‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 83 sur 95 · IL. En particulier · texte numérisé non relu

IL. En particulier

Examines.vous sur les points suivants :

À quel état de ne me porte une certaine impulsion térieure, née du désir de sauver mon âme, et de la sauver, de la sanctifier dans l’état où je pourrai le rar ss Dieu, et atteindre plus sûrement ma fin ernière

On le comprend, il n’est nullement question ici d’un attrait bee à à ou d’une inclination naturelle; l’impu intérieure dont :! s’agit, est tantôt un effet de a grâce divine agissant directement sur la volonté, (attrait de sentiment) et tantôt, c’est le fruit de

MANUEL PRATIQUE DE VOCATION au

sérieuses réflex lumières de

c'est

urer que cette impu!sion intépes moi une véritable marque de vocae

tion #—Voici des signes auxquels je puis le recon-

naître ge Si l'impulsion in à mon aptitud

de Dieu et du Ciel.

Ce premier signe bien constaté, suffit po connaître une vocation, surtout si on sent un grand attrait pour tel état, un vif désir d2 l’embrasser,

cg rod ce premier signe se tre uve réuni aux deux suivants, Îa vocation approche de l'évidence.

2me Signe. &i l'impulsion sollicite mon coeur, je songe avant tout à ce qu’il faut que je fasse nir la vie éternelle ; si, da

surtout, cette im désir plus vif, d mon âme, je dois y voir 1 dire à moi-même :

3me Signe. Si, lorsque vous vous approchez des Sacrements, lorsque vous êtes en prière, lorsque vous faites des oeuvres de piété, la même pensée revient toujours se présenter à veus, croyez, quoique d’ailleurs vous éprouviez des tentations et des désirs contraires, qu’elle descend du ciel.

i l’on ne réussit Pas à fixer son choix au moyen

cs que nous avons marqués, on aura recours aux points suivants.

Tel que je me connais, avec mes bonnes et mes mauvaises qualités, avec les grâces que j’ai reçues et celles que Dieu semble me destiner, dans quel état pourrai-je le mieux utiliser mes talents en vue de ma fin dernière, persévérer dans la pratique des vertus chrétiennes, et retracer ainsi en moi avec le plus de fidélité l’image de Jésus-Christ ? C’est là, sans aucun doute, que j'aurai le gage le plus assuré, la marque la plus évidente de ma prédestination au bonheur éternel. Car J, ésus-Carist est le type de la sainteté, le modèle de notre rédestination, et comme le moule où elle doit être formée. C’est ce que Saint-Paul nous fait entendre par ces

aroles : Ceux que Dieu a connus dans sa prescience, les à aussi prédestinés pour étre conformes à l’image de son fils. (Rom. 8, 9.)

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Jésus-Christ est la voie que nous devons suivre, ainsi qu’il le dit lui-même : Je suis la voie, la vérité et la vie Or, si le divin Maître m’apparaissait maintenant, comme il me connaît parfaitement et qu’il sait ce qui me convient, quel état me conseillerait-il d’embrasser, afin qu’en marchant sur ses pas, je suive le chemin du vrai bonheur pour le temps comme pour l'éternité ? Point de conseiller plus sage, plus éclairé que l’Ange du grand conseil, point d’ami plus désintéressé, plus aimant que le Fils de Dien : à m'a aimé et il s’est livré pour moi. (Gal. 2. 20.)

Je me représenterai un inconnu, un homme qui s’offre pour la première fois à-:mes regards, pour lequel, par conséquent, je n’éprouve aucune affection humaine, qui m’exposerait au danger de me tromper et de le

vient à m la solutio doute, pour n à

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lumières, fai résultat de vo:

fait.

Remarque. —L'’usage de ces règles ne doit pas se restreindre au choix d’un état de vie, il faut, avec moins de rigueur cependant, l* a1dre à celui d’une profession, afin de prévoir l’av...ir avec plus de lumière, et de s6 décider avec plus de sagesse. En effet la robe ou l’épée, l’industrie ou l’administration, les sciences ou les arts, la médecine ou les lettres sont des carrières entièrement distinctes les unes des autres; elles exigent des aptitudes diverses, des dispositions différentes et pures avoir une grande influence sur le succès, le bonheur et le salut éternel. Ainsi done, si l’on se détermine à vivre dans la simple observance des préceptes, il reste encore à examiner, suivant les mêmes règles, quelle profession on choisira. Or dans cet examen, le point important est d’avoir toujours en vue notre fin dernière, de mesurer tout sur la gloire de Dieu et le salut de notre âme.

Donc, en résumé :

1. Si les motifs qui vous portent à tel ou tel genre de vie sont des motifs saints et louables , si, par exemple, vous préférez tel état à tel autre, parce que, vu vos goûts et vos penchants, vous pensez y mieux assurer le salut de votre âme, y travailler plus efficacement à celui du prochain ete, soyez tranquilles, vous agissez conformément aux intentions de la divine Providence—surtout si vous -persévérez dans les mêmes pensées et les mêmes sentiments.

2. Si dans le choix d’un état, on n’a que des intentions mauvaises, ou seulement des motifs naturels et humains ; si on se laisse guider par l’humeur, l'intérêt, le caprice ; si on ne prend pour règle de conduite que la volonté des parents ; si on se laisse éblouir p:r 14 perspective des honneurs ou des richesses ; si on n’a en vue que de secouer ses chaînes pour vivre en liberté, au milieu des plaisirs, etc, ete, alors Dieu n’est pour rien dans le choix d’un état et la vocation n’a pas de garanties de l’appel divin. =

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