‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 68 sur 95 · A la eur choisit · texte numérisé non relu

A la eur choisit

qualités les défauts

leur consécration, la forme des sacrifices qu’ils devaient offrir, tout fut déterminé par le Seigneur lui-même, avec la dernière précision, afin que tout fût divin dans cet état et dans ce ministère. Ce sacerdoce dura jusqu’à la venue du Sauveur.

3.—L'’institution du sacerdoce par le Sauveur brille à toutes les pages de l'Evangile. La vocation solennelle des apôtres est un des faits les plus éclatants de l’histoire évangélique. Saint-Marc raconte qu'ayant gravi une montagne, Jésus-Christ appelle à lui, parmi ses disciples, ceux qu’il avait choisis lui-même, et qu’il en établit douze pour rester avec lui et pour prêcher l'Evangile.

Comme il appelait à l’apostolat ceux qui ne l’avaient point cherché, il refusait d’y admettre ceux qui le demandaient. Luc 9, 57 et 58.

Afin qu’il n’y eût jamais aucun doute à cet égard, il dit à ses apôtres en termes exprès : ce n’est pas vous

qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis. (J. 15 et 16).

Et pour que personne ne méconnaisse ses droits, le Sauveur lance de terribles anathèmes contre ceux qui oseraient usurper le ministère sacré. Il les appelle des voleurs et des larrons, qui entrent dans la bergerie par la fenêtre et non point par la porte, laquelle est le Sauveur lui-même. Il les menace de son courroux au grand jour du jugement où il leur dira, lorsqu'ils lui rappeleront qu’ils ont prophétisé en son nom : Retirezvous, je ne vous connais pas. (Mat. 7, 22).

Aussi Saint-Paul établit-il cette règle que personne ne peut s’ingérer dans les fonctions du sacerdoce de son autorité privée, mais il doit être appelé de Dieu, comme Aaron, par une vocation spéciale. (Heb. 5, 4).

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