‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 82 sur 113 · DES CHEVAUX QUI S'EMPORTENT · texte numérisé non relu

DES CHEVAUX QUI S'EMPORTENT

Les chevaux s'emportent sous l'influence de causes multiples ; les uns pour fuir précipitamment un objet qui les effraie, les autres parce qu'ils sont trop nerveux, ceux-ci par faiblesse du rein, ceux-là par mauvais traitement du cavalier.

Un cheval emporté est très dangereux ; il est affolé, n'obéit plus aux aides du cavalier et dans sa course vertigineuse et désordonnée, il peut se jeter contre un mur, un arbre ou dans un trou.

Il faut se garder de provoquer cette défense en ayant de la justesse dans l'emploi de ses aides, de la fixité dans son assiette et en évitant de dé sespérer son cheval par des moyens de conduite trop durs et des pressions de l'éperon trop violentes.

Dès que le cavalier sent son cheval prendre un appui trop fort sur le mors et gagner à la main en accélérant sa vitesse, il élève les mains en sciant du bridon, si le cheval s'encapuchonne, et il baisse les poignets si le cheval porte au vent.

S'il ne peut arriver à se rendre maître de sa monture, il attire la tête du cheval tantôt à droite, tantôt à gauche pour rompre le mécanisme de son galop, et l'obliger à le ralentir.

Il porte le corps en arrière, s*arc-boute sur les étriers, arrête et rend de manière à détruire le point d'appui.

Dans le cas où il se sent impuissant à arrêter son cheval, il cherche, si le terrain le permet, à le mettre en cercle.

L'emploi de la martingale est nécessaire pour conduire les chevaux qui portent au vent.

Les chevaux qui ont le vertigo, (sorte de maladie cérébrale) et ceux qui souffrent du rein sont difficiles à maîtriser et ne peuvent être choisis pour le service de la selle.

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