‹ Manuel pratique du bibliothécaireChapitre 122 sur 233 · HAUTEUR · texte numérisé non relu

HAUTEUR

Ponces.

et Lignes.

POiDB

11 etm.

7 et m.

llhl2

PAPIERS employé* le plnt ovdinairement dnns le eonuneree (meenrée an systéMe décimal).

Ecriture (0-53 mr 0-40).

Ecriture on impression

(0-46 sur 0-36).

Idem. (0-39 sur 0-29) .

14 I Tableaux, comptes et 12 {dessins ^0-45 sur 0-35).

14 Idem. (0-45 sur 0-35).

Florette, exportation 10-44 surO-ai).

Ou écolier pour écriture (0-40 sur 0-31).

NOTA. — En 17 II. le 18 septembre, le Conseil d'Etat, par un arrêté, arait Gxé les grandeurs et les poids «les différentes sortes de papier.

Exposition unirerselle de 1889. — Itapports du Jury international publié sous la direction de M. Alf. Pieird. — Groupe II, 12* partie. — Matériel et procédés des arts libéraux, clasMOs î> à 10. Paris, Imprim. nation., 1891, gr. m-8., p. 89-91.

LEXIQUK 377

Papyrographie (Grav). — Tirage d'épreuves lilhographiqucs sur des blocs de carton-pâte en place de pierre à lithographier.

Papyma. — Nom donné à la matière flexible sur laquelle on écrivait à l'origine. Il se fabriquait avec l'épiderme d'une plante voisine du roseau appelée papyrus [charta œgyptiaca) qui croît spontanément en Egypte, en Sicile, et même dans le midi de la France, sur les bords du Rhône. L'épiderme était enlevée par bandes que l'on juxtaposait les unes aux autres et que l'on recouvrait ensuite de nouvelles bandes couchées i\ angle droit ou en diagonales sur les premières. Par la mucosité que renfermait encore cet épiderme, l'adhérence des deux couches était' complète, il suffisait de procéder à une pression légère pour obtenir une résistance suffisante. Outre l'Egypte qui a fait une grande consommation de papyrus, on s*en servait en Grèce, à Rome et dans les Gaules jusqu'au viii^' siècle, il était même en usage dans la chancellerie pontificale jusqu'au xi** siècle. Il en existait de diverses qualités : hiératique^ appelé Auguste ou royal par les Romains, — livien^ de Livie, femme d'Auguste, — amphithéatriquey

— fannierij — saTtique, — ténéotique, — emporétique^ etc. Sous

Pline, la main de papyrus comptait 20 feuilles; au iv® siècle, 10

seulement.

Bihliogr. — Durbai: db la Malle : Mémoire sur le papyrus et U fabrication du papier chez les anciens {Mém, Acad. Inscript, et B.-L.^ n. s.., XIX, I, p. 140).

— MoxTFAi'coN : Dissertation sur la plante appelée papyrus {Mém. Acad. Inscript, et B.-L., VI, p. 592;.. — Caylus : Dissertation sur le papyrus (Mém. Acad. Inscript, et B.-L.^ t. XXVI, p. 266). — Lalannb (Ludov.) : Curiosités bibliograpkiqueSj Paris, Delahaye, 1857, pet. in-8*, p. li, sq.

Paqnet (7*^/).). — C'est la réunion d'une certaine quantité de lignes de texte ou de notes, mais sans folio ni ligne de pied. Bibliogr. — Lbfbvrr (Th.) : Op. cit., p. 713.

Parangonner [Typ.]. — On nomme ainsi l'action de réunir ensemble plusieurs lettres, cadrats ou autres blancs, afm de réaliser l'ensemble de la force d'un autre corps de caractère. Bibliogr. — Lbfkvhb (Th.) : Op. cit., p. 713.

Parchemin. — C'est de la peau de mouton ou de veau macérée dans de la chaux et qui ensuite est écharnée, raturée et adoucie à la pierrcponce. La partie où étaient les poils se nomme /Zeiir, le côté inté-

rieur de la peau est la chair^ la partie où touche la queue esl appelée culée^ la plus épaisse qui se trouve au bas du ventre est nommée boudiné, La peau des moutons morts de clavelée donne de mauvais parchemin. 11 arrive que la peau se perce de petits trous pendant le travail, on les dissimule au moyen de petites pièces de parchemin qu'on désigne sous le nom de mouches^ par dessus lesquelles on ajoute une mince pellicule nommée canepin. Lorsqu'il est trop transparent, il prend le nom de vitre ou verre. Le parchemin se voile ou gode sous l'impression de la chaleur ou de Thumidité. Fort en usage dans l'antiquité et pendant le moyen-âge, le parchemin ne sert guère que pour les pièces de chancellerie, les diplômes, certains actes importants et pour la reliure. Cependant le vélin ou parchemin fait avec du veau est employé en dessin pour les peintures à la gouache ainsi que pour le tirage des planches en tailledouce. Les vélins du Muséum d'histoire naturelle de Paris sont célèbres, ils sont au nombre de près de 2,000 environ.

