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CHAPITRE DEUXIEME DU CHOIX D'UNE EPOUSE

Jeunes gens, les dangers, les croix, les devoirs perpétuels du mariage s’aggravent ou s’allègent singulièrement, selon la personne avec lequelle on les partage : on sera heureux et porté au bien avec celle-ci, malheureux et en voie de se perdre avec celle-là. Quelle est celle que a destinée pour être comme votre com mme la soeur de votre âme ?

formée exprès pour vous en

Un aide semblable à lui?”

& connaît, et il veut que vous la

nc pour cela tous les moyens qu’il vous offre :

lo. Priez-le instammen ésor que vous cherchez auquel Dieu seul ‘ Les maisons et

de vertu.’ 20. Recherchez ensuite cette personne pour elle-

même, pour les qualités de son âme, de son esprit et de et acquises, et pour

8; non pour une

non pour une fortune dou-

a vue, mais pleine d’épines

t tout et surtout la

udeur, la onté de caractère et une ton chrét h ez-la néanmoins, dans ances de votre âge, de votre con-

La richesse ne va Pas ordinairement sans la hauteur, sans la vanité, sans une foule de prétentions qui amènent le trouble dans la famille. D'ailleurs, elle est sujette aux vicissitudes et aux caprices de la fortune.

La beauté est un est ex

plus,

qui ne

peesion se refroidit par l’habitude,

é perd de ses charmes La pre-

lervescence s’apaise, le premier enchantement

s’efface, et que reste-t-il au fond, si ce n’est le tourment

réel et permanent de tous les défauts, que vous avez

épousés dans votre compagne Ÿ Alors vous recon-

naissez, mais trop tard, quelle triste acquisition vous avez faite en elle.

En un mot, toutes les qualités extérieures, ne peuvent par elles-mêmes former le bonheur dans le mariage, Que faut-il done pour l’assurer f L’affection réciproque, une inviolable délité, le 86. l'amour de ses enfants, la sage administration de la maison et la sérieuse application à tous ses devoirs. Or, ces qualités prions, ni la richesse, ni l'éclat de la naissance, ni la

eauté du visage ne les sauraient donner : ce sont les

fruits d’une solide L'on d’un jugement droit et d’une

bonne éducation . I] est done évident que, dans le choix ue vous désirez faire, il faut regarder avant tout à la ot de la vertu, à la noblesse de la conduite, à la beauté de l’âme.

Oh ! si les mariages se réglaient d’après ces considérations, combien de changements dans le sort des jeunes filles ! Il y en a qui restent méconnues dans la maison paternelle, parce qu’elles n’ont ni fortune, ni qualités extérieures, bien qu’on leur reconnaisse une vertu à toute épreuve : on les rechercherait bien davan-

tage. Tant d’autres, au contraire, dont la tête n’est remplie que de bagatelles, de futilités et de riens, dont le coeur ne connaît dissipatio

trouvent —

ent et quelque grâ nr oubliées, ges dispro ou d’

égaux.

ne saurait-elle être de vous.

Il faut donc u’il y ait La seule diversité d souvent le mariage d’un côté, ni de la mari est bon, la f.

Mais les goûts, mais la mêmes ; ils ne et c’en est fait de la bonne harmonie,

Il ne faut Pas, non plus, qu’il Y ait une trop gran différence d’ Les Eat 8 et les habitudes de la jeunesse ne ress, frère aux habitudes et aux inclinations de l’âge mûr. n époux doit être pour son épouse un ami, un aide, »:, co Pas précisément un maître—or, une quinze, de vingt ans détruire bientôt le laisser-aller et l'intimité des premiers jours.

reproches et les aigreurs : toutes choses qui rendent le joug du mariage insupportable et accablant.

Conformité done autant que possible, et ressemblance en tout. L'état du mariage est un état d’affection et de confiance mutuelle ; or, l’affection et la confiance ne peuvent subsister et se maintenir ordinairement qu'entre personnes égales.

Rien ne nous fait mieux comprendre l’importance d’un bon choix comme la sollicitude de Dieu à cet égard. Notre divin Sauveur affirme que la sollicitude du Père céleste à votre égard, va jusqu’à s’occuper d’un cheveu de votre tête ; combien plus s’occupera-t-elle du choix que vous devez faire d’un époux, d’une épouse, quand il vous appelle à l’état du mariage.

La sainte Ecriture témoigne de la sollicitude de Dieu en ce point.

1, Elle nous le montre tout d’abord donnant à ses enfants, comme un bon père, des avertissements pleins de sagesse sur les inconvénients d’un mauvais choix, et les avantages d’un bon choix. Nous citons quelquesuns de ces avertissements: ‘Il vaudrait mieux demeurer sur le toit d’une maison, exposé à toutes les intempéries, que d'habiter avec une femme querelleuse dans une maison commune.” (Prov. 21). ‘* Heureux celui qui habite avec une femme de bon sens. .mais il vaut mieux demeurer avec un lion et avec un dragon,

ue d’habiter avec une méchante femme. (Eccli 25). 2 femme qui ne rend pas son mari heureux, est l’affaiblissement de ses mains et la débilité de ses genoux ; c’est-à-dire, que les peines et les ennuis continuels qu’elle lui fait éprouver, éloignent de lui tout plaisir de s’occuper de ses affaires, et lui ôtent toute l’énergie dans l’action. (Ececli. 32).

A l’encontre, Dieu dit le bonheur d’un bon choix : ‘La femme vi te et vertueuse est la couronne de son mari” (Prov. 12). La femme sage bâtit sa

ue vous avez

; grâce d plus Précieuse que L'ér. Reel: DE

Cette épouse vertueuse, cette femme forte est un trésor qu’on doit aller, s’il le faut, jusqu'aux confins terre pour la trouver, (Prov. 31).

Père de famille vous avez fait une grande chose, otre fille en mariage à un homme sensé et vertueux. (Eceli. 7).

2. La sollicitude paternelle de Dieu ne se borne Pas à donner ces graves avertissements, destinés à insbirer aux jeunes gens le plus grand sérieux dans le choix d’un époux, ou d’une épouse ; elle va jusqu’à

iriger ce choix, de diverses façons.

Ecoutons encore l’Ecriture Sainte :

‘“ Le père et la mère donnent les mais

On peut évidemm époux vertueux, j La us bee] est re e partage e Ceux qui craignent eu, donnée à un homme Pour ses bonnes soient riches ou qu Content, et la joi (Eceli. 26), Celui trouvé un trésor, de joie sainte, (

Et si Dieu est prêt à donner une bonne épouse au jeune homme vertueux, il déclare que sa providence pus que l’homme vicieux ait en partage une

emme méchante ; toute malice, est-il dit au livre de l’Ecclésiastique (25) est légère au prix de la malice d’une femme ; qu’elle tombe en partage au pécheur.

La lecture de la Bible nous montre, par les faits plus vivement encore que par les textes cités, avec ueile sollicitude Dieu s’occupe pour ses enfants, du Fais d’un époux ou d’une épouse. Témoin l’histoire de Rébecca et celle de Sara.

Souvent, aujourd’hui comme aux temps anciens, une épouse vertueuse est une He es accordée à la chasteté, et à la piété d’un jeune homme ; comme aussi, un époux méchant est, bien des fois, le châtiment infligé à la jeune fille volage et sans moeurs.

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