‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 151 sur 189 · rr.o.' 7 . ir · texte numérisé non relu

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Un angle de rumb répond à 1 1 degrés un quart ; avec la division décimale du cercle , il répondrait à 12 degrés et demi.

Dans l’opinion où l’on était, que la division décimale du cercle deviendrait obligatoire , on avait proposé (ann. de l'an 7 ) , de partager l’horizon en arcs de 1 0 degrés décimaux , ce qui donnerait AO divisions , et permettrait de composer la rose des vents de AO rumbs ; mais il eût fallu , dans ce cas, changer aussi les dénominations des rumbs, et il était à craindre que les timoniers, dont l’instruction surpasse à peine celle des matelots , et qui gouvernent presque machina-

(i) Dans les boussoles à cadran , dont on fait usage sur terre , la iosc des vents est fixe , et tracée sur le cercle même de l’horizon , dont les degrés sont marqués 0 au nord et nu sud, et 90 ix l’est et à. l’ouest.

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lement, d'après des ordres qu’il faut exécuter à la minute, ne pussent pas aisément sc prêter à ces changemens. N’était-ce pas d’ailleurs un moyen assuré de ne pas s’entendre avec les navigateurs des autres nations? Fleurieu s’explique ainsi dans son Traité sur l’application du système métrique à la navigation , tome h du Voyage autour du monde , par Marchand : <t Sans doute il faut diviser tout par 10 , lorsqu’on le peut sans inconvénient ; mais on pourrait dire à celui qui , par attachement au système décimal , s’opposerait à la conservation des 32 rumbs : Ordonnez donc à la terre de faire tous les ans À00 révolutions sur son axe , pour que l’année puisse aussi se diviser en 10 mois, et le jour répondre exactement à un degré. » On a senti depuis ce temps que , le but de la réformation des poids et mesures étant de les rendre uniformes , il n’y avait pas de motif pour donner à la boussole un autre mode de division, que celui qui est uniformément suivi par les marins de toutes les nations.

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Le loch est un triangle de bois , portant À sa base un poids , qui le fait enfoncer verticalement dans l’eau. Au sommet de ce triangle est attachée une longue cordé j di-

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visée en intervalles de A7 pieds 7. chacun , longueur de la 120 e partie du mille marin :

ces intervalles sont appelés nœuds , parce que chaque division est indiquée par un petit bout de ficelle portant autant de nœuds ' qu’il a été filé d’intervalles. Lorsqu’on veut mesurer le sillage eu la vitesse du vaisseau, on .jette la machine à l’eau, où elle reste stationnaire, la corde se déroulant à mesure que le vaisseau s’éloigne. On observe * combien le vaisseau parcourt d’intervalles pendant une demi-minute, qui est également la 120” partie d’une heure, et l’on en conclut que le vaisseau parcourt autant de milles par heure , qu’il a passé de nœuds pendant l’observation. La demi-minute se mesure à l’horloge de sable, ou ampoulette , dont la durée est exactement de 30 secondes.

Lorsqu’on croyait pouvoir soumettre le iemps à la division décimale, et partager le jour en 10 heures, l’heure en 100 minutes, on avait proposé ( ann . de Van 7) , de régler l’ampoulette à A0 secondes de temps décimal, et de diviser la ligne de loch en intervalles ou nœuds de 10 mètres ou 1 décamètre; dans ce système , chaque nœud filé en A0 secondes aurait répondu à 2 kilom. 5 par heure décimale.

On voit que l’opération aurait été beaucoup moins simple que le mode actuellement empolyé , d’après lequel on compte ,

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sans fraction ni calcul, autant de milles que de noeuds. La division décimale du temps ayant été abandonnée, il n’y a plus lieu de changer la durée de l’observation ni la longueur des intervalles. Si l’on veut appliquer le mètre ou le pied usuel à la mesure de ''intervalle ou nœud, il faudra, pour qu’il continue d’être la 120 e partie du mille, lu donner 15 mêtr. A32 de longueur.

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Les Français mesurent la profondeur de l’eau ou hauteur du fond , avec une ligne de sonde, divisée en brasses de 5 pieds: l’indication des ditférentes profondeurs ou hauteurs de fond sur les cartes hydrographiques 'se nomme brassiage. Le nom de brasse vient •originairement de ce que les patrons de barques, qui n’y regardent pas de si près, ont pris pour division de la ligne de sonde , la longueur des 2 bras étendus.

Pour subordonner tout au système décimal , on avait proposé de fixer la division de la ligne de sonde à 2 mètres. Fleurieu remarque, dans l’ouvrage déjà cité, qu’en adoptant cette nouvelle mesure, nous perdrions l’avantage résultant dc.ee que notre brassiage a pour élément une mesure plus petite que celui des autres nations maritimes. Nous pouvons nous servir avec sécu-

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rité des cartes où les profondeurs de l’eau sont exprimée*! d’après leurs mesures, en prenant pour des brasses de France, les nombres écrits sur ces caries , parce que nous avons la certitude , quelque mesure qu’indiquent ces chiffres, de trouver toujours plus d’eau sous la quille, que n’en donnerait le même nombre de brasses françaises. Notre brassiage gagne en effet 3 centièmes sur la braza des Espagnols , un 8° sur le fàthom des Anglais, un 6° sur le vaam des Hollandais, un 10 e sur le famnar des Suédois, un 6* sur le fann des Danois, 1 tiers sur la sagene des Russes, et 19 centièmes sur le puu des Chinois; parce que ces mesures sont égales à G pieds de chacun de ces pays, et que la longueur de ces pieds excède partout celle de 5 anciens pieds de France, dans les proportions indiquées.

Fleurieu pensait que l’on pourrait conserver le même avantage, en divisant la ligne de sonde, de mètre en mètre. «11 suffira, disait-il, quand on fera usage d’une carte étrangère, de compter une moitié en sus du nombre de brasses indiqué , et d’ajouter à la somme une unité pour chaque dizaine de brasses, pour avoir, avec une approximation suffisante, le nombre de mètres correspondant à celui des brasses. »

Toute opération de calcul pouvant donner lieu à quelque erreur, lorsqu’elle est

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