Biblioffr. — Julia-Koxtexei.le et Mblle : Chamoiseur^ maroquinier, mégixêier, teinturier en peaux, fabricant de cuirs vernis, parcheminier et gantier.... Paris, lloret, 18il, pet. in-8".

Parer {Bel.). — Amincir le cuir au moyen du couteau à parer, alin que les bords ne fassent pas saillie sur les plats. Bihliogr. — Didix : Op. cil., p. 189» — B»»sgrET (E.i : Op. cit., Vocabulaire.

Parfiler [Pap.]. — Coudre le tissu de la toile mécanique avec le fût ou alfùt.

Ribliogr. — Lk X«h»mam> L.-S.;. : Op. cit., p. 269.

Passe-partout [ijrav.]. — C'est une gravure, soit en relief, soit en taille-douce, formée de deux parties mobiles. Ainsi en est-il pour certaines lettres ornées et gravées sur bois dont l'entourage est toujours le même, tandisque le centre est mobile, certaines eaux-fortes et taillesdouces divisées en cadre richement orné et dont le centre recevait des vignettes avec légendes, elles étaient surtout en usage aux xvn*^ et xvni*" siècles. Bien des thèses illustrées sont faites de cette manière.

Pâté (Grav.). — Taches noires et opaques résultant de tailles trop rapprochées et serrées, produisant une tache au lieu d'une ombre.

Pâté (T'y/).). — Mélange accidentel de lettres de divei^ ou de même caractères.

Patente d'imprimeur. — Autorisation accordée par le roi ou un souverain d'imprimer un livre. Le premier privilège connu et daté remonte à 1507; il a été donné par le Pape pour l'impression de l'édition latine de la Géographie de Ptolémée ; en Angleterre, la patente date de 1532.

Bibliogr. — Bhuxbt (G.) : Dictionnaire bibliologique.

Perdre {Typ.). — C'est le contraire de chasser; c'est-à-dire que la copie étant dense et serrée, le compositeur fait plus de pages d'impression que de pages de copie.

Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : p. 713.

Petit papier (Typ!), — Se dit d'ouvrages, de livres imprimés avec des marges très étroites; ce genre de travail est toujours défectueux.

Photogalyanographie [Grav.). — Procédé de gravure héliographique permettant d'obtenir des dessins en creux ou en relief dont on fait des clichés.

Photoglyptie (Grat\). — Procédé de gravure à l'aide de clichés photographiques. Il consiste à obtenir un cliché en gélatine à l'aide d'un cliché sur verre. Le premier étant creusé avec plus ou moins d'intensité, puis recouvert d'encre spéciale, donne à l'impression des teintes plus ou moins noires correspondant aux parties lumineuses et aux parties ombrées.

Photograyure [Grav,). — Transformation des clichés photographiques en planches en taille-douce; épreuves obtenues au moyen de ces planches tirées avec l'encre grasse ordinaire.

Photolithographie (Grai\), — C'est la transformation d'un cliché photographique en dessin lithographie sur pierre ; épreuves obtenues par ce procédé.

Photo-miniature (Grav.), — Art d'enluminer les épreuves photographiques. Procédé très ordinaire, sans goût artistique qui imite bien grossièrement encore les miniatures.

Phototypographie [Grav.], — Procédé à l'aide duquel on transforme des clichés photographiques en gravures en relief s'imprimant sur des presses typographiques. Les clichés Gillot, Michelet, Petit, etc., sont des clichés obtenus par ces procédés.

PicotemenU (Grar.). — Ce sont des accidents voulus que les graveurs appliquent sur les cuivres au moyen d'un tampon irrégulièrement chargé de vernis et laissant à nu certaines parties du métal. Il en résulte des taches irrégulicres ; on Tutilise surtout pour le rendu des terrains, des pans de murs, etc.

Pièce ( Grav, ) . — C^est un cube de bois q ue le gra veursur bois met dans un fragment de planche sur lequel il y avait une erreur, et qui lui sert à dessiner à nouveau. Pour l'obtenir, il creuse sur la planchera Tendroit de Terreur, un trou carré dans lequel il chasse avec un maillet ce cube enduit de colle forte ; la surface de ce bloc est dressée, et il peut travailler.

