V. RlPARIA
Les remèdes usités sont la chaux fusée répandue en poudre, à plusieurs reprises, sur les vignes pendant Tété, et le soufre^ que Ton doit employer dès la première apparition du mal et dont il faut répéter les applications à de courts intervalles (huit à dix jours) jusqu'à sa cessation. On a également proposé de badigeonner les souches à la fin de l'automne ou pendant l'hiver, avec une dissolution de sulfate de fer (vitriol vert) , — 2 ou 3 kil. , dilués à chaud dans dans 6 ou 8 litres d'eau ; cette quantité serait suffisante pour mille souches.
C, HildôW {Peronospora viticola). — fiette Cryptogame, qui exerce des ravages très-considérables aux États-Unis, est probablement ancienne en Europe, où elle se montre beaucoup
moins dangereuse. Elle apparaît sous la forme de taches blanches ayant Taspect d'une concrétion saline, fixées à la face inférieure des feuilles*. Le parenchyme de ces dernières jaunit et se désorganise bientôt, et elles tombent quelquefois elles-mêmes, ce qui entraîne l'arrêt de la végétation; les bois, alors, s'aoûtent mal et les fruits cessent de se développer.
C'est sur les feuilles tendres des jeunes plants, sur les vignes venues dans les endroits bas et humides ou exposés aux vents marins, que la maladie se manifeste avec le plus d'intensité. Les pluies, les brouillards et les vents humides constituent les conditions atmosphériques les plus favorables à son développement. Les coups de vent secs du Nord-Ouest en arrêtent au contraire subitement l'extension.
Les cépages qui sont les plus atteints sont : parmi les V. Vinifera, la Carignane et diverses races de l'extrême Orient; chez les V. -/Estivalis, \àJacquez\ enfin, dans le groupe des V. Riparu, les variétés à feuilles lisses.
On ne connaît jusqu'ici aucun autre moyen d'arrêter les ravages de ce parasite que le sulfate de fer employé comme il a été dit pour
^ Oq ne doit pas confondre ces taches avec l'intérieur feutré des galles de VErineum ; ces dernières sont gauArées et forment bosse à la face supérieure de la feuille.
206 VIGNBS AMÉRICAINES.
l'anthracnose; les soufrages, exécutés avec les précautions usitées pour T oïdium, n'ont pas réussi ; il semble heureusement, du reste, qu'il n'y a pas lieu, sous notre climat, de s'en préoccuper sérieusement.
4® Maladies.
Chlorose. — La chlorose se manifeste par le jaunissement et la décoloration des feuilles, par suite d'une formation insuffisante de la chlorophylle ; c'est généralement dans les terrains humides en hiver, s'échauflPant tardivement au printemps et perdant une forte proportion d'eau en été, ou dans ceux qui manquent conaplétement de certains éléments utiles à la végétation de la vigne, qu'elle se produit avec le plus d'intensité.
Les variétés qui en sont le plus facilement atteintes sont : VHerbemont^ le Norton's Virgi^ nia et VHermann chez tes V. ^Estivalis; leJfarion^ le Clinton et les tjpes sauvages à petites feuilles chez les V. Rtparia; enfin un trèsgrand nombre de V. Labrusca, le Concord entre autres. Bien que l'état chlore tique d'un porte-greflPe puisse être considéré comme fâcheux pour la bonne végétation de la greffe qu'on lui donne, il arrive souvent, néanmoins, que si cette dernière est par elle-même peu