‹ Manuel pratique du bibliothécaireChapitre 41 sur 233 · LE MOBILIER DBS BIBLIOTHÈQUES · texte numérisé non relu

LE MOBILIER DBS BIBLIOTHÈQUES

tablettes seraient garnis de velours ou de peluche. L'application des clavelles serait bien préférable aux crémaillères, comme élégance et comme solidité. Enfin, la partie inférieure de ces armoires ou corps de bibliothèque, étant fermée par des portes îi panneaux en bois, servirait à l'usage qui lui plairait.

Nous ne pouvons passer sous silence les meubles pivotants appelés bibliothèques tournantes, le système Terquem en particulier. On peuty loger beaucoup d'ouvrages, de divers formats, — les ouvrages de références, les dictionnaires, les bibliographies, par exemple, — et comme le maniement en est commode, le bibliolhécaire ou l'amateur aurait sous sa main et sans aucun dérangement les livres d'un usage quotidien.

En dehors des rayonnages, il existe dans toute bibliothèque une série de meubles accessoires dont la construction et l'installation doivent être observées de près. Ils seront étudiés dans l'ordre suivant : les comptoirs pour grands in-folio et in-plano reliés ; — les comptoirs pour allas en cartons et les gravures, cartes et plans en feuilles séparées ; — les casiers pour périodiques ; — les meublts pour cartes géographiques collées sur toile et roulées sur baguettes ; — les meubles pour catalogues : boites simples, comptoirs, casiers ; — les meubles pour les registres ; — les armoires pour les livres de réserve ; — les échelles et les escabeaux ; — les monte-charges ; ~ les tables de travail et les chaises ; — les planchettes indicatrices ; — les tables ù atlas et in-folio, les pupitres, les encriers ; — les cartons pour brochures.

Les comptoirs pour loger les in-folio reliés comprennent généralement un corps de mobilier ne s' élevant pas à plus de la hauteur du coude d'un homme i debout (fig. 27), on sorte qu on puisse appuyer sur la table supérieure le ^olumc qu'on relire des casiers On adoplera de préférence la division en casiers espaces de 8 à 10 centimètres ou les \olumes sont placés debout, ahn de pou^Ol^ les retirer plus facilement et aussi pour éMler j qu'ils se couchent les uns sur les aulres ce qui arriverait si le casier n était pas absolu ment rempli. La hauteur de la case dispo '

niblc pour loger les volumes no devra pas être moindre d'un mèlrc, ce qui, avec la plinthe el le dessus, donnera une ha u leur moyenne de 1 m. 15 c. sur le devant, et 1 m. 25 c. h 1 m. 30 c. sur le fond. La table supérieure est. Ié{,'èrcmenl inclinée, avec une arèle sur le bord anlérieur ; les livres ainsi placés ne tombent pas. On peut, si I on veut, utiliser les deux Taccs du casier, mais il serait préférable d'en avoir plusieurs qu'on adosserait si toutefois l'emplacement cl l'éclairage le permettent.

La forme extérieure du meuble pour planches de gra\-uPM séparées, atlas en feuilles, cartes, cartons, seraitàpeudechoseprèsla même ; il y aurait une série de tiroirs horizontaux, mesurant 5 à 10 centimètres de hauteur, dans lesquels on coucherait h plat Ik cartij^ et planches (lig. '28). Pour maintenir les feuilles qui auraient

été roulées, on peut établir, sur les bords des tiroirs, de légers ressorts métalliques qui s 'cm boiteraient exactement dans la rainure (fig. ^)-

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Pour les périodiques en cours de publication et qui doivent toujours se trouver sous la main du personnel, afin d'être communiqués rapidement, le plus simple est d loger dans un casier comprenant une série de divisions suffisantes pour les besoins de l'avenir (iig, 30) ; on peut adapter sur les bords une étiquette mobile portant le titre de la

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[| nous reste à dire comment on placera les caries géographiques.

Dans un grand dépôt, qui en renferme un nombre considérable, on ne peut, pour ainsi dire, adopter aucune '^' iféc "l^oLmobiiiriipdiciitourii. règle fixe. C'est ainsi qu'.'i la Bibliothèque Nationale de Paris elles ont été tour à tour montées sur toiles et sur rouleaux, puis montées sur toile avec pliures multiples et enfin simplement collées sur toile, laissées dans leur entier, sauf certaines exceptions, et placées dans des cartons. Vouloir faire monter toutes les cartes sur baguettes est chose absolument impraticable, puisque certaines d'entre elles mesurent plus de 5 mètres de longueur. Le mieux est de les mcllre en cartons après qu'elles auront été collées sur toile, et le carton prendra rang, une fois qu'il sera rempli, à son numéro d'ordre dans des meubles fi tiroirs mobiles.

Mais comme, dans une bibliothèque universitaire, le nombre des cartes n'est pas grand, on peut faire deux choses : celles qui ne sont pas d'un usage courant et qui aircctent un format unique peuvent cire collées sur toile, pliéos et mises dans des cartons spéciaux et d'une hauteur déterminée ; en un mol on les considérerait

Au contraire, les cartes qui doivent servir pour les cours publics ou privés seraient fixées sur baguettes ; pour les conserver et les avoir plus rapidement sous la main, on pourrait imaginer un meuble spécial dans lequel elles seraient placées.

