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nés, de replanter immédiatement sur vigne arrachée ; il faut alors, autant que possible, dépasser le labour qui a servi à établir la plantation précédente. On pénétre souvent, dans ces conditions, jusqu'à 0",75 ou 0°*,80.
B. Mode d'exécution des défonoements. — Les défoncements peuvent s'exécuter, soit à bras, soit à la charrue. Les premiers sont évidemment préférables , par suite de la perfection avec laquelle ils permettent d'ameublir le sol ; ils sont seuls possibles dans certains terrains rocheux et difficiles, mais ils sont infiniment plus coûteux que les seconds. Ceux à la charrue ne peuvent guère être appliqués avec une efficacité suffisante que dans les terrains faciles et profonds, à moins que Ton ne puisse faire usage des appareils de labourage à la vapeur, qui permettent de vaincre des obstacles relativement considérables , et qui ameublissent le sol infiniment mieux que ne le font les instruments traînés par les attelages.
Quel que soit, du reste, le système employé, on peut se trouver en présence de Fun des trois cas suivants : l^La couche arable est de meilleure qualité que le sous-sol, eî ce dernier ne peut être amélioré par l'action de l'air ; 2© Le sous-sol peut être modifié utilement sous Tin-
fluence atmosphérique ; 3^ Le sous-sol peut améliorer la couche arable, par son mélange avec elle.
Si le travail s'effectue à bras, on doit opérer de la manière suivante : Dans le premier cas, une partie des ouvriers attaquent le sol à jauge ouverte, dans toute sa profondeur, de manière à mettre à nu le sous-sol, que d'autres ouvriers fouillent en le laissant en place.
"~Dans le second, les ouvriers ont soin, avant d'attaquer la partie inférieure du terrain, de faire ébouler la surface au fond de la raie, de manière à superposer les couches dans l'ordre inverse de celui qu'elles occupaient auparavant.
Dans le troisième, enfin, ils procèdent en détachant des tranches verticales minces dont ils mélangent le mieux possible les débris en les rejetant derrière eux.
Si, au contraire, on emploie les attelages, on peut éviter de ramener le sous-sol à la surface en faisant suivre une bonne charrue ordinaire, qui retourne la couche arable, par une fouilleuse qui désagrège simplement le soussol en le laissant en place.
Pour obtenir le retournement complet du sol par les instruments, le mieux est d'employer successivement une charrue à labours moyens et une défonceuse du type Bonnet. La
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première retourne la partie supérieure du terrain et la fait tomber au fond de la raie creusée par la défonceuse ; la seconde remonte du fond de la raie ouverte par la charrue ordinaire, une nouvelle bande de terre qu'elle renverse par dessus l'autre. On peut substituer à ces instruments, dans les terres faciles et où l'on ne cherche pas à atteindre une trèsgrande profondeur, la charrue Goëtgreave, qui les porte tous deux sur le même âge.
C. Époque à laquelle les défoncements doivent être effeotnés. — L'époque la plus favorable pour l'exécution des défoncements semble être la fin de l'automne et le commencement de l'hivfir : les terres n'ont plus alors la dureté que leur communiquent souvent les sécheresses de l'été. La morte saison, qui commence, laisse les bras et les attelages disponibles ; de plus, le sol, remué à ce moment, peut se déliter pendant tout l'hiver, sous l'influence des gels et des dégels, et s'aérer par suite d'une manière très-parfaite ; il subit enfin, avant la plantation, un premier tassement qui pourrait être nuisible s'il se produisait pendant le premier développement des jeunes plants. Tout, donc, porte à adopter cette époque, de préférence aux autres.
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2" Fumure.
Sauf le cas où le sol destiné au vignoble est exceptionnellement riche, on doit le fumer avant la plantation. Cette précaution est surtout nécessaire lorsque Ton remplace de suite une ancienne vigne ; il faut alors restituer à la terre tous les matériaux : azote ^ acide phos" phobique et potasse, qui lui ont été enlevés précédemment par la végétation. Les vignes Américaines, surtout celles qui sont sujette» à la chlorose, semblent plus avides peut-être encore que les autres de ces matières. Dans le cas où Ton établit une plantation de ces cépages à la place que vient d'occuper une vigne du pays et dans des terres de moyenne fertilité, on . doit y appliquer environ 60,000 à 70,000 ^ de fumier par hectare ou leur éqtii valent. On doit rechercher, pour la fumure donnée à la création du vignoble, des engrais dvune décomposition plutôt lente, et par conséqiÀnt susceptible d'attendre le développement aes racines des plants et de fournir pendant longtemps aux vignes les éléments nécessaires à leur végétation* La cor^ naille, les débris de meux cuirs, les marcs de colle-forte séchés, les/roseaux, les rameauw de huis, de cistes, de lentisqueSy ou autres matières analogues, sont utilement employés dans ce