I.K MnUIUER DES RIBMOTIIKQUES
11 serait bon que ces plaques de lôle pour montants eussent une épaisseur d'au moins 5 millimètres afin que les clavcUcs qui y seront fixées tiennent suffisamment*.
Les bibliothèques d'un ordre plus modeste ont un aménagement moins dispendieux. Pour une bibliothèque en construction, surtout pour celle des Faculté?, il faut chercher à établir un mobilier dans les meilleun^s conditions possibles de sécurité, de solidité, de bon marché en même temps que d'un usaj^e facile.
La base du mol)ilier dans toute bibliothèque est le
Fig. 6.
Plan sectionné,
avant-arrière, d'un
montant rn tôle, ravonnat^c; or il existe tantc'.t en bois, tantôt en niélal,
IcB piècea toute» ' i r • I I II' Il » 1 131 r
aMembitîc». quelqucfois les deux allies ensemble comme a la nibliothèque Nationale, par exemple^. On doit se contenter, pour l'aménaj^emenl d'une bibliothèque universitaire, du bois, et le choix se portera de préférence sur les essences dures, si les ressources du bud<;et le permettent : chêne ou noyer; sinon, sur
du bois résineux : pin ou pitchpin. Les rayonnaf^^es sont de deux sortes : fixes contre et tout le lonj^ du mur ou posés en épis dans les salles, parallèlement entre eux, mais en sorte que la lumière leur arrive dans les meilleures conditions pos- Fig. 7. Plan liiioe bihiiothrque où siblcs. Commc Oïl iic pcut la doiincr (le
le» rayoniiagoa sont posén eu épia. ^ • , , . ^
face, on s orj^a inséra de manière à ce qu'elle pénètre parallèlement aux épis ; fij;. 7).
I^e rayonna'^e a du dessin suivant > fij;. 8), étant fKlossé au mur et faisant corps avec lui, ne nécessite pas une vérification préalable de la solidité des planchers. Il n'en est pas de même du rayonnaj^eA qui repose en plein milieu des salles et fait supporter aux planchers et aux plafonds inférieurs un poids considérable. Aussi si ce fait doit se présenter dans des pièces de construction ancienne, où les poutres de soutènement sont en bois, il serait utile de faire visiter les divers
1. I/empIni du métal peut ctrc poussé plus loin même; ainsi tous les meubles dont il sera traité dans ce ciiapilre pouri'aient aussi être fails en métal. L'inconvénient serait leur louixleur et la difficulté de leur déplacement.
2. Les montants, tout au moins une partie, sont en fer enveloppés de panneaux de bois.
locaux par un architecte, el au bcsoi infcricurs par des coloniics en fonic.
, faire coiisnlidcr les plafonds
e corps d
rayoiiiiaf;e, quel qu'il soil, se compose : 1" de tiiontanls; 3" de tablettes lixes ou mobiles; 3" d'une léfîùre plintlio dans le bas, el 4" duac corniche ou saillie dans le haut , li^;. il)-
Les montants forment séparalioii dans le corps du rayonnafîe ; on les espace (généralement à un mètre les uns des autres, el les planchettes qui sont posées dans cet intervalle forment une travée ; on comprend que les montants extrêmes, qui ne supportent des tableltcs Fi«. 9. Compo.iiion du que d'uii scul côlé, soicut plus épais que ceux des séparalions intérieures. Il existe un autre mode de montants plus économique que les premiers, nous en parlerons plus loin.
I,es tablettes posées dans lintervallc des rayons sont llxes ou mobiles. La mobilité s'obtient par la pose des tablettes sur des crémaillères ou sur des clavettes insérées dans des ouvertures rondes de dislance en distance. Les rayons mobiles n'ont pour ainsi dire plus
L£ MOBILIER DKS UinMOTIIEQl'ES
Fig. 10. Tablrttes établies sur crcmaillt'rrea.
leur raison d'èlrc dans une bibliothèque universitaire et même dans la plupart de nos bibliothèques de France où les livres sont posés selon leur hauteur et non selon l'ordre matériel pur; il nous faut cependant en dire quelques mots.
I^e système à crémaillère {li^. 10 1 fut fort en honneur autrefois, il subsiste encore dans bien des bibliothèques ; voici en quoi repose son principe : de chaque côté intérieur des montants est fixée une latte de bois taillée en dents de scie de telle sorte que les dents soient bien vis-à-vis les unes des autres ; on place des tasseaux dont les bouts taillés en biseau s'encastrent exactement dans les crans de la crémaillère, sur ces tasseaux on place les tablettes dont tout l'appui repose sur eux di};. 11, 1*2).
Le seul avantaf^o du système est le déplacement des planchettes qu'on peut hausser ou baisser en rendant les tasseaux ; les inconvénients sont les suivants : 1" par manque de précision, l'ouvrier néf;:Iif;e de placer les crémaillères bien parallèles entre elles, si bien que les crans ne correspondent j)lus exactement et qu'on se voit oblij^é de hausser les tasseaux au moyen de cales; 2" les places des coins des montants sont difficilement utilisables, car les volumes un peu minces sont masqués par rTSiVac.*;™tl la crcmaillcre ; 3- enlin, la cherté relative du
procédé, puisque le mètre courant de crémaillère, une fois posée , revient à 1 franc environ, plus le prix des tasseaux; or il existe pour chaque travée de 3 mètres de hauteur 1*2 mètres de crémaillères et 18 tasseaux si l'on compte une moyenne de 3 tablettes
arec
taKHeau.
Fig. 12. TaRseau.
par mètre de hauteur.
Le système des clavettes est plus pratique que celui des crémaillères, mais le prix de revient peut en être plus élevé ; il est à peu près c*;al, si elles sont faites en fer forjjé ou estampées, tandis que si