Voir au chapitre suivant, modèles de cnHes
3. En lisant les préfaces des ouvrajres à classer, on trouve souvent des détiiils d'histoire littéraire précieux permettant d'apprécier le livre avec plus de méthode, surtout au xvr sièlc, l'auteur de la préface ayant intérêt  exposer clairement le sujet qu'il traite ou à indiffuer les modifications apportées à un texte primitif qu'il réédite. C'est ainsi que Botfield a publié à Cambridge, en
livre afin de ne laisser échapper aucun titre nouveau si parfois deux jou plusieurs ouvrap^es se trouvaient réunis ensemble. L'importance des formats factices a sa raison d'être, puisqu'il faudra indiquer sur le rej^fistre-inventaire ou la feuille qui lui en tient lieu, Touvrage dans son format de classement. Le titre, comme on le sait, doit tenir dans une seule ligne, d'où Tobligation de faire des abréviations nécessaires * .
Nous ne pouvons trop conseiller au candidat de bien se pénétrer de l'instruction du 4 mai 1878, surtout en ce qui touche au calaloguage et au classement des ouvrages.
La troisième et dernière partie de l'examen est l'épreuve orale. Elle permet au jury d'apprécier rapidement les connaissances techniques du candidat ; une interrogation sur les langues vivantes fait aussi partie de cette épreuve.
Le nouveau programme [30 décembre 1893) renferme la substance de toutes les matières que le candidat doit posséder et sur lesquelles on peut l'interroger^.
On peut appliquer ce que nous venons de dire aux stagiaires de toutes les bibliothèques, et les recommandations sur la manière de faire les cartes et de remplir les registres peuvent être utiles à tous.
Ce n'est pas en France que les examens spéciaux ont été inaugurés. Cette lacune, que signalaient depuis longtemps les bibliothé-
1861, un curieux recueil des préfaces des principales éditions des classiques et aut^uPH anciens parus entre les xv" et xvii» siècles. Le titre en est : Prœfationes el epistolx^ ediiionibns principibus auctorum veteruin prœpositse curante Benah Rotfîeld Cant^ibrigiiP, 1861, in-i% 674 p.
Pour citer au hasard un exemple, nous nommerons le suivant : Les histoires et chroniques du monde^ tirées tant dn gros volume de lan Zonoras, auteur Byzantin, que de plusieurs autres bons et anciens scripteurs hébrieus et grecSy et mises de leurs primes et naïfues langues hébraïques et grecques en langage françois^ etc., etc., par lan de Maumont, traducteur et recueilleur d'icelles..., à Paris, de Timprimerie de Michel de Vascosan, M. D. LXI, in-folio. Cet oiivrajçe renferme une « Epitre » [A la Roy ne mère du Roy) de 6 p., un « Avertissement », 1 p., et « Aux lecteurs », 3 p. Dans 1' « Avertissement »^ Jean Maumont explique dans quelles éditions il a puisé pour faire son travail, et dans la note « Aux lecteurs », il expose comment il a traduit et interprété Zonare.