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CHAPITRE PREMIER

diaphragme métallique permettant l’introduction, entre les deux feuilles du métal troué, d’un ou plusieurs écrans pelliculaires.

En découpant du papier noir un peu fort et replié en deux, on arrive à faire soi-même ces doubles diaphragmes sans aucun frais et sans aucune difficulté.

Ils sont absolument suffisants et ils complètent d’une façon heureuse le matériel orthochromatique. La fig. 2 indique l’aspect d’un de ces diaphragmes représenté entr’ouvert.

Les objectifs et diaphragmes rotatifs ne permettant pas d’employer ce système, il faut recourir alors à l’emploi d’écrans colorés placés devant le parasoleil ou entre les lentilles.

Écran continuateur pour le rouge . — Au cours de nos études relatives à l’emploi des écrans colorés pour obtenir l’effet orthoscopique, nous sommes arrivé à conclure de nos essais qu’il est possible d’éteindre les bleus et violets à tous les degrés désirables, de rendre par suite le jaune aussi lumineux qu’il doit l’être, et enfin d’imprimer le rouge à sa vraie valeur et même, au besoin, en obtenant son impression avec telle exagération qui peut être cherchée.

Si l’on prend des pellicules ou des verres jaunes, riches en couleur à des degrés divers, et qu’on les examine au spectroscope, il est facile de voir

EMPLOI DES ÉCRANS COLORÉS. 15

que plus grande est l’intensité de leur coloris, plus est marquée l’extinction des rayons bleus et violets. On arrive de la sorte à comprendre que, pour des bleus clairs, il convient d’employer des écrans d’un jaune plus intense; tandis que, pour des bleus foncés, un écran moins forcé en couleur suffira pour l’extinction au degré convenable.

Pour les paysages où le bleu du ciel est très clair, il convient, d’autre part, de recourir à un écran doué d’an pouvoir extincteur des bleus assez élevé.

Si nous avons à reproduire un sujet en couleur contenant les diverses couleurs principales, soit le rouge, le bleu et le jaune, l’écran jaune est d’abord employé (nous parlons, cela va sans dire, d’opérations s’effectuant sur couches orthoscopiques sensibles au jaune). La pose ayant duré le temps convenable, si l’on développe, on remarquera que les jaunes et bleus, et les dérivés ou combinaisons de ces couleurs entre elles, seront venus avec la correction voulue, tandis que les rouges et leurs dérivés seront en retard, c’est-à-dire trop peu marqués sur le négatif pour produire au tirage une teinte d’une valeur vraie.

En somme, toutes les couleurs seront bien à leur valeur tonale, sauf le rouge et ses combinaisons avec les autres couleurs.

Pour combler cette lacune, et si l’on n’a pas à sa disposition des plaques orthochromatiques sen-

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