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DE LA COURBETTE

La courbette est un air relevé du manège dans lequel le cheval s'enlève du devant en ployant les genoux, et avance sous son centre de gravité ses deux pieds de derrière en s' asseyant sur ses jarrets et en baissant les hanches. Les jambes de devant quittent et reprennent le sol ensemble et sont accompagnées dans ce dernier temps par les hanches par une cadence égale, tride et basse.

La courbette continuo à donner au cheval un l)as plus relevé et plus léger et développe la puissance de ses hanches. Les chevaux paresseux et mous qui ne se livrent pas avec franchise

aux airs que le cavalier leur demande ne peuvent exécuter avec grâce la courbette. Ceux qui sont inquiets, impatients, sont aussi dans des conditions défavorables, car ils agissent par saccades et n'ont aucune mesure dans leur enlever. On ne doit se servir que de chevaux obéissants, calmes et doués d'une grande vigueur. La courbette peut se décomposer en deux parties :

1® Élévation des jambes de devant ; 2" poussée des hanches sous le centre de gravité.

On apprend au cheval à détacher d*abord le devant, à ployer les genoux et à s'affermir sur les hanches, en le touchant légèrement de la cravache sur les jambes de devant, dans le temps qu'il donne dans les cordes et qu'il avance les hanches sous lui ; s'il se livre, on l'arrête, on le flatte et on continue ainsi jusqu'à ce qu*il arrive au degré d'élévation voulu pour la régularité et la cadence de mouvement, en ployant les bras de manière que les pieds se retroussent presque jusqu'au coude.

Lorsque le cheval élève à une hauteur suffisante ses jambes de devant et les ploie avec facilité, on passe ensuite à la deuxième partib qui consiste à faire rabattre la croupe, à baisser le devant à l'aide de la chambrière, dès qu'il en a pris l'habitude et qu'il en fournit cinq ou six de

suite sans précipitation, on le dirige sur la piste, le long des murs du manège et on lui fait commencer cet exercice. Ce n'est que lorsqu'il est bien confirmé dans cet air relevé qu'on le lui demande sur la ligne du milieu.

Pendant les premières leçons on ne doit pas exiger plus de trois ou quatre courbettes de suite. Le temps de la main doit être soutenu et rapide, afin de déterminer le devant à se lever. La pression des jambes du cavalier doit être assez puissante et assez efficace pour empêcher le cheval de traîner les hanches, mais elle ne doit pas être trop énergique, afin de ne pas actionner le cheval trop vivement et de ne pas dépasser le temps de la cadence qu'il prend de lui-même et naturellement sous l'impulsion des aides du cavalier. Cest par la souplesse du rein que le cavalier garde l'équilibre dans une position aisée et gracieuse.

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