‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 71 sur 113 · CHEVAUX QUI FORGENT · texte numérisé non relu

CHEVAUX QUI FORGENT

Un cheval forge, lorsqu'au pas ou au trot, il frappe avec la pince du pied de derrière les éponges ou la voûte du pied de devant du même bipède latéral.

Ce défaut est dû soit à la maladresse du ca-

DES ALLURES DEFECTUEUSES 167

valier, soit à la conformation défectueuse de l'animal.

Dans le premier cas, le cavalier surcharge trop de son poids l'avant-main, qui n'a plus assez de force pour se déplacer suffisamment en avant et reçoit le choc de l'arrière-main.

Dans le second cas, rarrière-main est trop élevée et trop énergique par rapport à Tavantmain, le rein est long et faible.

La ferrure est un des meilleurs remèdes pour empêcher les chevaux de forger. A cet effet, on abat les talons et on amincit les éponges des pieds antérieurs, en ayant soin de tronquer les pinces des pieds postérieurs.

Lorsque le cheval forge dans son extrême jeunesse, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter, car les forces qu'il prend en atteignant l'âge adulte suffisent à le guérir.

On peut détruire ce défaut en faisant prendre au cheval des allures lentes, de manière à répartir également ses forces et à le placer dans un équilibre régulier en le grandissant de l'avantmain par un soutien sévère des poignets.

Le cheval, en forgeant, se donne des atteintes qui contusionnent sa corne et quelquefois blessent ses tendons. Il a des tendances à buter et à s'abattre sous le cavalier.

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