Il serait utile que ce meuble fût construit de telle sorte qu'on pût, sans déplacer la carte, la consulter rapidement. Or un pupitre, surmonté de tringles rigides avec crans dans lesquels seraient appuyés les axes de la carte, répondrait assez bien à ce desideratum

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81 tou!cA les cartes avaient unirormùmciit la même dimension uoe fois collées, ce qui n'a pas lieu. 11 serait donc préférable d'étendre les caries roulées dans un cadre ù casiers de la forme qu'on voudra lui donner. On pourrait encore les poser sur crochets mobiles iiiés contre une paroi ou dans un cadre.

Le meuble le plus important et le plus nécessaire dans une bibliothèque après les rayonnages, est celui qui est destiné il lo^ les catalogues surcartes ou fiches; le nombre des modèles existantes! varié, mais ou les uns sont trop coûteux, ou les autres sont pres({ue impraticables*. Dans l'instruction du 5 mai 1878, on donne la description suivante de la boite à catalogues :

« La boîte, en bois léfïcr, mesurant environ 25 centimètres sur 25 ccnfimÈtres, est à trois compartiments, contenant chacun une rangée de cartes ayant une saillie d'environ 3 centimètres au dessus des parois. Au fond de chaque compartiment une lame d'acier, formant ressort, maintient les cartes au repos dans la verticale, mais cède en permettant un effort suffisant si on veut ]es consulter. Sur celle boite une grille îi charnières el h fermeture forme couvercle; elle est formée par trois tringletles s'aballant à volonté chacune sur le milieu d'une rangée de cartes, et suffisant à les empêcher de sortir sans un effort extérieur. La fermeture doit être combinée de façon que la boite se ferme par la chute du couvercle et s'ouvre aussi promptemenl que possible. i>

Ce système n'est malheureusement pas d'un usage pratique, ^^^^^^^^^___ surinut avec les tringles rabattues iuremcnt qui gênent pour le maniement des cartes (lî^. 31)- ' En outre, les ressorts placés dans chaque compartiment, touchant le dos des cartes, les usent insen- Fi 31 Bo». t itcb» ■•» (rinviii » siblemcnt et les percent. Il est prénb>t»i>t>r»i£ri<u[. férable do se servir de boîtes divi-

sées en compartiments dans la base desquels circule une tringle

i. Le système Bonnange est asscicn us^c en France, mois surtout dan» IcH administrations; «on prix éleié ne permet ({uère de l'employer dans une grande bibliothèque. En Amtïriquc, on se sert de meubles portatifs de petite dimension, renrermanl une série de tiroirs qui contiennent les cartes.

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'. UOBtUBR DE» BIBLIOTHÈQUES

I rebord en bois monté sur

mobile qui pout être fixée au moyen d'i charnières et fermant à clé (iig. 32).

Pour placer les fiches, on enlève la tringle qu'on remet après coup en la faisant passer au travers des ouvertures faites au bas des fiches.

Les cartes, disposées dans des hoUes placées si table, paraissent résumer le summum d'économie possible

(fig. 33).Maisuncatalog'ue ainsi ~ r.imni..

logé demande une grande étendue en surface. S'il a l'avantage de pouvoir être consulté par plusieurs personnes à la fois, il offre l'inconvénient de se salir rapidement, les cartes se couvrant de poussière. Notre préférence se porterait sur un meuble à tiroirs superposés, dans lesquels les cartes seraient placées avec des tringles mobiles et retenues sur le devant par un rebord à charnières se rabattant et se fixant soit avec une serrure, soit avec des crochets (fig. 34).

11 serait réservé dans le bas du meuble une hauteur de 60 centimètres qui serait aménagée en casiers pour les registres-inventaires et autres (fig. 34). Chacun de ces tiroirs renfermerait trois ou quatre rangées de cartes sur une profondeur de 40 centimètres, ce qui donnerait un total de 2.250 cartes par tiroir ou 53,500 cartes à raison de trois rangs par tiroir ; si la bibliothèque est importante et prend un rapide .développement, un seul meuble ne suffira pas. Dans le cas oii les cartes seraient de plus grand format que celles adoptées

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généralement, il faudrait simplement diminuer le nombre de (iroin ainsi que celui des divisions. A propos de la disposition des cartes

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dans les tiroirs, il serait bon que les fiches débordassent de quelques centimètres les rebords du tiroir ; ensuite qu'il y eût en hauteur asscï de place pour y mettre des liches vedettes qui, h leur tour, surpaS" seraient les premières (fi;;, 35).

A la Bibliothèque Nationale, ou les iiches sont de très petites dimensions, (>cenlimêtressur9centinu'lre#, elles sont placides dans un meuble à tiroirs mobiles dont chacun en contient environ l.-2(lO(fi{î. 3(i\ ICIlesnc sont pas maintenues par des Irin^W ^ ou des traverses quelconques; seule- 1" ment chaque sé])aration se ferme au moyen d'une jalousie à lattes mobiles 'S et qui doit s'élever et s'abaisser par . le fond du meuble. Il parait asseï i tiches devraient Être immobilisées par

se mouvant dans des gli un contrepoids place dan pratique, mais selon nous Ii une tringle'.

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