ANESTHÉSIE LOCALE W
ver : l’analgésie obstétricale demande beaucoup de patience et de soin pour être bien faite.
Il faudra constamment surveiller la sensibilité cutanée et si elle venait à s’émousser interrompre la chloroformisation (1).
Anesthésie hypnotique. — C’est un moyen curieux, mais infidèle, qui ne réussit que chez les grandes hypnotiques, ou à la suite d’un entraînement hypnotique long, difficile, et non sans danger.
Anesthésie locale à la cocaïne. — - L’anesthésie locale peut être faite à l’aide de badigeonnages ou d’injections; ces deux moyens s’associent. Le badigeonnage est indiqué surtout contre les douleurs de dilatation du col et de distension du vagin, les injections pour calmer les douleurs d’expulsion vulvaire.
Le badigeonnage, répété plusieurs fois sur le col et le vagin, se fait avec une solution aqueuse de chlorhydrate de cocaïne à 4 p. 100. Il faut dans ces cas s’abstenir d’injections au sublimé qui décomposent les alcaloïdes; ce serait là, d’après Doléris, l’unique cause des insuccès (2).
Contre les dernières douleurs, on fait 5 à 10 minutes avant l’expulsion de la tête, dans chaque lèvre, près de la lourchette, une injection d’une demi-seringue de Pravaz de la même solution aqueuse de cocaïne (3).
(1) Voir Drouet. De l'analgésie chloroformique dans les accouchements naturels.
(2) Doléris et Dubois. De l’analgésie des voies génitales par l’application locale de la cocaïne pendant le travail de l'accouchement {Académie de médecine , 1886).
(3) Auvard et Secheyron se servent d’une solution un peu plus forte, o p. 100. Bien d’autres moyens ont été proposés. Voir Pinard. De l’action comparée du chloroforme, du chloral, de l’opinm et de la morphine chez la femme en travail {Th. agrég., 1878); Labarraque {Gaz. obstétr., 1878); Chaigneau {Th., Paris, 1890, n° 173).
Le bromure d’éthyle a dans ces derniers temps été fortement recommandé.
PREMIÈRE SECTION