‹ Manuel pratique du bibliothécaireChapitre 105 sur 233 · H, i'ik'lIu i:i · texte numérisé non relu

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Chaque étudiant, avant droit au prêt, qui est sur le point de passer un e\amen (licence ou agn^f-alion), est tenu avant d'en payer les droits au Secrétaire de la Faculté, de lui préseiilor un bulletin, si^^né par le bibliothécaire, attestant qu'il a rendu tous lesouvrages empruntes. Cette mesure est excellente et permet d'avoir recours sur eux en cas de la disparition des livres.

Le registre pour l'inscription du prêt pourrait être ainsi conçu ; il serait divisé en répertoire el chaque ouvrage serait inscrit à son ordre alphabétique. .\vec ces deux systèmes, on posséderait tous les. éléments pour faire une statistique exacte et rapide des ouvrages du prêt ; on saurait ainsi quels sont les délenteurs des ouvrages et quels sont les ouvrages sortis.

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256 SERVICE INTÉRIEUR. — BUIïGKT ET COMPTABILITE. BAREMES

Il y aurait aussi une innovation à apporter dans la manière de demander le prêt : on installerait à la porte de la bibliothèque deux boîtes, Tune ouverte, renfermant des bulletins de demande eu blanc ; pendant la fermeture de la bibliothèque, ces bulletins pourraient être remplis par l'emprunteur, puis placés dans une boîte fermée dont le bibliothécaire aurait seul la clé. A son arrivée, il opérerait le dépouillement et tout bulletin rempli insuffisamment serait non avenu ; les professeurs et les élèves, par ce moyen, seraient satisfaits plus rapidement.

Le prêt des manuscrits demande plus de précautions. A Paris, on doit adresser une demande au conservateur de la bibliothèque en spécifiant bien le numéro ou la cote du manuscrit qu'on désire emprunter. Il ne pourrait être communiqué que pour un délai déterminé, à des personnes honorables et connues par leurs travaux d'érudition.

Si la demande de prêt est faite par une autre bibliothèque, elle doit se faire dans les mêmes formes, mais le manuscrit prêté ne devra sous aucun prétexte sortir de la bibliothèque qui la emprunte. Lès manuscrits peuvent même être communiqués à Tétranfi^er, mais la demande se fera alors par voie diplomatique^ . Le manuscrit est joint au courrier officiel de l'ambassadeur et revient de même après les délais du prêt expirés.

Statistiqi K. — Pour connaître le mouvement de la bibliothèque, on est obli|?é de tenir une statistique très exacte des lecteurs qui viennent, des livres communiqués sur place ainsi que de ceux que Ton prête au dehors.

On conçoit que la statistique sera extrêmement facile à faire avec l'emploi des bulletins ; s'ils sont numérotés ou s'ils sont fixés à une souche, on les comptera aisément à la fin des séances et le total des bulletins indiquera le nombre d'ouvrages consultés, à condition toutefois qu'on n'inscrive sur le bulletin qu'un seul ouvra^^e à la fois. Comme le pointaj^e des lecteurs doit s'elFecluer au fur et à mesure de leur entrée, on sera en possession du mouvement total de la bibliothèque à la lin même de la séance.

Le bibliothécaire universitaire, étant tenu d'envoyer quatre fois

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