DU RECULER
Lorsqu'un cheval soit par peur*, soit par malice s'arrête et recule, le cavalier rend la main, porte le buste très en arrière pour charger l'arrière-main et paralyser sa marche en arrière et ferme les jambes en arrière des sangles le plus possible. Le cheval ainsi poussé dans les jambes ne sentant plus le mors de bride s'opposer à sa marche en avant, cesse de reculer et se porte franchement en avant.
Si les jambes et l'éperon sont impuissants à arrêter cette défense, une sévère application
de la cravache sur la croupe détermine le cheval à se porter en avant.
Si le cheval continue à reculer, on accélère par une traction sur les rênes ce mouvement de reculer jusqu'à l'acculement de manière à le rebuter et à le forcer à se porter en avant par excès de fatigue de l'arrière-main.
Ce défaut est d'autant plus dangereux que le cheval ne sachant où il se dirige peut être précipité dans un fossé ou une rivière ou quelque endroit d'où il lui serait difficile de se retirer.
5o DU DEMI-TOUR BRUSQUE OU TÊTE A QUEUE
Le demi-tour brusque est précédé d'un écart et provient ou de peur ou de mauvaise volonté. Quel qu'en soit le motif, il faut diriger le cheval sur l'objet qui a provoqué ce mouvement en usant des aides suivantes :
Si le cheval fait un demi-tour à droite, le cavalier le ramène par un demi-tour à gauche en ouvrant la rêne gauche, qui attire la tête à gauche et en fermant la jambe droite; on décompose ce demitour à gauche en deux demi à gauche, afin de le
contraindre insensiblement à reprendre sa direction primitive.
Le demi-tour à gauche se corrige par un demitour à droite.
On doit laisser faire au cheval quelques pas dans la direction opposée et ne pas l'arrêter sur les jarrets pour le remettre immédiatement et sur place dans l'ancienne voie. Si après son demitour, il a pris le trot ou le galop, on éteint progressivement ces allures, et ce n'est que lorsqu'il marche au pas qu'on replace la tête et les épaules dans la direction prise avant cette défense.
Le tête à queue déplace tellement l'assiette du cavalier et apporte un si grand dérangement dans son équilibre que souvent il est jeté à terre. C'est en ayant toujours les yeux fixés sur les oreilles de son cheval, et sur le terrain qu'il parcourt, qu'on est prévenu à temps des défenses qu'il est susceptible d'opposer et qu'on peut les combattre avec efficacité.