CHAPITRE III
On sait de quelle importance est une classification, dans une science quelconque^ En pathologie mentale, c'est un fil conducteur absolument nécessaire.
Aussi un très grand nombre d'auteurs, depuis l'antiquHé, ont-ils essayé de classer les maladies mentales. Bûchez a dit malicieusement à ce propos : « Lorsqu'ils croient avoir fini leurs études, les rhétoriciens font une tragédie et les aliénistes une classification. »
Toutes les classifications proposées jusqu'à ce jour peuvent se ranger sous quatre chefs : lo les classifications psychologiques j'hdi^éQ?> sur la nature des troubles intellectuels ; 2° les classifications symptomatiques, basées sur les manifestations extérieures de la maladie ; 3° les classifications pathogéniques ou étiologiques, basées sur les causes et l'origine du développement de la folie ; 4° enfin, les classifications anatomiques , basées sur les caractères des lésions.
La plupart de ces classifications, d'ailleurs, sont plutôt mixtes que véritablement systématiques, c'est-