le nouveau partira du numéro 33.002 inclusivement
' 2® Exemple. — La bibliothèque étant divisée en plusieurs sections numérotées séparément depuis 1, d'où il résulte que la théologie est
parvenue au numéro 1542; la jurisprudence^ au numéro 1828; les sciences^ au numéro 1998; ]e» he lies-lettres^ au numéro 2240; rhistoire, au numéro 3997. Supprimant les sections, le nouveau numérotage partira du numéro 3998, qui n*a été atteint par aucune, et continuera sans interruption et sans observer d'autre ordre que celui de l'arrivée des ouvrages, en ayant toutefois égard au sectionnement par format.
Sectionnement du numérotage par format. — Le sectionnement par format a pour objet de placer sur les rayons des suites de volumes ayant tous à peu près la même hauteur. Leur conservation en est meilleure, car la reliure d'un grand souffre toujours du voisinage d'un volume trop petit. Ajoutons que Ton gagne de la place en ne confondant pas sur le même rayon des livres de grandeurs inégales. Les formats reconnus dans ce mode d'opérer sont au nombre de trois : 1** grand format; 2" moyen format; 3** petit format, qui correspondent aux désignations généralement reçues d'mfolio^ in-quarto, in-octavo. Pour faire en sorte que leur division ne soit pas un obstacle sur les rayons où il est essentiel de maintenir la suite des numéros sans interruption, on réservera d'avance à chaque format une série de numéros déterminée de façon à laisser champ libre aux accroissements futurs.
!'''■ Exemple. — Etant donné une bibliothèque de 20.000 volumes non encore numérotés, on réservera les numéros 1 à 9999 pour les grands formats ; 10.000 à 29.999 pour les moyens formats; 30.000 et suivants pour les petits formats.
2*- Exemple. — Etant donné une bibliothèque déjà numérotée, comme celle dont il est question au paragraphe précédent, on sectionnera par format ainsi qu'il vient d'être dit, à partir du numéro le plus élevé qu'aient atteint les anciennes divisions.
Néces.sité de trois registres d entrée. — I^e sectionnement par format oblige que le registre d entrée ou catalogue numérique soit
divisé en trois registres onverts, le premier aux inscriptions du grand format ou in-folio, le second au format moyen ou in-quarto, et le troisième au petit format ou in-octavo. Chaque registre portera le numéro 1 et formera tête de série.
Reconnaissance des formais. — 11 est inutile de préciser ici les moyens de déterminer chaque format. A Tépoque où le papier était fabriqué selon des règles de dimension qui variaient peu, on reconnaissait le format en comptant les pages de la- feuille d'impression. Les désignations d'in-folio, in-quarto, in-octavo représentaient alors une hauteur fixe. Il n'en est plus de même aujourd'hui que les feuilles d'impression sont de dimensions très différentes, et que certains in-octavo deviennent plus grands qu'un in-folio du xvi® siècle. L'indication actuelle a donc perdu son ancienne signification, car elle ne répond pas toujours à l'indication de la hauteur du livre; elle doit être abandonnée pour les désignations suivantes, répondant mieux aux dimensions réelles :
1® Grand /brma< (comprenant tous les volumes dépassant 35 centimètres) ;
2° Moyen format (comprenant les volumes hauts de 25 à 35 centimètres) ;
3° Petit format (comprenant les volumes au-dessous de 25 centimètres. )
Formats inégaux^ — Il peut arriver qu'un ouvrage de petit ou de moyen format soit accompagné d'un atlas grand format. En ce cas, l'inscription de l'atlas à l'inventaire sera jointe à celle de l'ouvrage, sans que l'on se préoccupe de la différence des formats. Mais si l'atlas ne peut être rangé sur le même rayon, on l'y remplacera par une planchette indicatrice portant au dos le numéro attribué à l'ouvrage, et, sur une de ses faces, la désignation du lieu où cet atlas aura été déposé.
Planchettes indicatrices, — Les planchettes indicatrices seront
également employées pour représenter sur les rayons : 1° les livres
prêtés ; 2** les livres disparus ; 3** les livres précieux placés hors
rang, dans des réserves particulières ; 4" les livres envoyés à la
reliure.
