CAAPITRE QUATRIEME CHOIX DE L'ORDRE
Cert de cette
dangereuse.
de l'âme, le progrès dans la
e érance dans Ja Voca; peuvent dépendre de la nature de l’Institut qu’on embrasse.
dans tous les
tes k pratique
les sous la ’un supérieur. Mais 5h les uns des autres par la fin particuli qu'ils se Proposent, et par la nature des moyens qu’ils emploient ur parvenir à cette fin. Chaque Institut en effet, choisit une ou plusieurs ouvres de charité chrétienne envers Dieu Ou envers le prochain, par lesquelles il se distingue.
les uns donnent une u service divin, à la
pratique de 1” Psalmodie, la rière, remplissent lus grande partie de la journée des religieux, et absor! ent le meilleur de 8. Ceux-ci vivent ont des austérités et ussent plus vigoureunt davantage la pureté es vertus et l’union avec Dieu.
templatifs,
D’autres Instituts donnent, non pas une moindre ce au service direct de Dieu, à l’exercice de
l’oraison et de la vie intérieure—c’est toujours et pour tous la meilleure part—mais une moindre portion de leur temps, pour réserver surtout leurs heures et leurs forces aux oeuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. Ce sont les ordres mixtes, La vie mixte comprend done l’action et la contemplation. C’est la vie mixte qu’ont menée Jésus-Christ et les apôtres. Le divin Sauveur en effet, persévérait dans la prière pendant la nuit, et prêchait pendant le jour.
Supposons que votre Directeur vous ait dit : “Mon enfant, je crois voir clairemnt que le bon Dieu vous veut à son service, vous renoncerez au monde et vous entrerez en religion ”. Est-ce que l'étude de la auestion est réglée ? Non, ear il reste une partie secondaire encore bien importante à décider : Où serez-vous en religion ? Sera-ce dans la vie contemplative ou mixte ? dans les oeuvres d'éducation ou de charité ? Les missions lointaines, les hôpitaux, les asiles des pauvres, les malades à domicile, les écoles, les collèges et les pensionnats, sollicitent en effet le zèle et réclament de très nombreuses vocations. Toutefois, ces questions sont beaucoup plus faciles à résoudre que la question fondamentale de la vocation. Une fois qu’on est résolu à quitter le monde, le choix du sentier à prendre peut être vite fait. Beaucoup de communautés ne se distinguent pas entre elles par des différences bien profondes : partout’ la profession impose les mêmes voeux, la Règle établit les mêmes exercices de piété, les supérieurs exercent la même autorité, les sujets sont tenus à l'écart du monde et de ses folles jouissances. Tous les trains de vie religieuse se ressemblent jusqu’à un certain point; discuter trop longtemps celui qui nous portera, ce serait perdre du temps et nous exposer à manquer le voyage.
Cependant, il est juste que chacun choisisse la société qu’il préfère. Dans le milieu qu’il aura librement choisi, il se sentira plus heureux, et il pourra aussi
être plus vertueux. Quels ennuis, quels découragements, quelles défaillances se produiraient un jour ans le religieux qui pourrait dire: Si je suis dans cette société où je souffre, c’est qu’on a fait violence à mes attraits.” Bien plus fort contre la tentation est le religieux qui vit dans le lieu qu’il a aimé et librement oisi..,
Il ne faut done Pas aller les yeux bandés vers un noviciat quelconque. Les surprises sont dangereuses— elles sont la cause la plus ordinaire des défections qui, de temps à autre, viennent attrister les supérieurs des Communautés.
Mais ce choix doit être éclairé. Pour le faire en Connaissance de Cause, on doit considérer :
lo. Quel genre de vie mène-t-on, à quelles oeuvres ivre-t-on dans la Communauté où l’on désire entrer ?
20. Les attraits et les aptitudes guent seront-ils pleinement ces aptitudes, surtout s'ils d’ordinaire une indication d ence.
