Du côté du coeur
L'impureté. Un jeune qui a été adonné à l’imper s’il a à se reprocher des chutes graves, des abitudes invétérées, compte parmi ceux qui ne comprennent point le conseil de Jésus-Christ, que tout prêtre doit fidèlement suivre. La tyrannie de ce vice sur ceux qui sont devenus ses esclaves, est terrible. Rien aussi ne paraît plus contraire à la sainteté du sacerdoce que les souillures de cet esclavage qui dégrade l’âme, émousse les bons sentiments et enlève complètement le goût des chosès de Dieu. Sans doute, lorsque la volonté est puissante, et que les grâces paraissent grandes, tout espoir de guérison n’est point perdu. Mais les saints Canons exigent avec raison, que celui qui a es le joug du sacerdoce ne soit plus esclave à vice honteux ; ils veulent qu’ils soient parfaitement libre, de cette liberté des enfants de Dieu, qui, avee le secours de la grâce, rend la vertu
chère et facile.
La paresse et l'indolence. Un caractère apathique ne fera jamais fructñer le talent que le père de famille lui a confié, mais il l’enterrera comme le serviteur infidèle dont nous parle l'Evangile ; il n’arrachera pas la zizanie qui étouffe le bon grain, et, semblable au mercenaire qui prend la fuite aux approches du loup affamé, il laissera égorger ses brebis et ses agneaux, au lieu de les protéger et de les défendre.
L'inconstance, qui est ordinairement unie à une grande légèreté de caractère, est un danger permanent de chute dans un état stable, permanent, perpétuel, où les obligations sont nombreuses et les combats de l’enfer incessants,.
Mais de tous les signes qui rendent une vocation apparente, suspecte, il n’y en a point de Fe frappant qu'une intention Purement humaine, basée sur des
els. e homme, avec ou même en se faisant
TXAPITRE SIXIEME DES LOTIHS ET DE L'OBLIGATION DE SUIVRE LA VOCATION D L'ETAT ECCLESIASTIQUE 1. Sa dignité.
Les Saints Pères Comparent cette dignité à celle des anges, et ils l’élèvent au-deseus de l’une et de «’autre,
Quant à la fin Pour but immédiat de procurer au femporel de sau- Vegarder ]’ es chacun e
erdent
e leurs rêtre lui, caractère sacerignité pendant l'éternité toute entière, car Pour toujours,
b. Cette dignité, à certains égards, dépasse aussi celle des anges. Les Le sont supérieurs à l’homme par leur nature ; mais ils ne sont pas supérieurs au
prêtre par leurs fonctions.
SA mono nous dit que les anges sont envoyés dans le ministère pour protéger ceux à qui Dieu destine l'héritage du salut.
Les prêtres initient les âmes à la grâce du salut, les y entretiennent, les y ramènent, ct les introduisent au ciel. Pour sauver les âmes, les anges exercent une surveillance anxicuse et continue autour des fidèles, et ils en écartent le: pièges du démon. Dans le même but, les prêtres opèrent une foule de prodiges, par le pouvoir surnaturel qui leur est donné. Je dis prodige, parce:que le prêtre n’exerce jamais le pouvoir sacerdotal, sans opérer un miracle dans l’ordre de la grâce. Soit qu’il absolve les pécheurs repentants, en leur restituant leur droit au paradis, soit qu’il appelle sur nos autels le Dieu trois fois saint, il apparaît à nos yeux un vrai thaumaturge.