Pièce {Bel,). — Synonyme d'étiquettes. Morceau de cuir de couleur différente qu'on applique sur le dos des livres, dans les entrenerfs et sur lequel on pousse les titres. — Morceau de cuir que Ton met également sur la couverture à l'endroit où il existe des défauts.

Bibliogr, — Dunix : Op. cit., p. 606. — Bosquet (E.) : Op. cit., p. 133.

Pied-de-chèyre (Pap.), — Défaut de papier consistant en écornures ou en déchirures légères.

Bibliogr. — Lb Normand (L.-S.) : Op. cit., p. 270,

Pile {Pap,), — Creux dans lesquels frappent les maillets; caisses dans lesquelles se meuvent les cylindres. — Tas de papiers dressés. Bibliogr. — Le Normam» (L.-S.) : Op. cit., p. 270.

Piquage (Pap.), — Se dit des petites taches de moisissure dont se couvre le papier lorsqu'il est renfermé trop tôt dans un magasin humide. Pour les enlever, on lave le papier à l'eau claire et on l'expose à un soleil ardent, ou bien on le trempe dans une solution d'eau de javelle. Un fort encollage prévient le piquage ; le papier à la forme est plus susceptible de se piquer que le papier continu.

Bibliogr. — Lk Normand : Op. cit., p. 271.

Piqnage (Bel,). Ce terme désigne le maculage produit par la gravure sur la page du texte qui se trouve en regard; on l'évite en interposant cntreles deux feuillets une légère feuille depapier buvard.

Placards [Typ.), — C'est la réunion provisoire d'un certain nombre de paquets qui doivent être corrigés avant la mise en page, surtout lorsque l'ouvrage est susceptible de beaucoup de changements.

Bibliogr. — Lefkvre (Th.) : Op. cit., p. 713.

Plaçare (BeL), — Action de disposer dans leur ordre rigoureusement exact les planches et feuilles d'un ouvrage avant de le coudre. Bibliogr. — Bosquet (E.) : Op. cit. , Vocabulaire.

Planage (Grav,), — Opération consistant à dresser les plaques de métal destinées à la gravure.

Planche {Grav,). — C'est la matière, bois ou métal, en forme de plaque sur laquelle Tartiste grave ses dessins ; se dit aussi d'épreuves gravées ou lithographiées.

Planche à claire-YOie (Grar.). — Se dit de planches gravées en taille-douce, offrant dans leur milieu une ouverture réservée. Certains ouvrages des xvii® et xviii® siècles sont illustrés de la sorte, ainsi que les thèses. (V'oir aussi le mot passe-pariout).

Planche usée [Grav,], — Par suite de l'usure des tailles sur les planches en métal, elles ne donnent plus que des épreuves pâles, — Celles produites avec des planches gravées sur bois, usées, produisent des épreuves noires, à cause de l'empâtement des tailles qui se confondent avec les creux.

Plat de la couverture (T'y/).). — C'est la page qui contient le titre. On appelle revers celle qui est consacrée à des annonces, à un fleuron ou au nom de l'imprimeur.

Plats (y?e/.). — Terme adopté pour désigner les surfaces planes du carton qui sert de couverture au livre ; on dit : les plats intérieurs, les plats extérieurs.

Bibliogr. — Lb.xoiima.xd (Sbd.) : Op. cit,, p. 184.

Platinotypie (Grar.). — Procédé de tirage des épreuves positives à l'aide de sels de platine. Les épreuves qu'on en obtient sont bleuâtres de ton et assez froides.

Plein-or (BeL), — Ce sont des fers à dorer qui se tirent avec la presse.

Bibliogr. — Dunix : Op. cit., pp. 614, 645.

Pliure {Bel.). — Trace laissée par le pliage sur l'ensemble d'une feuille imprimée que l'on déplie à nouveau ; les pliures sont bonnes ou défectueuses.

Bibliogr. — Bosquet (E.) : Op. cit., p. 8,

Poinçon (Grav.). — Outil de forme longue, acéré à une extrémité présentant parfois deux pointes assez grosses émoussées dont oa se sert dans la gravure en manière de crayon pour ajouter de gros points au travail commencé à Teau-forte.

Point typographique (Typ,). — C'est. une mesure équivalant à un sixième de ligne, et qui sert à régler la force des caractères. Le point n'est pas uniformément le même pour toutes les régions ; celui de Paris est de ^ de ligne ou 4 dixièmes de millimètres, celui de Strasbourg est différent, ainsi de suite. Celui adopté à Tlmprimerie nationale est réellement de 4 dixièmes, puisque 10 millimètres valent 25 points.

