le premier.

Le cheval, après avoir fait à cette allure quelques foulées, est remis au pas. A cet effet, le ca-

valier porte légèrement le haut du corps en arrière, augmente la tension des rênes ; en appuyant sur l'encolure la rêne droite, il refoule le poids sur l'épaule gauche, tient les jambes près en éteignant progressivement l'allure.

Pour partir au galop à gauche, mêmes principes, moyens inverses.

Si le cheval refuse départir au galop, le cavalier ouvre la rêne gauche et ferme la Jnmbe du même côté en faisant au besoin sentir l'pperon; ces deux aides dégagent complètement l'épaule droite et, soutenues par V-^ction de la v(n\e et de la jambe droite, déterminent le départ au galop.

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