Les planchettes seront en bois blanc et fabriquées le plus simplement possible. Elles affecteront la forme d'un volume d'une épais- .seur suffisante pour que leur dos reçoivent l'étiquette.
Ma.XUBL do BlBLIOTIlécAlnK 2S
3® Inscription au registre d'entrke-inventaire. — Après avoir numéroté le livre et reconnu son format, on inscrira son numéro, son titre abrégé et ses conditions matérielles sur le registre d'entrée affecté à son format. 11 a été dit quel était l'objet de ce catalogue et pourquoi il se divise en trois registres destinés aux inscriptions de l'in-folio, de Tin-quarto et de l'in-octavo.
Le tracé et les légendes de chaque registre seront conformes au modèle d'état. (Voir le modèle n" 1.) On ne saurait trop répéter que^ une fois inscrits, les numéros de chaque ouvrage sont immuables et servent de points de repère dans les indications des catalogues alphabétique et méthodique.
Conditions du registre, — Le registre d entrée-inventaire devra être de papier de fil bien collé et réglé (espacement des lignes, 2 centimètres.) Ménager des marges assez grandes pour permettre plus taixl une seconde reliure, s'il est nécessaire. En cas d'erreur, ne pas faire de grattages, mais barrer d]un trait léger el écrire à l'encre rouge toute correction.
Indication des reliures. — L'inscription des titres d'ouvrages pourra être abrégée de façon à ne pas tenir plus d'une ligne.
Pour la sûreté du récolement, il ne faudra pas omettre, toutefois, le détail des conditions du livre, en abrégeant comme il suit ces dernières indications :
Basane bas.
Blanc bla.
Bleu bl.
Broché br.
Compartiments comp.
Cartonné cart.
Chagrin ch.
Dédicace autographe déd. auL
Demi-reliure d.-r.
Dentelles dent.
Dessins des.
Filets m.
Doré sur tranche tr. d.
Fleurs de lis fl. d. I.
Gaufré gf.
Gravures grav.
Maroquin roupie, bleu, jaune, noir, vert. . . mar. r., bl., j., n., v;
Miniature min.
Notes manuscrites , n. ms.
Parchemin pareil.
Percaline perc.
Petits fers p. fers.
Planches pi.
Plaquettes plaq.
Portrait ptr.
Rou;<e r.
Veau brun v. br.
Veau écaillé. — Veau fauve. — Veau marbré, v.éc.-v. f. m.-v.
Veau racine. — Veau tacheté rac.-v. v.-t.
Vélin vél.
Vert v.
Violet viol.
Recueils de pièces, — Donner Tindication du blason, si la reliure est blasonnée. On ne doit pas omettre le catalog^ue détaillé des pièces de recueils factices (sous la rubrique 1"^ pièces^ 2* /)., ^'' p.,etc).
Avoir soin de mentionner à la colonne Observations les dédicaces autographes et les notes manuscrites qui pourront se rencontrer.
Inscriptions réservées. — Si l'ouvrage est broché, s'abstenir de toute indication, en se réservant de mentionner plus tard le détail de sa reliure.
Les périodiques et les ouvrages non terminés ne seront inscrits à l'inventaire qu'à la fin de la publication ou d'une série complète. Jusque-là, leur inscription aura lieu, en la forme ordinaire dans un cahier particulier avec numérotage provisoire et afTectation d'un local spécial.
Inscription des doubles. — Les doubles doivent être portés sur l'inventaire et sur les catalogues. L'expérience a prouvé, d'une part, qu'ils pouvaient être utiles, et, d'autre part, que leur isolement ou leur aliénation avait des inconvénients plus grands que le bénéfice de leur renvoi.
4** Inscription au catalogue alphabétique. — Le catalogue alpha-
béiique a pour objet de répondre, à bref délai, à toutes les demandes qui concernent un nom d'auteur.
