VIII AVANT-PROPOS
ce qui peut leur être utile pour remploi du sulfure de carbone, et dans celles de M. Mouillefert 1 ce qui ■ concerne l'usage du sulfo- carbonate de potassium. On ne pourrait, si l'on voulait traiter ces questions, que répéter ce qui est fort bien résumé dans ces divers livres ; on les a donc laissés de côté pour ne s'occuper que des viticulteurs, trop nombreux, hélas ! qui ont perdu leurs vignobles sans ou malgré les insecticides, ou qui ne peuvent garder aucun espoir de conserver par ce moyen ceux qu'ils ont encore.
On a bien proposé, il est vrai, de replanter les bons sols en cépages indigènes, en vue de les traiter ensuite par les insecticides ; mais l'irrégularité des résultats obtenus jusqu'ici et surtout la nécessité où l'on se met, comme on Ta fort bien dit, de constituer la vigne à l'état de malade qu'il faut médicamenter toute sa vie, fait préférer à la grande majorité des praticiens des contrées où Ton a déjà une longue expérience du Phylloxéra, la reconstitution de leurs vignobles sur d'autres bases, qui sont : la Plantation dans les Sables, la Submersion et les Vignes américaines.
Ces divers procédés, dont l'efficacité n'est plus contestée aujourd'hui dans la région où ils ont été le plus anciennement expérimentés, sont entrés dans la période d'application culturale; les surfaces
1 Le Phylloxéra; moyens proposés -pour le combattre, etc.. par P. Mouillefert. Paris, G. Massoa, 1878.