30. Certaines circonstances qui parfois influent sur notre destinée,
Explication. — Attrait intérieur.—T] faut un goût red ou moins prononcé Pour les oeuvres que poursuit ’Ordre dans lequel on aspire à entrer. On s’acquitte ordinairement mieux des emplois pour lesquels on a une disposition naturelle ÿ On y trouve du contentement ; l'occupation plaît ; et le plaisir qu’on y trouve aide à réussir, Le jeune homme doit considérer si ses goûts personnels seront pleinement satisfaits.
On doit veiller à surnaturel vers la
être spirituel. Le véritable attrait a des vues plus élevées : c’est comme un besoin de l’âme d’être à Jésus seul, de le contenter en s’occupant de lui, en vivant seul avec Lui, en priant et en s immolant avec Lui.
Si, étant encore dans le monde, la jeune fille, par exemple, a cet attrait intime et surnaturel ; si elle le réalise dans la mesure de sa grâce et des circonstances avec un vrai profit spirituel, on peut la considérer comme p elée à la vie contemplative, Pour le confesseur, découvrir cet attrait dans une pénitente et en juger, est plutôt, dit le P. Surin, affaire d’onction, de science, de patience, de vigilance et d’union avec Dieu, que d’action et de parole.
Les aptitudes. La vie contemplative requiert un esprit plus posé, moins dominé par l'imagination, un coeur plus vigoureusement détae é, un vrai dégoût du monde, un fond de bonne humeur, et de confiance, une certaine tendance marquée vers la prière, sous toutes ses formes, un attrait caractérisé pour la mortification intérieure et extérieure, enfin un grand fond de religion envers Dieu. Un caractère un peu timide et quelque peu concentré, n’excluant pas la rigueur intérieure envers soi-même, n’y convient pas mal ; maisil ne faut pas de mélancolie. Ce qui est surtout nécessaire, pour entrer dans un ordre contémplatif, c’est une volonté arrêtée de se donner totalement à Dieu, à l’oeuvre de sa sanctification, et de la rédemption des âmes.
La vie religieuse dans les ordres actifs et mixtes demande un caractère soumis, souple, un coeur conciiant, généreux ; enfin une âme, décidée, entreprenante.
Remarques : 1. Toutes ces qualités et ces attraits ne doivent pas être chez un sujet, dans un haut degré ; il suffit de les constater ; le noviciat et les secours de la vie religieuse les développeront et les affirmeront.
2. C’est aux supérieurs à voir si le su e peut être accepté. L’as pas 8e usion sur ses quaumilité et de dé i
Bien qu’il faille, en - plus de santé Pour la vie active que po emplative, on dant, comme tous les Ins-
Tout état Cependant requiert pour l’accomplissement des devoirs qu’il impose une certain
vigueur corptrelle. On doit croire q
divine, si elle
appelle à un état, y santé 5
te
rdre, tandis qu” Ï 1 8 l’austérité, fin, mais dans l’abné.
Si vous êtes porté pour nitences corporelles, vous pourrez partout la pra- Tr avec discrétion.
: enreligion, ois que ses
supérieurs lui confieront,.. .mais il ne connaît qu’une communauté religieuse : celle qui l’a élevé ; n’est-il pas juste qu’il entre dans cette famille qu’il aime, et dont il est l’enfant ? Tel autre enfant a de merveilleuses dispositions pour les études, il veut être maître d’école.
ourquoi n’entrerait-il pas dans la phalange des éducateurs qui ont façonné son âme ? Un autre enfant aspire aux oeuvres des missions lointaines. —Une fois ce point acquis, qu’il se donne à la société qu’il a le bonheur de connaître : à quoi bon hésiter longtemps entre les diverses sociétés 4 missionnaires ?
Dans la réalité, c’est souvent ainsi que les choses se passent ; les enfants avides du dévouement reliieux ontrent dans la communauté qui les a formés.
jen de plus juste : les sociétés reli ieuses vivent ainsi des fruits du champ où elles travai ent.
Disons enfin que, pour ce choix particulier, le direeteur doit être consulté. Lui seul peut tenir un enfant
en garde contre l'illusion, contre l’entraînement passager, contre des enthousiasmes factices. En fait de vocation, je donnerais aux enfants comme règle d’or, l’avis suivant : ‘“ ne faites aucune démarche, surtout ne prenez aucune décision que du consentement de votre confesseur. ?”