Ce catalogue ne saurait être établi sur un registre à folios fixes, par ce motif déterminant qu'il est impossible de mesurer les accroissements à venir et de leur ménager un espace sufHsant. Le catalogue alphabétique doit donc être établi sur cartes ou folios mobiles, en telle sorte qu'il puisse se prêter indéfiniment à tous les besoins, sans obliger le bibliothécaire à des surcharges, avec la perspective de la refonte complète d'un travail considérable.
Nous ne saurions recommander exclusivement un modèle de carte ou de folio mobile. Le meilleur est sans contredit celui qui, au meilleur marché possible, permettra d'assembler et de désassembler facilement le catalogue pour chaque intercalation. Dans les anciennes bibliothèques, où les caries ont été employées jusqu'ici, il sera prudent de continuer à s'en servir, afin de pouvoir utiliser le travail ancien et le fondre dans le nouveau. Le seul perfectionnement à introduire sera dans l'aménagement de ces cartes, qui devront se trouver réunies dans des boîtes en bois ayant des dimensions qui permettent un maniement facile et pourvues d'un système d'agrégation qui contienne les cartes sans nuire à leur libre examen. Plusieurs modèles ingénieux ont été mis en avant jusqu'ici. Les uns font passer dans les cartes une broche de bois ou de fer ; d'autres permettent de les consulter comme des feuillets de livre au moyen d'une chaniicre en toile qui les rattache à une sorte de registre à souche ; d'autres encore usent de folios mobiles reliés par la pression de deux bandes de fer à vis graduées comme pour les registres matricules militaires. En principe, ces méthodes sont préférables à Tusage des cartes en boîtes qui sont dépourvues de toute attache et risquent de s'éparpiller. Mais elles présentent le triple inconvénient d'être coûteuses, de ne pouvoir permettre ni une intercalation rapide, ni l'utilisation des cartes anciennes. Le meilleur expédient serait, si on s'en tient aux cartes ancien modèle, de les retenir en boîtes au moyen d'un appareil à grille (modèle fîg. 7^), puis on rangera les boîtes dans un corps de rayons haut de 1" 50. Pour faciliter l'examen des cartes, chaque tablette sera doublée d'une planchette sortant à volonté pour supporter la boîte, si elle est attirée extérieurement, comme cela se pratique à la Bibliothèque nationale.
AI»I*KNmCK
Les cartes doivent être de carton léger et avoir au moins 10 centimètres sur 6. Toute latitude est laissée si on les veut plus grandes.
L'écriture ronde ou tout au moins un peu relevée, est recommandée dans l'inscription des cartes ; elle est plus nette, plus lisible et tient moins de place.
Quand le bibliothécaire écrit une carte, il doit veiller à ce que l'inscription de tête se dégage nettement à l'œil. S'il a, par exemple, à inscrire les Eléments d'anatomie de Béclard, qui portent le numéro 812, il disposera ainsi son inscription. Le haut de la carte est seul figuré.
Bëclard. (p. a.)
flléments d'cmatomie^ i« éd.
Paris, 186i, in-8^
Le titre de l'ouvrage ci-dessus est abrégé ; il ne doit être porté en son entier que sur le catalogue méthodique, où il sera toujours facile de le retrouver, si l'on a besoin d'éclaircissement.
Lorsqu'un auteur portera plusieurs prénoms, les inscrire tous, au moins par leurs lettres initiales. Ne pas oublier les titres distinctifs et désignalions d'origine ou d'emplois, lorsqu'il s'agira de noms répandus comme Dubois^ Durand^ Duval, etc., etc. Ranger tous les homonymes par ordre alphabétique de prénoms, après avoir porté ceux dont les prénoms restent inconnus, et qui se succèdent par rang de dates.
Si on inscrit une traduction ou un ouvrage en collaboration, faire la carte au nom de l'auteur traduit ou du premier auteur nommé. Ne pas négliger d'établir ensuite des cartes de renvoi aux noms du traducteur et de chaque collaborateur. Ces renvois seront sommaires. Exemple : après avoir fait la carte du Cours élémentaire de culture des bois^ par Lorentz, complété par Parade, n** 1245. et celle du Bobinson de Daniel de Foë, traduit par le docteur Boisseau, n® 1819, on dressera par surcroît les deux caries suivantes :
Parade (a.)