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CHAPITRE QUAYRIEME SIGNES DE VOCATION À LA PRETRISE

20.—Un goût prononcé Pour cet état.—J’entends parler d’un jeune homme qui, dès la première enfance à éprouvé le désir de se consacrer à Dieu et au service

cette inclination persévère jusqu’à l’époque où l’on se détermine dans le choix d’un état de vie, elle est un signe manifeste de vocation à l’état ecclésiastique.

30.—Une grande innocence de vie et une parfaite | nes de coeur—Parmi les enfants qui reçoivent nos écoles et nos collèges une éducation solide et

âme et y entretient tout l’éclat d’une céleste pureté. Il est certain que Dieu se complaît dans ces âmes qui

je le Saint-Esprit. Le Seigneur choisit, sans aucun oute, pour en orner son Eglise, ces âmes pures, que le démon n’a jamais séduites, que le péché n’a jamai souillées, où le Saint-Esprit a toujours habité. Heure x, dit-il, dans son Evangile, ceux qui ont le

coeur pur parce qu'ils verront Dieu. Voir Dieu et en être regardé avec un oeil de complaisance, c’est le privilège des vicrges et des coeurs innocents, Cette qualité, eu égard au grand nombre d’enfants dont l’innocence est ternie de bonne heure, est si peu commune, si rare même ; elle est, en outre, si propre au sacerdoce, dont une pureté parfaite de corps et d’esprit est, pour ainsi dire, l’essence, qu’elle ne semble conservée par la Providence, dans ces âmes choisies, que pour les préparer au ministère des autels, au service spécial de Dieu. Cette parfaite innocence, si d’ailleurs les autres qualités essentielles ne manquent point, est donc un signe certain de vocation à l’état ecclésiastique. Heureux les jeunes gens qui ont conservé pendant leur adolescence, leur innocence bäptismale. Cependant que l’on se garde de croire que cette innocence si parfaite est absolument nécessaire pour accepter le fardeau du sacerdoce. La vocation ecclésiastique est compatible avec un passé malheureux, mais généreu-

sement réparé. C’est aux directeurs à juger si les anciennes plaies sont guéries ; si les mauvaises habitudes sont corrigées ; si la vertu enfin a pris assez d’empire sur l’âme pour dissiper les craintes que pourrait inspirer l’avenir.

40.—Un quatrième signe de vocation à l’état ecclésiastique, c’est un amour sincère pour Jésus-Christ. — Ce signe nous est enseigné par le Sauveur lui-même. Au moment de confier définitivement à Saint-Pierre le souverain Pontificat de son Eglise, il lui adressa à trois reprises ces touchantes paroles : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci? Et Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime ! Alors le divin Maître lui dit: Pais mes agenaux, pais mes brebis. Jésus-Christ ne dit point à Pierre : Es-tu plus prudent, plus zélé, plus savant, plus courageux, plus habile que tes frères ? Il ne lui fait que cette question :

M'aimes-tu davantage? Et cet amour constaté il lui confie aussitôt ses agneaux et ses brebis, c’est-à-dire, tout son troupeau.

Que signifie cette conduite du Sauveur, sinon que l’amour envers Jésus-Christ est la vert ropre des

sincère pour Jésus-Christ, et nourrit constamment ces ammes divines au fond de son coeur ; si les mystères de la Crèche, du Tabernacle, du Calvaire, le touchent et

conditions s’y Jjoignent—car le Seigneur l’attire et l’attache à lui par des liens bien sensibles,

50.—Un cinquième pe de vocation à l’état ecclésiastique c’est un grand zèle pour le salut des âmes — Notre Seigneur J ésus-Christ est descendu du ciel pour nous, et pour notre salut ‘ Je suis venu répandre le feu sur la terre, dit.il, et que désiré-je, sinon qu'il s’enflamme ?” Voilà le modèle des élus du sacerdoce.

Il est vraiment appelé à ce saint état, le jeune homme qui brûle de se sacrifier pour le salut des âmes. es champs qui blanchissent à l'approche de la moisson ont frappé ses yeux ; il a demandé au père de famille de pouvoir être compté parmi les ouvriers qui recueil-

éclairer ou à les Convertir. Le zèle des âmes se manifeste aussi dans un jeune coeur, par des aspirations équentes et soutenues vers l’apostolat catholique, soit au milieu des nations chrétiennes, soit parmi les infidèles et les idolâtres des contrées lointaines.

Un jeune homme qui a de telles aspirations, est vraiment animé de l’esprit qui fait les prêtres du Seigneur ; il est bien certainement appelé au sacerdoce.

60.—Un sixième signe de vocation se manifeste par une grande estime pour les fonctions ecclésiastiques, et par un ardent désir de les exercer.—On remarque parfois chez les jeunes gens un attrait particulier pour les cérémonies de l’Eglise, et pour tout ce je concerne le service divin. Ils aiment à s’occuper es autels, des ornements du saint temple ; à figurer dans les offices ; à chanter les hymnes du Seigneur. Les rites sacrés les charment, les captivent; ils y trouvent un attrait particulier. Cette inclination ne vient pas du hasard, elle se rattache aux inspirations intérieures de la grâce qui prépare les vocations ; elle fournit un indice, qu’il est impossible de négliger, lorsqu’on cherche qu’elle est la volonté du Seigneur à l’égard de cette âme.

7To.—Un septième signe de vocation se déclare dans un sincère et vif amour de la perfection sacerdotale, bons D aspirations fréquentes aux vertus les plus sublimes.

Un coeur animé de la crainte bien vive du Seigneur, d’une aversion profonde pour le vice, d’une horreur constante pour le péché, se trouve évidemment sous l’empire d’une grâce spéciale, et se sent spontanément entraîné vers un état, dont Dieu a écarté la

lupart des dangers spirituels que l’on rencontre dans

e monde, vers un état auquel il a attaché une infinité de grâces pe conserver Ceux qui l’embrassent. Cet amour de la perfection est donc un pronostic dont la signification est certaine.

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