Bibliogr. — Litthk : Diction.

Pointe à graver (Grav.). — Ce sont des poinçons plus ou moins aigus dont se servent les graveurs pour creuser les tailles sur le métal.

Pointe des graveurs sur bois {Grav.), — Lame d'acier trempée dure et recuite au jaune, emmanchée dans une tige de bois fendue en deux et serrée par une cordelette tordue.

Pointe double et triple (Grav.). — Lames d'acier à doubles ou triples pointes en usage dans la gravure en manière de crayon. Elles sont lixces dans des manches en bois, et souvent émoussées.

Pointe patte (Grav.). — C'est une pointe à rcxtrémité un peu large et mousse enlevant des grandes largeurs de vernis, mais creusant moins le cuivre.

Pointe sèche (Grav.). — Stylet d*acier très acéré avec lequel on dessine directement sur le cuivre. En appuyant plus ou moins fortement, la pointe pénètre plus ou moins profondément; elle ne coupe pas le métal, mais le refoule de chaque côté, ce qui produit des barbes.

Points carrés ou gros points (Typ.). — Points fondus sur demicadralins et que l'on emploie dans les tables, opérations, etc. On les fondait autrefois sur cadratins, de là la dénomination de points carrés.

Bibliogr. — Lefèvhe (Th.) : Op. cit., p. 71 i.

Pointures [Typ,), — Ce sont des languettes de fer attachées par

LEXIQl'K

une vis aux deux côtés du tympan de l'ancienne presse de l'imprinicur.

Bibliogr, — Dudix : Op. cit., pp. 235-6 iô.

Police (Typ,), — On donne ce nom à l'état de toutes les lettres ainsi qu'aux signes de la casse en indiquant leur quantité proportionnelle pour un total déterminé. — Le fondeur se base généralement, pour établir sa police, sur la composition en langue française, et les fontes se commandent au poids et non par milliers de lettres. L'imprimeur devra spécifier au fondeur que sa fonte doit servir à la composition d'une langue étrangère parce que le nombre de types d'un même caractère peut varier. C'est ainsi que dans une police de 100,000 lettres, devant servir pour la composition du français, on doit mettre, d'après le calcul de M. Rignoux, la quantité de lettres suivantes :

Bat de caste.

JOO

Pet.

capit.

JOO

Signe».

Lninrei. ii

Doublet, il» 50

il 50 CapiUlet.

fi fl

ir

Aiccenti.

OK

Ponctuation .

ft

fi

Supenturei.

ft

Nous ne nous étendons pas au-delà sur ce mot. Bibliogr. — Lkfèvhe (Th.) : Op, cit.,pp, 714-715,

Polir (/?e/.). — Action de donner du luisant ù la peau et aux plats des livres en les frottant avec un polissoir. Bibliogr. — Bosquet (E.) : Op, cit., p. 149, sq.

Polyamatypie (Typ.), — Fonderie polyamatype : mécanisme par lequel on fabrique à la fois un grand nombre de caractères en refoulant brusquement, par la chute d'une bascule à poids la

flialière fondue dans des moules où elle reçoit la forme des lettres. Bibliogr, — Littrb, Dictionnaire,

Polyptique. — Le polyptique désignait originairement un feuillet plié plusieurs fois sur lui-même et sur chaque face duquel on écri- A'ait. Les documents administratifs romains : cadastre, registre, étaient faits de la sorte. Ce nom est resté aux registres de couvents ou de communautés donnant la description des biens imposables, aux inventaires en un mot.

Ponctuation {Bibliogr,). — Son absence est un des caractères distinctifs des incunables, au moins jusque vers 1470 ; les imprimeurs se contentaient de reproduire la ponctuation qui se trouvait sur les manuscrits.

Pontusean (Papel.). — Liteau de sapin, souvent variable comme nombre, qui traverse le châssis de la forme dans le sens de sa grande longueur. Il sert à consolider les pièces du châssis, à lier et retenir la toile de laiton lorsque le coucheur 1 appuie contre les feutres.

Pontuseanx (Bibliot,), — Ce sont les traits espacés de distance en distance qui coupent à angles droits d'autres lignes très resserrées, appelées vergeures, qu'on aperçoit dans le papier lorsqu'on le regarde par transparence. Ils proviennent de l'appui de la pâte contre les séparations des liteaux posés sur le châssis. Par la disposition horizontale ou verticale qu'ils occupent dans l'ensemble d'un livre ancien, on peut définir son format si l'ouvrage ne porte pas de signature. On peut appliquer ce procédé aux incunables par exemple. Dans le livre moderne, même pour les papiers dits vergés, les pontuseaux ne sont pas toujours disposés dans Tordre des anciens livres.

