TRACÉ DE LA PLANTATION
obtenir avec une plantation en carré, dans laquelle chaque souche occupe la môme surface. Mais si cette disposition est moins avantageuse que les autres, à ce point de vue, elle présente sur elles l'avantage de permettre l'exécution des labours par les attelages pendant tout le temps de la végétation, même dans les vignes à port étalé, ce qui entraîne une importante économie de main d'œuvre.
La plantation en carré {fig. 19,6) est préférable à la précédente, ainsi que nous venons de le voir, quant à la production tout au moins ; de plus, elle rend possible des labours croisés dans d'eux directions perpendiculaires, avec des intervalles sufiBsants; enfin, lorsqu'une souche vient à manquer, le remplacement peut se faire avec une égale facilité par le provignage d'un sarment choisi sur l'un des quatre pieds voisins.
La disposition en quinconce {fig. 19, c) est celle où les souches, considérées par groupes de trois, occupent les angles d'un triangle équilatéral, et par groupes de quatre ceux d'un losange ; elle possède à im plus haut degré les divers avantages que nous avons trouvés inhérents à la plantation en carré : elle permet de croiser les labours dans trois directions, de remplacer les cèps manquants en provignant
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UQ sarment que l'on peut choisir parmi ceux des six souches environnantes ; elle renferme enân, dans une surface donnée, un plus' grand nombre de pieds de vignes que la disposition en carré, tout en laissant à chacun un cercle de même dimension pour le développement de ses racines, d'où augmentation de la quantité des produits récoltés. Le seul inconvénient de ce système, c'est qu'il entraîne promptement le recouvrement du sol par les sarments, et par suite la cessation des façons avec les instruments attelés, lorsque l'on a affaire à des variétés à rameaux étalés.
En résumé, ainsi qu'on peut en juger par ce
qui précède, on aura intérêt, toutes les fois que
l'on plantera des cépages à port érigé, à les
disposer en quinconce ou en carré; lorsqu'au
contraire il s'agira de variétés à sarments tral-
idra, avant d'adopter ces systèmes,
l'on aura la quantité de main -d'œu-
te pour donner les cultures d'été à
'excédant des frais qu'impliqueront
les opérations ainsi exécutées ne dépassera pas
la plus-value de production qu'ils peuvent
fouruh* sur la plantation en ligne.
B. Éoftrtemflnt à lùaser entie les ceps. — La question ne peut être posée que pour les pro-
GROUPEMENT DES VASIÉTÉS- 145
dacteurs directs, les porte-greffes une fois greffés rentrant seûsiblementdaQs les conditions des anciens cépages qu'il sont appelés à nourrir, et devant par conséquent s'établir aux écartements que l'expérience a fait adopter dans le pays. Quant aux premiers, il paraît utile de les placer à une distance un peu plus grande que celle habituellement usitée pour nos variétés indigènes, h cause de la vigueur plus considérable de leur végétation et de leur port généralement très-étalé ; mais une augmentation de un sixième dans l'espacement laissé en tous sens entre les pieds peut être considérée comme suffisante (I",75parexemple aulieude I^iSO).
C. Tracé snr le terrain. — Les emplacements que doivent occuper les souches sont indiqués par l'intersection de lignes tracée^ des distances convenables, au moyen d'i rayonneur, sur le sol, que l'i blir préalablement par des
3° GbOUPEMENT DE;
Le système de la plantation par groui séparés des diverses variétés de vignes aujourd'hui à peu près généralement admis et doit être considéré comme infiniment préférable à celui du mélange des cépages. On obtient, par
146 VIGNES AUËniCAINES.
son application, plus de régularité dans les vignobles dont les souches ont sensiblement la même vigueur et ne peuvent vivre par conséquent les unes au détriment des autres ; la maturation des fruits est également plus uniforme; enfin tous les pieds\ont le même port et peuvent par conséquent être soumis aux mêmes procédés de culture.
3" Mise eu place.
La mise en place s'effectue de manières différentes suivant qu'on a affaire à des boutures ou à des plants enracinés. Dans le premier cas, on se sert d'un pal en fer, formé, soit d'une simple barre cylindrique de O^jOS à 0",04 de diamètre, terminée en pointe à son extrémité, soit d'une tige à section carrée d'environ à O^.Oa itée d'une poignée en bois perpenlirection et analogue à celle des harpentiers. Le pal est enfoncé lansle sol, puis retiré avec précaure à ce que le trou ainsi obtenu )n descend alors te sarment à la oulue, puis on l'assujétit en ramenant contre lui la terre environnante, de manière à produire un contact aussi intime que possible. Si l'opération a été bien exécutée, la bouture doit être assez solidement retenue, pour