S5S ACCOUCHEMENT FORCÉ
Nous rappellerons ici synlhéliqitemeot les indications. Ces indications sont: A. D'ordre général; B. D'ordre
particnlier.
A. Indication générale. — Le forceps est, d'une façon g£nérale, indiqué lorsque, pendant le trnvail, un danger imminent menace soit la mère, soit le Cœlus et qu'il y a urgence à terminer rapidement raccouchement,
B. /ndications parliculières, maternelles on fœtales. — Lea iodicaliona du forceps fournies par la m^re, sont, les unes, assez rares : ce sont des accidents brusques, comme des hémorragies utérines considérables, une syncope prolongée, la rupture utérine, l'éclampsie.des accidents cardiopulmonaires aigus; les autres, plus fréquentes, forment les indications courantes des applications : la lenteur du travail, l'inertie utérine, la résistance du périnée (mais bien moins qu'autrelois). un défaut dans le mécanisme de l'accouchement, le défaut ou l'esagération de flesîon dans le sommet, toutes les postérieures qui ne tournent pas, ou les positions antérieures à rotation en arrière (occipiloeacrées), enfin certains cas de rétrécissements du bassin. Les indications fœtales se tirent de l'état de vitalité de Teofant qu'on apprécie à l'étal des battements du cceur..
Paasifaie, — Il faut que le col utérin soit dilaCé on di' latable.
1° On doit s'assurer avec soin de l'état de dilatation de l'orifice, en trouver le rebord qu'on attirera avec le bout do doigt recourbé et, à travers l'orifice dilaté, on sent la partie fœtale. On a ^-u, en effet, prendre les culs-de-sac pour la cavilé utérine, y pousser le bec du forceps et les déchirer. On peut encore, si on n'a pas senti le rebord du col, croire, lorsque l'utérus est aminci au point qu'au travers do segment inièrieur on sent très bien la partie fœlale, à une dilatation qui n'esisie pas, et faire une application sur l'utérus,
2° Dans quelques cas, la dilatation naturelle ne se fait jamais complètement, mais l'orifice est gros, souple et sa laisse dilater arlificiellement : il est dilntable. Cet état parlicnlier du col s'observe lors de rupture prématurée dea
CONDUITE A TENIR AVANT L'APPLICATIOlf 359
membranes, dans les rétrécissements du bassin, où les causes mécaniques de la dilatation utérine sont contrariées. On peut dilater l'orifice avec les doigts, ou se servir du dilatateur à branches divergentes, dont l'écartement est graduellement amené grâce à l'action d'un élastique (1).
3"^ 11 faut que les membranes soient rompues. La poche des eaux étant glissante, le forceps déraperait et on s'exposerait de plus à avoir des décollements du placenta.
4° Le bassin ne doit pas être trop rétréci, — Au-dessous de 7 4/2 le forceps ne donne rien et à 7 1/2, les résultats sont très problématiques. C'est surtout à partir de 9 centimètres qu'on l'utilisera pour terminer Taccouchement.
4° La présentation doit être un sommet fléchi où défléchi, très exceptionnellement peut-on l'appliquer sur un siège, jamais sur une épaule.
Conduite à tenir avant l'application. — L'application de
forceps étant décidée, on prévient l'opérée en la rassurant; du reste, c'est souvent elle qui la demande.
On se prémunit d'aides sûrs, et si l'on n'a pas à sa disposition une sage-femme ou un médecin, l'on en choisit un qui doit servir d'aide principal et à qui l'on explique son rôle et le nom des instruments dont on se sert; on lui fera particulièrement comprendre la signification de chacune des branches du forceps : branche à pivot, branche à mortaise.
Cet aide devra être particulièrement propre et antiseptisé.
On aura des lumières en nombre plus que suffisant si l'on agit pendant la nuit.
Le lit, pas trop haut, sera écarté du mur pour qu'on puisse circuler tout autour ; il faut qu'il n'enfonce pas et sur le bord — face à l'opérateur — on le garnira de plusieurs draps plies en double qui formeront un plan solide sous les ischions et relèveront le bassin. Devant le lit on fera mettre un drap pour que les pieds de l'accoucheur ne glissent pas.
(1) Paul Dubois avait inventé un petit forceps pour pouvoir terminer raccouchement avant la dilatation complète du coi; il l'appliqua trois fois et chaque fois s'en repentit.
3M ACCOUCIlEllEM FÛRCS ^^
AuprËs du lit on aura ua guéridon ou un si&ge recouvert d'une serviette propre, sur laquelle on étendra une compresse antiseptique mouillée. C'qsI là dans une cuvette aseptique qu'on placera son forceps.
On préparera enfin tous les instruments et appareils dont on peut avoir besoin, et dont on fera la toilette antiseptique.
1° Le furcepsqui sera désarticulé; les branches de traction seront relevées, le tracteur mis à part, 11 faut bien s'assurer que le pivot dévissé laisse pénétrer l'encoche et que la mortaise mobile du tracteur fonctionne bien.
Le forceps sera flambé; pour ce faire, on enduit bien le forceps d'alcool, en en versant dessus, puis on y met le feu. Le forceps est de plus ainsi chauffé ; s'il l'était insuflisamment on le tremperait dans une solution antiseptique chaude ; il importe d'éviter à la femme la sensation de froid qui provoquerait des mouvements réaclioniiols il ne faut pas non plus qu'il soit trop brûlant; qu'on n'oublie pas qu'il s'écoule un certain temps, entre cette précaution et l'application temps pendant lequel il se refroidit. On oindra de vaseline la face externe dos cuillers, mais la face externe seule.
2° Une sonde vésicale en verre et une autre molle, une sonde intra-utérine.
3° On aura de l'eau bouillie en abondance, maïntenoe h 45 degrés, des solutions antiseptiques, un appareil i irrigation, de quoi pratiquer une injection de sérum artificiel, des objets de pansement, etc.
-i" Tout ce qu'il faut pour faire une restauration péfi- Déale.
L'on fait alors la toilette antiseptique de la femme, Uv»ges externes, injections. On veille de même à l'antisepsie des aides quand on n'en est pas sûr, puis on prncède à sa propre toilette, nettoyant non seulement ses mains, maisse^ avant-bras jusqu'au-dessus du coude.
On donne ses dernières instructions précises et l'on place la (emme dans la position nbstélrii'ale, le siège sur le bord du lit et deuï aides tenant les cuisses; un Iroisiémc