Bibliogr. — Le Nohmaxd (L.-S.) : Op. cit., Vocabulaire. — Mohtet : Le papier [Revue des bibliothèques^ 1892, t. II, p. 195].

Porse {Papel.). — Quantité variable de feuilles de papier couchées, entre des feuilles de feutre, aussitôt qu'elles sont séchées en partie, ou paquet isolé formé de feuilles blanches. Dans le premier cas, on la désigne sous le nom de porse-feutre^ dans le second sous celui

de porse-hla riche.

Bibliogr, — Lbxormam» : Op. cit., Vocabulaire.

LEXIQL'K .*i8i>

Portulan [liibliogr.], — Nom donné aux anciennes cartes ou recueils hydrojj^raphiques marins accompagnés de cartes, dans lesquels les ports d'escales et de débarquement sont surtout indiqués ainsi que tous les renseignements utiles aux marins.

Pousser un titre [ReL). — Se dit de l'impression des lettres du titre sur l'or qu'on a couché sur le dos du livre à relier.

Presse typographique. — Originairement elle se composait d'un appareil en bois mu par une vis de pression qu'on actionnait par un levier ;Josse Badius Ascensius, Vascosan, Golines, Estienne, devaient s'en servir; on peut en avoir une idée d'après les gravures anciennes et des marques d'imprimeurs, tels que : Pierre César Jehan Haudouyn.

Aux xvn*^ et xvin" siècle, on se servait d'une presse dite k nerfs ; les EIzevirs, les Wetstein ainsi que Sébastien Gramoisy, Camusal, Latour Anisson, Duperron, l'utilisaient. La presse hollandaise^ en usage au xvni'' siècle (1770) et au commencement du xix", alors déjà bien perfectionnée, était toujours construite en bois. Lord Slanhope inventa une presse qui portait son nom dont le corps était métallique; elle était en usage à Paris au commencement de ce siècle ; la pression avait lieu au moyen d'un balancier. En 1822, fut introduite à Paris la pvesfie dite k gros cylindres^ dont la rapidité do travail était considérable pour l'époque. II faut compter encore les presses à pelils cylindres, puis celles dites en blanc, Marinoni créa une presse à double mouvement permettant d'imprimer le recto et le verso à la fois, c'esl-à-dire à retira tion.

Bihlioyr. — Lefkvuk (Th., : Op. cit., pp. 799-711.

Presse lithographique. — Elle sert exclusivement au tirage des pierres sur lesquelles on a gravé ou dessiné soit au crayon, .soit à la plume.

Presse manuelle en hois. — C'était celle qui au xvni*' siècle servait à imprimer typographiquement les épreuves des vignettes sur bois.

Presse en taille-douce. — Cette presse sert tout spécialement pour tirer les épreuves sur les planches gravées en creux.

Privilège. — Le privilège consistait en un acte délivré par un souverain ou un prélat et accordant à un imprimeur le droit exchi-

MaNUKL DV DinLIOTIIKCAIIIK. 3'>

sif d'imprimer un ouvrage déterminé et pour un temps donné. I^

plus ancien pour l'Allemagne est celui que Tévêque de Bamberg,

Henri, en 1490, donna en faveur du Liber missalis secundum

ordinem eçclesiœ Bamhergensis. En France on les trouve à

partir de 1507. Malgré le privilège, la contrefaçon se faisait

largement, et presque tous les ouvrages susceptibles d'être vendus

étaient réimprimés clandestinement dans la ville même avec de

fausses indications, mais surtout en Hollande, à Genève, à Avignon. inhliogr,— Biutnet (G.) : Dict. bihliol., col. 1260-1261.

Premier état [Grav,], — Epreuve d'une planche qui a reçu une première morsure et où le fini absolu n'est pas encore exécuté. Toute épreuve différente des seconds tirages porte aussi le nom do première ; elle ne porte souvent ni légende, ni nom d'auteur, etc.

Premiàre [Typ.), — C'est la première épreuve d'une feuille envoyée à l'auteur aussitôt qu'elle a été typographiée. Elle suit généralement l'épreuve en placard corrigée.

Quait [Pap.]. — Terme désignant la quantité de 25 feuilles de papier de n'importe quelle sorte : ce mot répond en un mot à la mnin.

