‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 188 sur 189 · DIVERSES APPLICATIONS · texte numérisé non relu

DIVERSES APPLICATIONS

somme à répartir, et la diviser par celle qui doit.servir de base à la répartition ; s’il y a des 'centimes aux 2 sommes , il faut de même ajouter 2 zéros au dividende ; s’il n'y a de centimes qu’au dividende , la division se fait sans ajouter de zéros; s’il n’y en a qu’au diviseur, il faut ajouter au dividende 4 zéros au lieu de 2 ; et*, dans tous les cas , opérer sans égard au point. Le quotient indiquera le nombre de centimes à répartir.

Si l’on a besoin d’une plus grande précision , on continuera la division , eq ajoutant 1 , 2 ou 3 zéros ,\ suivant que l’on voudra avoir des dixièmes, centièmes ou millièmes de centime.

4-t-on , par exemple, à répartir, réimposer ou distribuer une somme de 6578 fr.

64 c. sur un rôle ou entre une masse de 27273 fr. 12 c., ajoutez 2 zéros à la somme à répartir , et divisez 65786400 par 2727312; le quotient donnera 24 c. par franc , ou 24 fr. pour 100 fr. Si l’on veut plus de précision , on ajoutera 2 zéros de plus , et le résultat sera 24 fr. 12 c. par 100 fr. ou 24 centimes 12 centièmes par franc.

Ces opérations, qui se faisaient autrefois à raison de tant de deniers par livre, étaient difficiles , et exigeaient des calculs compli- . qués ; l’usage du calcul décimal , et la nouvelle division des monnaies les ont extrêmement simplifiées.

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§ A. Taux commun ou prix moyen.

Après avoir évalué , dans chaque commune , le revenu par hectare des différentes classes de chaque nature de propriété, si Ton désire en fixer le taux commun dévaluation , il ne suffit pas , ainsi qu’on le pratique souvent , d’additionner les évaluations arrêtées pour chaque classe , et de diviser la somme par le nombre des classes ; il faut multiplier le nombre d’hectares de chaque classe, par le prix auquel on l’a évaluée, et diviser ensuite le total des produits par le total des hectares. L’exemple suivant suffira pour en faire sentir la raison. Soit 1200 hectares de terres labourables, ainsi distribuées : *

4 re Classe , 860 hect. à 80 fr. l’heet. 10800 fr.

Toïal. . . 1200 hect. 23760

En divisant le total des produits par le total des hectares , le taux commun de ce£ 1200 hectares sera de 19 fr. 80 c.; tandis qu'en divisant par S la somme des trois prix d’évaluation , on trouve 22 fr. , çè qui est évidemment trop fort, puisque 1200 hectares à ce prix donn eraient 26A00 fr.

De même , si l’on veut connaître ou déterminer le prix moyen des marchandises»

le cours des grains , etc. , il ne suffit pas de

Ao8 Divtàsss Xppiications.

prendre le terme moyen entre e prix le plus élevé et ïc prix le plus bas : il faut calculer lo produit des quantités de kilogrammes ou hectolitres vendues à chaque prix, et diviser le produit total , par le nombre total des kilogrammes ou hectolitres. Si l’on faisait autrement , il suffirait à la malveillance ou à la cupidité de simuler la vente d'une quantité même très-fàible, à un prix élevé, pour faire monte* le cours dans une proportion qui pourrait être considérable.

Cette règle, qu’en arithmétique on nomme règle d' allictge , sert à faire connaître le prix moyen , qui doit résulter des différens prix de liqueurs , grains, métaux , etc. -, que l’on aurait mêlés ou fondus, pour en former une qualité moyenne. • • • jf

§ B. Contributions indirectes , Octrois , etc.

Si les droits sont établis d’après la valeur des objets déclarés , il faut , pour connaître la somme à percevoir, recourir à la règle du centime par franc 9 ciiàe\.pag. A5A. Ainsi le droit sur les objets dont il s’agit étant, par exemple , de 16 centimes par franc de leur valeur, si cette valeur est de 45 fr. 60 , il faut multiplier 45.60 par 16, et avancer le poiqt de 2 chiffres ; le droit à payer est 7 fr. 30.

Si les droits se perçoivent d’après le

DV G ALCUE DÉCIMAL.

poids, le nombre ou la contenance , à raison de tant par cent , par quintal, par Iiccvtolitre , etc. , ~c’est .par la multiplication qu’on détermine la somme à payer pour une quantité donnée. D’après les règles du calcul décimal , la multiplication 1 se fait sans égard au point décimal, en servant seulement de séparer au pro autant de décimales qu’il y en a multiplicande qu’au multiplicateur , < trouve plus de 2 décimales au prôdip; supprime le surplus, en augmentant d’un le dernier chiffre , lorsque les chiffra» feup-r primés ne sont pas des zéros. u : : i - L '

* > -n : V ji ». i • W

Exemp les :

A0 cent, par heçtoUtre 9: É , . j , multipliez 3772 par 40, produit Î&O wy droit est de 15*/r: 00.. , . *~ Lk , ii .

2° Pour le droit de 42 fr.parquintàl , Sur 15$ quint.' 12; multipliez 15912 par 12, produit 190944; la somme à payer est dç 1900- francs 44 centimes. ; rV.

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