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LE SULFATE DE FER PULVÉRULENT MÉLANGÉ AIJ

plâtre, par M me V e Ponsot.

«Les vignes traitées préventivement pour T Anthrac-

nose par le chaux vive répandue à la rosée, la chaux éteinte en poudre, le soufre seul, la chaux et le soufre par parties égales, ont été atteintes, comme celles non traitées y par l'Anthracnose, l'Oïdium et leMildew.

» Le traitement réitéré aux mêmes rangs, lors de l'apparition de l'Anthracnose et du Mildew, a été aussi inutile. Partout, vieilles vignes ou pépinières, l'application de la chaux et du soufre mêlés a été sans résultat appréciable.

»Les arrosages sur le cep entier, faits le23juinavec du sulfate de fer, 1 kil. de sulfate de fer pour deux litres d'eau ; 500 gr. puis250 gr. de sulfate de fer pour la même quantité d'eau, ont détruit les jeunes pousses, attaqué plus ou moins les feuilles; mais les pousses nouvelles ont été parfaitement saines, même à la Pauline, dont j'ai vu pour la première fois les feuilles non anthracncsées. Les arrosages à l'acide sulfurique avec la dose indiquée par M. Bouchard, de 1 litre d'acide pour 10 litres d'eau, ont détruit le cep. Des sarments badigeonnés avec cette préparation avant d'être mis en pépinière n'ont pas poussé, tandis que ceux badigeonnés avec la dissolution de 1 kil. de sulfate de fer dans un litre d'eau n'ont pas souffert ; je crois donc qu'il serait prudent de n'employer qu'avec précaution le procédé de M. Bouchard, quoique l'application qu'il conseille avant tout mouvement de sève change beaucoup les conditions. Mes ceps étaient en pleine sève et mes boutures pour pépinières commençaient à y entrer.

»Une pépinière de 2,000 racines de Jacquez à la deuxième feuille^ atteinte du Mildew au milieu dejuin, a été traitée le 2 juillet par un mélange de 4 kil. de sulfate de fer en poudre avec 20 kil. de plâtre. Ce

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mélange a été répandu à la main absolument de la même manière que le plâtre sur le trèfle incarnat. La rosée était abondante, l'air tranquille ; la journée a été très belle et les plants ont été également et abondamment saupoudrés. Le succès a été complet et d'autant plus certain que cette pépinière était placée entre deux rangs de vignes françaises atteintes, non traitées, sur lesquelles le Mildew, enrayé par les grandes chaleurs, a pourtant continué à se propager lentement, pour éclater sérieusement en septembre. Les jeunes pousses des Jacquez traités n'ont pas souffert, les taches farineuses ont noirci, les feuilles sont devenues d'un vert intense et d'un tissu plus ferme. Cette pépinière a résisté à la réinvasion de septembre, sauf quelques jeunes feuilles de l'extrémité de la pousse sur un petit nombre de pieds.

» Une plantation de Jacquez à la troisième et à la deuxième feuille, presque indemne en juin, très atteinte à la suite des pluies o> septembre, traitée le 24 septembre avec le mélange de sulfate de fer et de* plâtredansles proportions ci-dessus, a été également guérie du Mildew, mais les pousses tendres ont noirci. On pourrait craindre que l'épandage fait à la .floraison dans ces proportions soit funeste aux jeunes grappes ; il faudrait donc agir avec précaution, ne pas saupoudrer les grappes ou changer la dose. Il avait plu violemment peu de temps après l'opération de septembre, : le sulfate de fer a donc pu être dissous trop promptement, tandis que dans le traitement du 2 juillet, fait à la rosée mais par un' temps chaud et sec, le. sulfate de fera pu se dissoudre lentement.

» Il est à remarquer que cet épandage a guéri toutes les taches, quoique les feuilles n'aient pas été écar-

tées ou relevées pour le faire. Je n'ai pas observé si les feuilles abritées étaient atteintes dans cette pépinière, mais elles devaient l'être comme à toutes les pépinières ; et n'ayant pas été saupoudrées comme les feuilles à découvert, une poussière légère aurait donc suffi pour arrêter le Mildew, et l'application avec un soufflet serait suffisante. Nous ne Pavions pas fait parce que nous trouvions que le plâtre, un peu trop commun, engorgeait le soufflet. » (La Vigne amer. , fév. 1882.)

VIII. — Expériences sur le traitement du Peronospora par la soude, exécutées a l'École d'Agriculture de Montpellier en 1883 (notes recueillies par M. P.Viala).

première expérience (20 septembre).

La première expérience a été faite au laboratoire en plongeant des spores très vivantes dans diverses solutions de soude caustique pure et de soude du commerce. La température à laquelle étaient maintenues les cultures était de 28°.

1° Solution faible de soude du commerce (environ 37o)> Lesconidies étaient examinées au microscope chaque trois heures; pendant vingt-quatre heures, le protoplasma des spores est resté très granuleux. Au bout de ce temps on a enlevé délicatement la solution, les spores ont été lavées et mises dans l'eau distillée; deux jours après, des commencements de germination se sont manifestés.

2° Solution concentrée de soude du commerce.

L'effet n'a pas paru évident les premières heures ; le lendemain, le plus grand nombre des spores avaient

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