Quaterne, Quaternion (Dihlioc/r,). — Cahier de manuscrit ou d'imprimé, composé de 8 feuilles; les incunables sont souvent imprimés (le la sorte; comme on le voit, c'est la feuille de format in-8o, à 16 pages.

Queue (Bel.). — C'est le nom donné à la partie ou à la tranche inférieure d'un volume.

Queue [Typ.). — C'est le blanc un peu prononcé qui reste au bas d'une page terminant les divisions de l'ouvrage; on y place un fleuron ou seulement un simple filet.

Queue de morue [Grav.). — C'est une brosse large et plate, servant à recouvrir de vernis l'envers des plaques destinées à la morsure, avant de les plonger dans la cuvette à acide.

Bihiioyr. — lk»sgrET : Op. cit.. Vocabulaire.

Quippos (Bibliot.), — Ce sont des cordelettes attachées sur une

LRXIQU R 387

corde ou une baguette et formant de distance en distance des

Hfjeuds plus ou moins compliqués ; c'était là la seule écriture connue

des Péruviens anciens, elle s'est conservée même jusqu'à nos jours

parmi les paysans du pays.

Bibliogr. — Bbhgkh (Phil.) : Histoire de Vécrilure dans Vaniiqttité'. Paris, 1891, in-8% p. 429.

Rabaisser {Bel.), — C'est couper avec la pointe le carton à la hauteur convenable pour que les châssis n'excèdent pas trop la tranche du livre.

Bibliogr, — Dudin : Op. cit., p. 645 — Bosquet (E.) ; Op. cit., Vocabulaire.

Raciner (HeL). — C'est appliquer sur la couverture en peau d'un livre de la couleur de telle façon qu'on imite des racines, Bibliogr. — Bosquet (E.) : Op. cit., p. 274.

Racloir (Grav.), — Outil de forme variée selon qu'il sert pour la gravure sur bois ou sur métal. Pour les graveurs sur bois, c'est un outil large et aiguisé à vif servant à polir la surface des blocs de bois. Les graveurs à la manière noire enlèvent avec le racloir appelé aussi grattoir et ébarboir, la grainure aux endroits où il veulent obtenir des blancs.

Raffiner (Pap.), — C'est réduire à la plus grande ténuité possible la matière des chiffons effilochés.

Bibliogr. — Le Normand (L.-S.) : Op. cit.. Vocabulaire.

Rame (Pap.). — C'est la réunion de 25 mains comprenant ellesmêmes 25 feuilles de papier. Bibliogr. — Le Normand (L.-S.) : Op. cit., Vocabulaire.

Rattrapage [Typ.). — C'est généralement la fin d'un alinéa qui se trouve en tête d'un feuillet de copie dont un compositeur tient le feuillet précédent a besoin pour terminer sa composition.

Bibliogr. — Lbfèvre (Th.): Op. cit., p. 715.

Ratures ou Gosses {Parchem.), — Rognures de parchemin provenant du côté du dos et qui servent à faire une bonne colle.

Réclames, Réclamantes. [Bihliogr.]. — On nomme ainsi un ou plusieurs mots placés au bas des versos des pages et reproduits à la première ligne des rectos de la page suivante ; c'est en somme un repérage nouveau, différent des signatures, permettant d'assembler les feuillets les uns à la suite des autres sans avoir recours aux signatures. On utilisait les réclames dans les manuscrits dès le XI* siècle, et au xiv«leur usage était fréquent. C'est dans un Tacite^ imprimé îi Venise par Vendelin de Spire en 1468 ou en 1 109, que se voient les premières réclames ; elles étaient en usage jusqu'au xviii* siècle, mais alors on ne les mettait plus qu'au bas du verso du dernier feuillet de chaque cahier.

Réclames ( Typ,). — De nos jours, on désigne sous ce terme l'endroit de la copie où une feuille est achevée et où recommence une nouvelle ; on l'indique à la lecture de la typographique, en marquant la tomaison si l'ouvrage a plusieurs volumes, le numéro de la feuille, celui de la page et le nom du compositeur.

Rihliofjr. — Lalaxxk (Lim.), Curiosités bibliographiques ^ p. 106. — LKpfevnK (Th.) : Op. cit., p. 715.

Réduire {Bel.). — Action de battre les cahiers d'un livre pour en diminuer l'épaisseur et en assouplir le papier.

Registre [Bihliot,). — C'est une table indicatrice des cahiers dont se composait l'ouvrage, sur laquelle on rappelait les premiers mots des feuillets qui composent la moitié de chaque cahier; on l'appelait Begistrum chariaruni ou regislrum tout court. On s'en servait pour l'assemblage des cahiers et la reliure. La première fois que le registre a été utilisé, c'est, croit-on, dans les Philippiques de Cicéron elle Tile A/re, tout deux imprimés par Ulric Hahn en 14()9 ou 1470.

