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APPLICATIONS SUR LE SOMMET AU DÉTROIT SUPÉRIEUR

L'application au détroit supérieur est une opération incertaine dans ses résultats. Ses indications tendent à disparaître, nous en avons, ailleurs, donné les raisons.

Théorie. — La situation ordinaire de la tète retenae au détroit supérieur, dans le cas de rétrécissement du bassin est celle-ci : tête peu fléchie, en position transversale, couchée sur le pariétal antérieur qui repose sur la partie antérieure de la ceinture pelvienne qu'il déborde : tête asynclytique. Cette dernière disposition est parfois tellement accentuée et ûxe, qu'il est nécessaire, au préalable, de la corriger; c'est le rôle du double-levier de Tarnier.

La prise de la tête doit être une prise directe, et se faire Juivant le diamètre pariéto-malaire (Pinard). Cette prise permet le mieux d'obtenir :

1** Le redressement de la tête ;

t" Sa flexion ;

3* Sa réduction.

OGGIPITU GÂUGHii: TRANSVERSALE 375

II en résulte que les cuillères doivent être Tune derrière la symphyse, l'autre devaot le promontoire

Cette application théoriquement la meilleure, doit être pratiquement réalisée, ainsi que Pinard Ta démontré.

■aaiiei •pérmtoire. — Il s'a^t en somme d'une position transversale an détroit supérieur.

On peut avoir une :

Occipito gauche |

ou une > transversale.

Occipito droite )

Si les règles d'application particulière varient, les règles générales sont les mêmes ; aussi décrirons-nous en détail rO. I. G. t. supérieure, et nouB ne ferons que iormuler Tapplication 0. 1. D. t supérieure.

Occipito gauche transversale

(▲C DtTBOIT SUPÉBBCB)

Rèc^ ^tÊÊétraê^. — Branche gauche, tenue de la main gauche guidée par la main droite introduite la première — placée en arrière très haut dépassant le promontoire. Branche droite, tenue de la main droite guidée par la main gauche^ la seconde — en avant, très haut, jusqu'à ce que fencoche soit dans le vagin. Extraction en deux temps : traction lente et Longue^ très en arrière jusqu'au niveau du plancher perinéaL Rotation de fojçon à tourner le tenon du forceps en haut.

La malade doit être snr on plan éleré. sinon Taccoucheur est obligé de se courber et de mettre un çenou en terre.

Branche gauche. — La main gauche pénètre dans le col, rencontre la tête, la Boolère du bout des doiglb, la iail glisser dans sa main qni monte en rampant but la burlac€' céphaliqne, et qni ne s'arrête que lorsque elle a déjiassé i<* promontoire, qu'elle empaume et dépasse du bout de la main rextrémité céphalique, dont la calotte repose sur k poignet.

376 ACCOLCIiE-llEST FORCE

Alors! la main se recourbant ï, embrassant tout le cûtâ de la tète tourné en arriére, en recourbant l'indei et le médius par-dessus le sous-occiput pourra aisémenl compléter la flexion (Farabeuf-Varnier).

Elle se place et se fixe ensuite au niveau de la région pariéto-nnalaire. La cuillère est alors conduite snr l'avanlbras el sur la main qu'elle rase de sa pointe et dont elle suit avec docilité le rail directeur. La branche, pour cela, d'abord presque verticalement tenue est abaiisée de plus en plus; lorsqu'elle arrive au niveau du promontoire, elle éprouve de la difficulté à avancer; alors la main conductrice se retire, tandis que la cuillère est poussée en baissant considérablement le maoche; elle prend la place de la main. On éprouve une certaine difficulté, puis une sensation de ressaut et de soulagement et la branche monte toute seule.

Le manche disposé de champ appuie sur la fourchette.

Branche droite. — C'est ici surlout qu'il faut mettre genou en terre, être très rapproché de la malade, presque sous son siège.

On n'essaye pas de passer directement devant la têle on fait un détour.

La main gauche se dirige en haut et en arrière au cAtè opposé à la position — eu arrière et à droite — et arrive jusqu'au niveau de l'arcade sourcilière qu'il sent du bout des doigts.

Le placement de la cuillère comporte deux temps :

Premier temps. — La cuillère suivant la main conductrice arrive jusqu'au niveau du col et le dépasse : il ne faut s'arrêter que lorsqu'on en a une sensation de ressaut, el qu'on a la conscience de la liberté du bec qui peut basculer dans le vide, ce dont on s'assure par de petits mouvements d'élévation du manche.

Deuxième temps. — 11 faut mettre en bonne place la cuillère, et la pousser de droite à gauche. Pour ce faire, saisissant le manche à pleines mains, on le lord, en l( poussant de droite à gauche, jusqu'à ce qu'il soit disposé de champ, le crochet en bas, et qu'il appuie sur la fourchette: quelquefois cet abaissement, dû à ce que la cuillère esl

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