Registre (faire le) (Typ.). — C'est faire correspondre le tirage

d'un côté de la feuille avec celui du côté opposé, de telle sorte que

les pages étant de même dimension et de même caractère, toutes les

lignes du verso tombent exactement sur celles du recto; mais on se

contente de faire tomber les pages en tète et en ligne lorsqu'elles

contiennent des caractères différents.

Hihlioyr. — Lal.^nxk (L.) : Op. cit., p. 105. — Lkfhvhe (Th.) : Op. cit.» p. lit.

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Réglure (Bibliogr.), — Ce mot désifj^ne les traits à Tencre rouge simples ou doubles qui encadrent le texte d'une page dans certains ouvrages, surtout à partir du xvi® siècle. Ces réglures étaient originairement faites à la main, et par conséquent, n'étaient employées que pour des ouvrages d'une certaine valeur typographique; elles se font aujourd'hui typographiquement. Les ouvrages d'une même édition n'étaient pas tous réglés, on ne le faisait que pour des exemplaires de choix. Quant à la réglure du papier à l'usage des écoles et des administrations, elle était aussi faite h la main autrefois, mais elle s'elfectue aujourd'hui dans les manufactures de papier au moyen de machines à régler; on peut nommer les machines Brissard, Adam, Dawson et Timoksiowitsch ; ce dernier remplaça la réglure à l'encre par un filigrane fait avec une molette.

Reliure. — Ce terme désigne Tensemble des opérations qui consiste à recouvrir un livre d'une enveloppe protectrice formée aujourd'hui d'un dos en toile ou en cuir et de cartons recouverts de toile ou de cuir, après en avoir cousu tous les cahiers ensemble. On en distingue plusieurs sortes : les reliures pleines ou d'amateurs, les demi-reliures, les cartonnages ordinaires, anglais et à la Bradel, les emboîtages, les cartonnages classiques et la reliure arraphique.

Remanier (7'{//7.). — Expression dont on se sert pour marquer qu'on chasse ou qu'on reprend d'une ligne sur l'autre pour la correction d'un ajouté ou d'une suppression.

Bibliogr. — Lbkkvhr (Th.) : Op. cit., p. 716.

Remordre ((irav.). — C'est exposer une deuxième fois à l'actioa de l'acide, une planche métallique afin d'accentuer les traits déjà creusés ou d'en creuser de nouveaux.

Rentrée [Typ,], — C'est le renforcement que subissent certaines lignes relativement à d'autres, dans la composition de la prose ou de la poésie.

Bibliogr. — Lbfkvub (Th.) : Op. cit., p. 716.

Rentrure (Typ.), — Ce sont les diverses parties d'un galvano ou d'un cliché destinées à être tirées chacune d'une couleur différente et qui réunies forment l'ensemble d'un sujet. Devant être remplacées successivement dans la forme après chaque tirage, ces parties

390 LKxigi'K

sont montées sur des blocs très rég-uliers entre eux afin que le repère de l'ensemble s'obtienne facilement. . Bîbliogr. — Lbfkvub (Th.) : Op. cit., p. 71«.

RenToi (Typ.). — Indication marginale quelconque répétée dans la matière pour marquer que ce rent'oi doit entrer dans Tensembie et y faire suite avec ou sans alinéa. C'est aussi le chiffre placé dans le cours du texte au dessus d'un mot ou à ses côtés, mais entre parenthèses, et qui indique une note.

Bibliogr. — Lefèvhe (Th.) : Op. cit., p. 716.

Report (Typ,), — Ce sont les mots ou les lignes que Ton reporte d'une page ou d'une feuille à l'autre.

Bibliogr. — Lefkvhe (Th.) : Op. cit., p. 716.

Reprise des traraux {GrAv.), — On nomme ainsi toutes les retouches- et tous les raccords que fait l'artiste pour modifier l'aspect d'une planche déjà gravée.

Retouche {Grav,). — Sur bois : Diminution de la largeur des traits et des contours en les affaiblissant ; on procède donc par suppression de matière et non par augmentation de taille. Toute retouche importante ne peut se faire que par une pièce rapportée.

Retouche. — En taille-douce : Renforcement des creux du cuivre par des hachures nouvelles.

Retroussage (Grar.). — Le retroussagc s'opère en effleurant légèrement le cuivre, après encrage, avec un tampon en mousseline. Cette opération fait ressortir l'encre des tailles profondes et produit sous le rouleau de la presse de larges teintes veloutées.

Reyernissage [Grnv,). — Il consiste à ajouter du vernis sur une partie de la planche déjà gravée afin de pouvoir la retoucher, alors que la morsure a déjà été faite.

Rive (Pap.). — On désigne sous ce terme les grands côtés de la feuille et de la forme ; on dit la bonne et la mauvaise rive; la mauvaise est le bord de la feuille qui se trouve du côté de l'ouvreur, la bonne est du côté opposé. L'ouvreur fortifie la bonne rive en y faisant couler plus de matière que vers la mauvaise.

Bibliogr. — Le Nuhmamj : Op. cit.. Vocabulaire.

LEXigi'K 391

Rogner [Hel.). — C'est couper une partie des marges d'un livre afin d'en égaliser les tranches ; on se sert pour cela du couteau à rogner ou de certaines machines particulières.

Rouleau de presse (Typ,). — L'origine du rouleau remonte à 1814, lors de l'invention de la première machine à imprimer ; il était d'abord en cuir ; c'est Gannal, chimiste français, qui imagina la pAte gélatineuse (colle et mélasse) en 1819.

Bibliogr. — LBpèviiR (Th.) : Op. cit., p. 458.

Rouleau à revemir (Grav.), — Cylindre en bois garni de cuir muni de poignées, et sur lequel on étend un vernis spécial. On passe ce cylindre sur la surface d'un cuivre déjà gravé et le vernis ne touche que les surfaces planes, ce qui permet de faire remordre à nouveau.

Roulettes {Grav.). — Disque d'acier trempé, crénelé, à dents plus ou moins aiguës, fixé perpendiculairement ou parallèlement au manche, et qu'on passe à diverses reprises sur le vernis pour y tracer des séries de points que l'on croise à volonté.

Sabler (Hel.). — On désigne ainsi les livres qui ne sont battus et cousus que très légèrement.

Biblioyr. — Dudin : Op. cit., p. 6i6.

SauYe-garde (Hel.). — C'est la feuille de papier qui entoure les premiers et les derniers cahiers d'un livre pour en protéger les gardes et les feuilles.

Bibliogr. — Lbnohmaxd (S.) : Op. cit., Vocabulaire.

Sentinelle (Typ.). — Ce sont des lettres sorties par accident d'une forme qu'on enlève de dessus le marbre, et qui s'y maintiennent debout.

Bibliogr. — Lefèvre (Th.) : Op. cit., p. 716.

Sépia {Grav.). — Lavis monochrome pour l'exécution desquels on n'employait que de la sépia; ces dessins sont secs et froids. Par suite du goût de l'époque, certains artistes faisaient des dessins à la sépia .

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Sigillographie. — (Voy. Sphragistiqne),

Sigles. — Abréviations consislanl en une ou plusieurs lettres d'un mot pour représenter le mot en entier. Ces abréviations, très eu usage dans les manuscrits et les inscriptions lapidaires, ont aussi été employées dans des ouvrages imprimés. Comme exemple nous citerons les sigles suivants : d d p p : decurionum décréta pecunia publica ; v s L M : votum solvit lihens merilo ; a s : apostolica scripta^ etc. Dans le V^irgile d'AspER, le Domesdaybook^ les sigles sont nombreux. La logique d'Occam, Paris, 1488, en renferme aussi.

Bibliogr. — Lala.vnb : Curiosités bibliogr.^p. AG.'-Phov '.Paléographie, p. {6.

Signature [Typ,] — C'est la notation en chiffres ou en lettres placée dans la ligne de pied de la première page de chaque feuille ou de chaque cahier pour en indiquer Tordre successif. Si Touvrage a plusieurs volumes, la signature contient aussi la tomaison. C'est à Jean de Cologne, imprimeur à Venise, qu'on attribue les premières signatures en 1476; d'autres en font honneur à Jean KcL»lhof (1473). Il faut les attribuer à Koelhof, selon la Serna-Santander, et dès l'année 1472 elles étaient dans Nyder (Jean) : Prœceptorinm divine legis, où Ton trouve les cahiers signés de : a jusqu'à m m iiij. Dans les premiers ouvrages du xv** siècle qui portent des signatures, elles sont parfois défectueuses, les lettres y, r et y ne sont guère employées. Elles ne sont régulières qu'à partir du xvi*" siècle. Nous donnons un tableau des dix premières signatures pour les formais modernes, que nous empruntons en partie à l'ouvrage de Lefèvre.

SIGNi

VTU

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